‹ Contribution à l'Étude de la Vaccination associée antityphoparatyphodiphéritériqueChapitre 11 sur 25 · DORE TS · texte numérisé non relu

DORE TS

nai à

LAN SNA no Lac

shoot nation, À autre en décembre chez un ancien soldai non vacciné, { autre en janvier 1932 chez une jeune recrue non vaccinée, puis 3 en février chez des non vaccinés dont 2 anciens soldats.

Une deuxième vaccination en avril 1932 semble juguler

l'infection.

2e Régiment d’Artillerie à Grenoble (Graphique ne 14).

Quinze cas en 1930 et 13 cas déjà avant la vaccination du contingent d'octobre 1931.

Encore 3 cas en novembre et décembre chez des non vaccinés et 5 cas en janvier d’où la deuxième vaccination les 6 et 26 mai et le 10 juin 1932.

On note cependant encore 1 cas, le 11 mai, chez une jeune recrue, après la première injection et 1 cas en août : chez un ancien soldat vacciné complètement en octobre

3e Régiment de Zouaves à Constantine (Graphique n° 15).

La vaccination est pratiquée le 49 novembre et les 4 et 15 décembre 1931, car on comptait déjà 11 cas en octobre 1931 lors qu'en 1930 il y avait eu 8 cas en tout. On ne note plus que 2 cas jusqu'à l'incorporation suivante, l’un chez un vacciné à 2 injections et l’autre chez un homme ayant reçu irrégulièrement ses 3 injections. On vaccine le contingent d'avril 1932.

Résultats : À cas le 24 juin chez un vacciné à 2 injections, 1 en septembre chez un non vacciné, 4 en octobre

chez un vacciné en avril 1932.

AE

3e Régiment de Chasseurs d'Afrique à Constantine

(Graphique n° 16).

Avant les vaccinations on comptait 11 cas en 1930 et 26 jusqu’en octobre 1931 dont 10 pour le seul mois de juillet.

Trois nouveaux cas apparaissent pendant la vaccination pratiquée le 16 novembre et les 5 et 19 décembre 1931. .

Poussée de 7 eas en janvier, { cas en février, d’où la deuxième vaccination lors de l’arrivée du contingent d'avril 1932. ° |

Résultats : 1 cas en juillet et 1 en août chez d’anciens

soldats non vaccinés.

11e Bataillon de Chasseurs alpins à Gap (Graphique n° 17).

Il y avait déjà 20 cas de diphtérie lors de l’incorporation d'octobre en 1931.

La vaccination a lieu en novembre et décembre.

On enregistre encore et pourtant : 4 cas en octobre, 3 en novembre, 4 en décembre, 1 en janvier et 1 en février.

La deuxième vaccination, effectuée en avril 1932, semble plus heureuse puisqu'on ne note plus que 3 cas en juin.

1592 Bataillon d'Infanterie à Briançon (Graphique n° 18).

La vaccination est décidée pour l'incorporation d'octobre 1951, car de juillet à octobre 9 cas éclatent.

‘(epuo$or ame) surdpe sinosseyo op uorreeq , IT : den — : oU HAÔÜIHAVU b I INDE UT HP SPEUOITETEES ET D LT D

"(puo$or euro) enbuy p SAN9SSEU9 9p FUeWIS9I 8€ : QUTUEISUOT) — "YF où HADIHAVHL)

"(Cpu9$89T eue) soaenoz 2P JUOUISAI $C : OUTUEISUOT) — ‘CT où 4n0IHavur)

PNA N abse

Pourtant il y a encore 3 Cas en octobre, 2 en novembre, 3 en décembre, 6 en janvier 1932, 2 en février, 3 en mars et 1 en avril.

Et même après la deuxième vaccination, faite en avril 1932, il est possible de noter 5 cas en mai, 4 en juin, {en

juillet et 1 en août.

3e Régiment de Hussards à Strasbourg (Graphique n° 19).

19 cas en 1931 dont 10 en juin et 6 en juillet, puis 6 cas de janvier à avril 1932, justifient la vaccination de mai 1932,

Résultats : 9 cas en mai avant la vaccination, 4 en juin chez des non vaccinés, 3 en juillet, autant en août, 2 en

septembre.

11e Régiment de Cuirassiers à Paris (Graphique n° 20).

Le bilan de l’endémie étant le suivant : 27 cas en 1930, 18 en 1931, 23 à l'incorporation d'avril 1932, on décide sans plus tarder la vaccination.

