INTRODUCTION
Les médicaments employés contre les vers intestinaux sont extrêmement nombreux et divers. Au seul Brésil, Hæœhne cite . environ 260 plantes auxquelles sont attribuées, avec plus ou moins de raison, des propriétés authelminthiques. Il en est de même sous toutes les latitudes, et on arrive ainsi à un total très élevé de plantes vermifuges ou considérées comme telles. Ce sont, en effet, surtout des plantes qui ont été utilisées dans ce but. L'emploi des anthelminthiques a pour base l’empirisme ; les recherches scientifiques en cette matière sont récentes.
Le nombre et la diversité des remèdes trouvent, sans doute, leur explication dans la diversité de l'affection elle-même à laquelle ils s'adressent, dans l'extension à la surface du globe de l’helminthiase intestinale, chaque pays ayant sa végétation propre Néanmoins, il faut bien reconnaître qu'il existe une
autre raison à ces recherches continuelles et à la recommandation de substances toujours nouvelles ; c'est que l'on est chaque jour.obligé de reconnaître, et par expérience, que les médicaments employés jusqu'alors ne sont pas sans inconvénient ou même sans Anse etne répondent en GR pas toujours à la confiance qu'on leur a faite.
La guerre de 1914, par le bouleversement économique mondial qu’elle à occasionné, aura eu une influence capitale sur le progrès de nos connaissances en matière de lutte contre l'helininthiase: intestinale. | ii: Cest en effet, ainsi que l'explique Lévy, à cause de l diffculté que l’on avait en Amérique à se procurer l'anthelminthique considéré comme le meilleur : le thymol, et de l'élévation considérable de’son prix, que les Américains se sont mis à chercher autre chose.
Ils ont d'abord commencé à généraliser l'emploi d'un médicament qui jusqu'à cette époque n'avait été employé que contre l'ascaridiose : l'huile de chénopodium. Si l'on eut au début à enregistrer quelques accidents, comme le fait se produit toujours lorsqu'on expérimente une substance nouvelle, la période de tâtonnement ne fut pas très longue, et la posologie de ce remède, ainsi que son mode d'administration le meilleur, furent réglés grâce aux travaux de la Commission Rockefeller qui «l'expérimenta sur une très grande échelle, un peu dans tous les pays chauds.
Puis, tout récemment, dans le courant de l’année 1921, un savant Américain, M.-C. Hall, préconisa, comme un anthelminthique de haute valeur, une substance chimique déjà connue de la-pharmacopée, mais réputée comme très dangereuse, et dont on ne soupçonnait aucunement les propriétés HN ste tétrachlorure de carbone.
Ces nouveaux anthelininthiques, nés en Amérique, ont été expérimentés dans tout le nouveau continent, ainsi qu'en Ex(rême-Orient et dans les possessions anglaises. Ils n’ont pas pénétré en France, ni dans nos colonies où l’on s'en tient encore -aux anciens traitements routiniers. Aussi la littérature médicale
Le
état et tt
tes
ne conlient-elle à leur endroit que des travaux anglais ou amé- , ricains. ; | ‘
Devant l'obscurité dans laquelle ont été laissés en France l'huile de chénopodium et Le tétrachlorure de carbone, il nous a semblé qu'il pouvait être utile d'attirer l'attention des médecias de notre pays sur les nouvelles acquisitions de ia thérapeutique de l'helminthiase intestinale pendant ces dernières années. |
La Commission Rockefeller dans les pays chauds ayant comme programme la lutte et la prophylaxie de l’ankylostomose, c'est principalement contre cette affection que Îles recherches ont été dirigées ; aussi ne faudra-t1l pas s'étonner si les résultats que nous apportons ont surtout trait à cette variété -Œhelminthiase.
Au début de ce travail, nous consacrons quelques pages à un bref aperçu des substances vermifuges le plus couramment employées jusqu’à ces derniers temps, afin,de. mieux mettre en lumière les inconvénients ou les avantages des deux nouveaux médicaments préconisés et de pouvoir juger comparativement de leur valeur. | |