INTRODUCTION
Le travail que nous présentons aujourd’hui expose une partie des observations que nous avons pu faire au cours de sept à huit années de recherches, tant sur des plantes vivantes que sur des plantes d’herbier. En ce qui concerne les plantes vivantes, nous avons eu la chance de pouvoir en étudier un grand nombre au cours d’un séjour que nous avons effectué en Côte-d'Ivoire. Nous avons pu heureusement compléter ainsi ce que nous avions pu voir dans la flore française et dans les collections des jardins botaniques et des serres de Montpellier et de Lyon.
Au terme de l’étape que nous nous sommes assigné, nous exposerons notre point de vue sur quelques structures de l’appareil reproducteur des Phanérogames. Nous n’avons pas la prétention de fermer un chapitre dans l’étude de la «fleur ». Certains chapitres importants, tels que celui du gynécée, n’ont même pas pu être abordés, pour ne pas allonger ce mémoire outre mesure. Nous croyons néanmoins avoir réuni un ensemble de documents suffisant, permettant de mieux comprendre certaines structures et ce qu’est une fleur. Mais, à côté de ces quelques faits exposés, combien n’y en a-t-il pas que nous avons été obligé de laisser dans l’ombre sans pouvoir arriver à conclure malgré nos efforts !
Au cours de la lecture, on reconnaïîtra que ce travail a été largement inspiré par les recherches de notre maître, M. L. EMBERGER, professeur à la Faculté des Sciences, correspondant de l’Institut. Nous avons eu, en effet, la chance de suivre son enseignement lors de la préparation de la licence ; après une interruption due aux obligations militaires et à l’occupation, c’est sous sa direction constante que nous avons poursuivi nos travaux. Nous savons la lourde dette de gratitude contractée envers lui. Puisse ce modeste travail refléter un peu l’expression de la profonde et affectueuse reconnaissance que nous avons pour lui.
Nous remercions respectueusement M. le doyen Mararas, professeur de zoologie à la Faculté des Sciences, qui a bien voulu accepter de présider le jury de notre thèse, et M. Denizor, professeur de géologie, assesseur.
Dans notre travail, il sera souvent question de fleurs étudiées en Côted'Ivoire. Nous avons pu faire un séjour dans ce magnifique pays, grâce à une bourse qui nous fut attribuée par M. le directeur du Muséum, par la bienveillante entremise de M. le Professeur VAYSSiÈRE, professeur dans ce grand établissement ; nous leur exprimons notre vive gratitude.
Mais ce séjour outre-mer n'aurait pu être fructueux sans l’hospitalité
LA RENÉ NOZERAN
chaleureuse de M. le professeur ManGEenor, directeur du Centre de Recherches de l'O. R.S. O. M., à Adiopodoumé, et de notre ami, M. Jacques Mièce, maître de recherches à cette même station. Tous deux nous ont guidé avec beaucoup de bonté et de compétence dans le monde des plantes tropicales, dont beaucoup, sans leur aide, seraient restées pour nous des inconnues.
M. le professeur MANGENOT a souvent orienté nos recherches sur des points qu’il savait intéressants. Je lui dois beaucoup d’indications fructueuses et j’ai largement bénéficié de ses grandes connaissances. Que le profit que nous en avons tiré soit pour lui la traduction, bien insuffisante, de notre respectueuse reconnaissance.
Quant à Jacques MièGe, il nous a non seulement beaucoup appris, mais nous a envoyé de plus, à maintes reprises, du matériel récolté en A. O. F. Qu'il trouve ici l'expression de notre amicale gratitude.
Nous n’oublions pas que M. PuisséGur, professeur au Lycée de Montpellier, a beaucoup contribué à notre formation de naturaliste, lorsqu'il enseignait à Rodez. Il nous a prodigué souvent, depuis, ses encouragements et ses conseils. Nous sommes heureux d’avoir pu faire fructifier, dans une certaine mesure, le bon grain qu’il avait semé et nous lui exprimons notre vive et respectueuse reconnaissance.
Notre travail s’est enrichi de l’apport qu'y ont fait nos élèves, Mie Y. Parès, attachée de recherches, Mile S. LIEUZÈRE, professeur de lycée, et M. B. Duran», stagiaire de recherches, et des discussions que nous avons eues avec eux. Qu'ils en soient remerciés, plus spécialement Me PARÈS, qui a bien voulu accepter la tâche ingrate de la première lecture de notre manuscrit et qui a grandement contribué par beaucoup de délicates attentions à la mise au point pratique des épreuves de notre thèse.
Nous exprimons aussi notre reconnaissance à M. le professeur HARANT et M. le doyen Douix, qui ont mis à notre disposition les plantes cultivées dans les collections des jardins botaniques de Montpellier et de Lyon, qu'ils dirigent, à M. le Professeur HumBErT, membre de l’Institut, professeur au Muséum, qui nous a communiqué des plantes d’herbier, et à M. G. BLancHer, technicien du Jardin des Plantes de Montpellier.
Nos remerciements vont, en outre, à Mme RoussiNe, chargée de recherches au C. N. R.S., dont le concours nous a été précieux, plus particulièrement, pour la traduction des articles parus dans les revues soviétiques, et à tous ceux qui nous ont aidé, en nous envoyant du matériel ou en nous apportant des indications très utiles pour notre travail. Nous pensons plus spécialement à M1 Y, pe FERRÉ, MM. FLORIN, RIZET, FAYRE- DUCHARTRE, SAUVAGE, HENNING HORN AFRANTZIEN, QUEZEL, VATRICAN.
Enfin, nous n'oublions pas non plus Mme Forr, MI GADEL et GUÉRY, qui ont assuré avec beaucoup de dévouement et de compétence la dactylographie des épreuves successives.