On ne note plus alors, jusqu’à l’arrivée du contingent d'octobre, que 8 cas, et chez des non vaccinés : 2 en mai, 5 en juin, {1 en septembre.

L'étude de ces 20 observations, empruntées à M. le médecin général inspecteur Dopter montre déjà de façon suffisante que l’anatoxine diphtérique, titrant 10 unités anatoxiques par centimètre cube — anatoxine utilisée alors — associéejau vaccin T. A. B.

"(pusSor oN) stoissermo 2p juounBoi LE ? SHEA — ‘OX où HNDIHAVUL) ‘(epuoSor owet) spressuy op juow89i 6€ : SInOSEIS — ‘GI où aADIHAVUL)

"(2pU9$9] WIN) 2Hoqueur p RES a6GT : UOÏUBUY — SJ ou or

PAAERERESCL ENTREE RE FREE PEUR A TPS MS NNNS FE

EE Ann

chauffé, en 3 injections respectivement de 1/2, x et 1 1/2 cmc. soit, au total, 30 unités anatoxiques, conférait à un sujet réceptif l’immunité dont il était dépourvu dans un nombre impressionnant de cas. M. le médecin général Dopter signale, en octobre 1932, 20 cas seulement de diphtérie, survenus de un à huit mois après la troisième injection, sur 15.126 vaccinés de façon régulière soit 1,32 %o.

L. Martin, Loiseau et Laffaille utilisant la technique de Rômer, Ramon et Debré, d’autre part, avaient, dosant l’antitoxine dans le sang des vaccinés, montré qu’avec cette technique 5 à 6 % seulement des vaccinés restaient susceptibles de contracter la diphtérie.

Etait-il possible de perfectionner la méthode?

Certains auteurs pensèrent alors à augmenter la dose d’antitoxine injectée et firent 4 injections au lieu de 3.

L. Martin, Loiseau et Laffaille à l’école primaire départementale de Vitry, Robert Debré, G. Ramon, M. et G. Mozer et Mlle Prieur à l’hôpital maritime de Berck, Poulain à Saint-Etienne, obtinrent, grâce à cette méthode, de très intéressants résultats.

Poulain, pratiquant 2875 vaccinations à 2 ou 3 injections, soit 25 ou 30 unités anatoxiques, note 8 diphtéries ; il n’en observe aucune après 3 ou 4 injections, ce qui représente 40 à 5o unités anatoxiques.

Ce procédé était donc bon mais difficilement applicable, dans l’armée du fait de la perte de temps qu'il

PR

entraîne, dans la pratique civile carles parents consentent difficilement à conduire quatre fois leur enfant au médecin qui le vaccine.

Plus pratique aurait été alors l’espacement des vaccinations proposé en 1924 par Ramon.

Mais ne pouvait-on pas accroître le nombre d’unités anatoxiques injectées sans augmenter le nombre des injections ?

Un essai fut fait sur deux groupes d'enfants : après 2 injections de o cmc. 5 et 1 cmc. d’une anatoxine ütrant 5 et 7 unités il y avait 80 % de réactions de Schick négatives alors que dans un autre groupe vacciné de la même façon mais avec des échantillons d’anatoxine titrant 12 et 15 unités la réaction deSchick était négative dans 95 % des cas.

Il existe donc une relation étroite entre la valeur en unités anatoxiques de l’antitoxine injectée et le pourcentage des sujets immunisés.

Cent quarante-deux enfants à Schick positif, vaccinés avec une anatoxine titrant 16 unités anatoxiques, en 3 doses de 1 cmc., 2 cmc., et encore 2 cmc., soit 80 unités ou en 3 doses de 1 cmc., 1 emc., et 2 cmc., soit 64 unités, furent tous immunisés.

Ramon et Mélis vaccinèrent, sans Schick préalable, 295 enfants, de cinq à douze ans, avec 2 injections de 1 cmc. et 1 cmc. 1/2, faites à trois semaines d'intervalle; avec une anatoxine titrant 16 unités. Quinze jours après la dernière injection il n’y avait plus que 4 réactions de Schick positives. Trois semaines plus tard, il n’en restait qu’une.

0 ee

G. Sée vaccina 355 enfants « Schick positifs > avec une anatoxine titrant en moyenne 25 unités au centimètre cube. Il fit » injections de 1 cmc. puis 2 cmcC., soit 75 unités, à trois semaines d’intervalle.

Trois semaines après la deuxième injection, il y avait déjà 349 réactions de Schick négatives — 5 semaines après, il y en avait 353. Le pourcentage d'individus immunisés était donc de 99,44 %.

