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= DO f (ET a) Accidents locaux :
1°. Les hémorragies. — Précoces, le plus souvent insignifiantes, — tardives liées le plus souvent à une escarre — plus importantes nécessitant parfois une transfusion.
Elles cèdent le plus souvent après un tamponnement.
2°. Les escarres. — Généralement de petite taille dont la symptematologie se traduit par les hémorragies tardives avec tendance syncopale.
b) Incidents généraux :
Mais ces incidents locaux ne suffisent pas à jeter le discrédit sur la méthode sclérosante en général. Au contraire les incidents généraux observés constituent le principal danger des injections de quinine urée à 5 %. Ils résuitent d’une intolérance du malade à la quinine = c’est une règle formelle pour le médecin praticien de la rechercher par l’interrogatoire et d'en connaître les symptômes.
Immédiatement après l'injection ou peu de temps après, on peut observer un tableau général alarmant avec pâleur, tendance syncopales, bourdonnements d’creille, sueurs froides.
Voici l'observation d’un malade qui nous a été obligeamment prêtée par M. le Professeur agrégé DEBRAY.
« Il s’agit d’un homme de 32 ans venu consulter pour hémorroïdes de date récente dont la symptômatologie se borne à des douleurs anales (surtout nocturnes). -
Une injection de 4 em° de quinine urée à 5 % est pratiquée dans les jours qui suivent. Le malade devient immédiatement rouge, a des sueurs froides, ressent des picotements sous la peau, dix minutes plus tard le malade est devenu pâle, à une perte de connaissance de quelques instants, présente ensuite des nausées et vomissements. :
3/4 d'heure après, apparaît un tremblement généralisé. 7 h. 1/2 après, de nombreux vomissements bilieux. Le pouls qui était jusque-là très faible est devenu meïlleur ; au bout de 2 heures le malade est ramené chez lui en ambulance, et se
remet rapidement de cet incident ».
Par ailleurs, on signale comme accidents possibles dans les heures qui suivent l'injection
L'apparition de poussée fébrile ; | — De troubles visuels pouvant aller jusqu’à la cécité compiète ; É — De troubles auditifs à type de vertiges — bourdonnement d'oreille ; :
— De dermatose à type d’urticaire ou (d’œdème de quincke. Enfin on sait Que l'emploi de [a Quinine urée est formellement contre-indiquée chez la femme encéinte.
2°. Nous passerons rapidement sur d’autres produits chi- L1IQqQues, qui, malgré quelques résultats encourageants obtenus, ne Sont pas entrés dans la pratique courante en F rance.
— Glucose à 50 % dams l’eau distillée — 1 cc à chaque injection par semaine —— il s'agit d’une substance dépourvue
d'action toxique générale que l’on peut recommander chez les
PTE £ Ÿ vieillards et tarés.
-—— Alcool à 96° en une seule séance après extériorisation des hémorroïdes de plus en plus abandonnée en raison des escarres provoquées.
—— Le salicylate de soude à 39% donne également des ‘eSCarres,
3°. Les solutions huileuses Phéniquées. -— Rappel historique.
Leur emploi remonte à 70 ans — les Anglo-saxons en sont les promoteurs. On peut, en fait, distinguer 3 périodes dans l’histoire de leur emploi.
1°. La période de découverte. En 1871 ou 1877 selon les
auteurs MITCHELLE, DE CLINTQON emploie des solutions phéni-
quées fortes à 50 % qu'il injecte dans les paquets hémorroiïdaires.
—— En 1888 Swinrorn Epwarps introduisit la méthode d'injections intra-hémorroïdaires aux moyens de petites doses d'acide phénique à 20 % diluée dans la glycérine et l’eau distillée.
— D'autres solutions phéniques très fortes à 80 1% et
même 100 % sont employées à la même époque, provoquant
des accidents graves à type d'hémorragies, d’escarres, et font oublier la méthode.
2°. La période d’oubli. — De 1877 à 1918 où la méthode a été abandonnée en raison des accidents observés.
3°. La période de rénovation. — En 1909. ALBRICHT utilise sa solution d'acide phénique à 5 % dans l’huile végétale.
En 1927, MorLey en Angleterre fait connaître la méthode — vers la même époque en France, BENSAUDE essaye avec succès les solutions phéniquées huïleuses à 5 % avec la technique qu’il a mis au point.
Actuellement les solutions phéniquées huileuses sont eimployées couramment dans les pays Anglo-saxons et se répan-
dent en France.
Nous nous proposons dans ce travail, de présenter quelques conseils et chservations relatives à cette méthode.