‹ Contribution à l'étude de quelques fausses tumeurs abdominalesChapitre 12 sur 33 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

La conduite à tenir en présence d’une fausse tumeur varie suivant sa nature. Le traitement local est d’un faible secours chez les sujets nerveux, mieux vaut s'occuper de leur état général et mental.

La suggestion, appliquée suivant les méthodes de la Salpêtrière, entraînera mieux que tout autre procédé la disparition de la contracture. L’hydrothérapie rendra également de grands services.

A l’intérieur, les antispasmodiques ; le valérianate d’ammoniaque, l’asa fœtida ; les sédatifs du système nerveux: bromure de potassium et de sodium, peuvent être employés ; ils donneront quelquefois des résultais, mais le succès sera très inconstant.

Localement un courant électrique peut être efficace, en rendant aux muscles leur tonicité, en faisant disparaître aux yeux du malade une tumeur qu’il croit une affection grave.

Si ces divers procédés échouent, il faut avoir recours à l’anesthésie par le chloroforme ou l’éther. Pendant le sommeil du malade, la tumeur disparaitra sûrement, souvent elle reparaîtra au réveil, mais

SAV Res

quelquefois aussi la disparition sera définitive (Obs. XII).

Les tumeurs par rélention sont justifiables d’un traitement tout différent. S'il s’agit d’une vésicuie biliaire anormalement distendue, il faut aussitôt chercher à faire disparaitre l’obstacle qui s'oppose à l'écoulement de la bile. Contre l’inflammation des canaux biliaires, on prescrira la diète, un purgatif salin, des amers, ou suivant la méthode de Krüll des lavements à 15 ou 18 degrés centigrades. On pourra aussi faire ingérer au malade de lhuile à haute dose. Contre la rétention due à la présence d'un calcul dans-les voies biliaires, on ordonnera des bains, des boissons alcalines telles que : les eaux de Vichy, de Carlsbad, de Contrexeville, de Vittel ; s’il y a menace d’ictère grave, d’angiocholite, de rupture de la vésicule, c’est à la chirurgie d'intervenir suivant les cas par un des trois procédés : cholécystotomie, cholécystectomie, cholécystentérostomie.

La vessie distendue par l’urine sera évacuée par le cathélérisme, et s’il est impraticable, par la ponction hypogastrique. La congestion utérinesera combattue par les injections vaginales chaudes, le repos au lit.

La coprostase cèdera ordinairement aux purgatifs drastiques, aux lavements simples ou purgatifs. S'ils sont insuffisants on aura recours aux bains tièdes, aux lavements électriques ou gazeux. Après l’échec de ces divers procédés, il y a obstruc-

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