Ces trois séries de vaccinations, et d’autres sem— blables, devaient intéresser au plus haut point le service de santé de l’armée toujours pris entre la nécessité de bien protéger les recrues contre la contagion et celle de les laisser le plus tôt possible aux mains des instructeurs.

M. le Médecin général Inspecteur Dopter fit utiliser cette méthode au :

6e Régiment de Dragons à Vincennes (Graphique n°921).

I y avait dans ce régiment 41 cas de diphtérie en 1930, 12 avant avril en 1931, aussi avait-on vacciné à 3 injec-

tions, avec une anatoxine titrant 10 unités, le contingent d'avril 1931.

Dix-sept nouveaux cas étant survenus avant octobre 1931 on décide alors de pratiquer une deuxième vaccination mais avec un mélange de T. A. B. chauffé et d’une anatoxine titrant 15 unités.

Le 9 novembre 1931, 177 sujets réceptifs reçoivent 1/2 emc. de T. A.B. et 1 cmc. d'anatoxine. Vingt jours

“(epu2$9r SW) Spivssny 2p jUoWI891 6p : FONOQUEM — ‘SG où ANŸÜIHAVUr)

891 99 : SOUUQOUIA — ‘]

99 G où ANÜIHAVUL)

‘(opu9$9T oWeIt) suoSrAIp 9p jou

æe = FA Ÿ HS

RL CREER DEEE LR ORNE IPS TRREnA"à 7 "SERRE | NPRANER 7 1 NSSEFMES RERILLIS HT DDR EE TR Re # REIERNA DA ER UE M CI

TE ÉD m st— à |

1 ue RU après, le 1er décembre, 148 seulement peuvent recevoir 1 cmc. des 2 vaccins.

Résultats : 3 cas en novembre dont un juste après la première injection, 1 en décembre, 1 le 4e: janvier 1932, un mois après la vaccination, et 1 en février chez un non vacciné.

En avril 1932 on revient à l’ancien mode de vaccination.

Un prélèvement de sang fut pratiqué le 7 janvier 1932, donc trente sept jours après la vaccination, chez 40 vaccinés, et un autre le 26 janvier, donc cinquante-six jours après la vaccination, chez 11 autres vaccinés, ceci pour mesurer le taux d’antitoxine dans le sérum sanguin.

Chez ces 51 sujets qui avaient reçu 30 unités anatoxiques mais en 2 injections, Ramon n’a pas noté un seul taux d’antitoxine inférieur à 1/30 d’unité : tous étaient vaccinés.

Chez 5 % d’entre eux, le taux d’antitoxine avoisinait 1/10 d'unité au centimètre cube, chez 35 il était compris entre 1/10 et l'unité, chez 60 % il était supérieur à l'unité,

atteignant 20, 30 et même 40 unités.

Cette méthode était donc à préconiser et dès octo— bre 1932 la vaccination était pratiquée dans les régiments en faisant deux injections d’une anatoxine ütrant 15 unités au centimètre cube.

En octobre 1933 ce taux a été élevé à 20 unités :

Dès octobre 1932 tous les régiments bénéficièrent de la vaccination associée ainsi conçue aux deux incorporations.

L'étude des régiments déjà considérés va nous montrer la valeur de cette méthode.

2 Régiment de Zouaves à Oudjda (Graphique n° 4).

En décembre 1932, 4 cas dont deux chez d'anciens soldats non vaccinés car « Schick négatifs », un chez un non vacciné el un chez un vacciné en mai 1932.

En 1933 aucun cas jusqu’à la dissolution du régiment. / 9 Régiment de Cuirassiers à Lyon (Graphique n° 2)

En 1932, 1 cas le 31 octobre chez un jeune soldat non encore vacciné, 1 le 12 novembre dans les mêmes conditions, { le 24 novembre après la première injection, { le 29 novembre chez un jeune soldat non vacciné car son Schick était négatif, 1 le 14 décembre, chez un ancien soldat absent lors de la vaccination, 1 le 16 décembre six jours après la deuxième injection, 4 le 20 décembre dix jours après la deuxième injection.

En 1933, 1 cas le 6 janvier chez un jeune soldat non vacciné car sa réaction de Schick était négative, 1 cas le 26 février chez un vacciné à 3 injections en mai 1932, 1 le 2 mars chez un vacciné à 2 injections en novembre 1932, 1 le 11 avril chez un jeune soldat non vacciné:

En mai 1933, 1 cas avant la vaccination.

Puis plus 1 cas jusqu'au 30 avril 1934 encore avant la vaccination et depuis plus rien.

Page 1