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—— Sa consistance fluide permet l'emploi d’aiguilles fines
— l'expérience semble confirmer qu’il constitue un progrès
- intéressant dans le traitement sclérosant des varices ;
—— 57 malades sont ensuite relevés sur une statistique, les
- malades ont reçu 5 injections en moyenne d’oléate de monoe-
thanolamine. Ces 5 injections ont suffit à obtenir la sclérose complète. La présentation du tableau suivant montre le nombre de succès, échecs, cas douteux, accidents rapportés au nombre d’injections
Nombre Malades d’injections Succès Echecs Douteux Accidents
9 29 18 3 8 12 63 43 6 14 28 | 130 90 12 EDS néant 8. 56 3) 8 ir) DZ 278 186 29 63 Le nombre d'accidents constatés a été nul. — Ces résultats
rejoignent les publications de GLASER, qui n’a observé aucun incident avec 550 injections.
Ces résultats montrent que le nombre d'échecs est minime.
On peut donc dire, en combinant les résultats des statistiques de MEYER que nous avons donnés au début de ce travail et celles de TESSLER, que l’oléate de monoethanolamine demande en moyenne cinq injections lde 2 cm* dans les cas moyens, beaucoup plus dans les très grosses varices où dans les récidives, ainsi que nous le verrons plus loin.
Dans 9 cas sur 10, l'injection est efficace. On chtient avec une injection de 2 em* une sclérose de 5 cm de ‘longueur environ.
Nous nous proposons pour terminer cet exposé de citer quelques observations intéressantes : deux concernant les cas faciles, pour lesquels la posologie indiquée ci-dessus convient parfaitement.
Madame B. Huguette, 23 ans. — Gros paquet variqueux au
roues
mollet gauche — grosse varice à la face interne du genou droit.
Traitée en juin 1946 par 6 injections d’oléate de monoetha-
nolamine de 1/2 à 1 cm”.
Guérison obtenue le 15 juillet 1946 après ces 6 injections
pratiquées sans avoir provoqué de réaction. 3
Monsieur M... Maurice, 40 ans. — De très gros paquets
variqueux, l’un gros comme la moitié d’une orange face interne de la cuisse droite, l’autre gros comme un poing d'enfant au 1/3 inférieur face interne jambe gauche. <
Du 14 avril 1947 au 14 juillet 1947, traités par 9 injections de 2 cm”, de monoethanolamine à chacun des 2 paquets variqueux. À fin Juillet, disparition de ces paquets variqueux et sclérose des varices. — Aucun changement à ce jour (décembre 1947).
D'autres observations intéressent les récidives aux autres
agents sclérosants. — Il faut dans ce cas un plus grand
nombre d’injections.
Madame B.., 48 ans. — De juin à septembre 1946.
Très grosses varices Ides deux membres inférieurs (cuisse et jambe des deux côtés) traitées par 14 injections de salicylate (5 cm* de 20 à 30 % progressivement) ; sclérose obtenue le 30 septembre 1946.
Récidive importante aux 2 jambes en mai 1947.
Traitée par l’oléate de monoethanclamine (10 injections de 0 ce 5 à 2 cm*) ; sclérose terminée le 13 juin 1947 et consolidée à ce jour. S
VOICI UNE OBSERVATION DANS LAQUELLE TOUS LES SCLÉRO- SANTS HABITUELS ONT ÉCHOUÉ
Monsieur Q.. André, 50 ans. — Enormes varices du membre inférieur gauche de la cuisse, de la saphène au pied. A la cuisse la saphène est extrêmement tortueuse, présentant sur tout son trajet un diamètre de plus de 3 em. =
Sur la jambe, au mollet, à la face interne de la jambe gauche : énorme paquet variqueux de 15 cm de hauteur sur 10 à 12 cm de large et épais d'environ 3 cm ; petites varices à la jambe droite,
te
El PNEUS
Au TS
En mai 1945, traitées par le re -—. Dès la 4° injection on atteint la dose de 5 em* à 40 %.
Cette dose de 5 cm* à 40 % a été employée en raison de Ja grosseur des varices, au total 12 injections de salicylate à 40 %.
Résultat minime.
On essaye la quinine (2 em* à 20 %) mal tolérée : vertiges, troubles oculaires. On revient au salicylate à haute dose, tantôt à la cuisse, tantôt à la jambe (12 injections de 5 cm° àa 40 %).
En novembre 1946, traitement par l’oléate de monoetharolanine à la dose de 1 à 5 cm* progressivement, en injectant alternztivement au mollet et à la cuisse.
Au total, 25 injections de 1 à 5 cm°.
Aucune réaction locale ni générale — actuellement sclérose terminée et consolidée.
La saphène encore perméable ne présente plus qu’un grand diamètre inférieur à 1 em.
Nous voudrions enfin présenter une observation où s’est manifestée une réaction douloureuse ayant cédé peu de jours après. :
Ceci pour montrer l'intérêt qu'il y a d’étudier la susceptibilité veineuse du malade avant d’entreprendre le traitement sclérosant.
Madame O.., 60 ans. — Très grosses varices du membre inférieur droit de la cuïsse de la saphène à la face dorsale du pied.
. jambes lourdes et
Varices moins importantes à gauc crampes douloureuses la nuit. La malade ne peut circuler qu'avec des bas à varices. Les premières injections d’oléate de monoethanolamine sont faites progressivement de 1/2 cm”, 3/4 em, puis 1 em°, dans une saphène à droite plus grosse que le pouce.
Après la troisième injection, forte réaction sur la saphène qui est dure et douloureuse sur une longueur de 15 cm environ.
Arrêt du traitement 15 jours, puis reprise d’injections tantôt à la jambe droite, tantôt à la jambe gauche sans
dépasser 1 cm°.
Le 3 décembre 1947, sclérose complète des varices des deux Jambes. La malade ne ressent plus de PRÉ et peut circu-
ler sans bas à varices.
Les résultats obtenus avec ce nouveau sclérosant variqueux
paraissent excellents, au moins égaux à ceux observés avec la solution de quinine urée dont il ne présente pas les dangers, supérieurs semble-til à ceux du salicylate de soude.
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ATP CINE