‹ Contribution à l'étude de quelques variétés de Hernies Rares au point de vue de leur siègeChapitre 22 sur 35 · RE TER · texte numérisé non relu

RE TER

percevait un mouvement d'expansion marquée. La réduction facile par le taxis ne laissait plus de doute sur l’existence d’une hernie lombaire.

Comme antécédent, on notait que le jeune homme appartenait à une famille de hernieux. Le D' Basset prescrivit au malade l’usage d’une ceinture de gymnastique.

OBSERVATION XVII

(M. Grynfeltt, Montpellier médical, t, XVI, p. 330, 1866.)

Dufayet (Benjamin), soixante-dix ans, cordonnier, entre à l’Hôtel-Dieu Saint-Eloi, dans le service de M. le professeur Bouisson, le 12 novembre 1865, pour une contusion étendue, mais peu profonde des deux membres inférieurs. D’une constitution affaiblie, cet homme est affecté d’un tremblement de tout le corps, attribuable à l’abus des boissons alcooliques. Respiration difficile, dyspnée symptomatique d’emphysème pulmonaire, avec catarrhe bronchique. La lésion accidentelle qui amène cet homme à l’hôpital résulte d’une chute occasionnée par une petite charrette dont une roue lui a passé sur les cuisses, occasionnant à ce niveau des contusions avec ecchymoses assez étendues.

Dufayet est depuis quelques jours à l’hôpital, lorsqu'on découvre dans la partie postérieure du flanc gauche une tumeur arrondie sessile-du volume du poing, indolente même à la pression, molle, fluctuante, sonore à la percussion, facilement réductible, avec ou sans gargouillement. Quand elle est réduite, la main exploratrice trouve à sa place un enfoncement très marqué et pénètre pour ainsi dire dans l’abdomen par une ouverture de 5 ou 6 centimètres de diamètre. Par la station debout, l'effort ou la toux, la tumeur augmente de volume et fait percevoir à la main appliquée dessus une impulsion très nette ; le doute ne peut exister. Il s’agit d’une hernie lombaire,

Cette hernie, qui date de trois ans, s’est manifestée quelques mois après un violent coup de poing asséné dans le flanc gauche et qui avait tenu le malade douze jours au lit.

Dufayet, qui a longtemps exercé sa profession de cordonnier,

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était réduit depuis 1856, époque à laquelle il fit sur le bras droit une chute qui lui laissa ce membre impotent, au métier de marchand ambulant, de chanteur comique dans les cafés. Mais cet accident, bien antérieur à son coup de poing reçu dans le flanc gauche, ne paraît avoir avec la hernie aucune relation de cause à effet. Le coup de poing, au contraire, peut être considéré comme la cause déterminante de la sortie de l'intestin, en produisant un affaiblissement des parois de la région que celles-ci n’ont pu résis- ter dans la suite à la pression excentrique des viscères abdominaux. Jamais la hernie n’a provoqué de douleurs ni d’incommodités si ce n’est quelques coliques légères et de courte durée occasionnées probablement par de la constipation, Dufayet reconnait ne pas se trouver aussi bien depuis qu’il a cessé l’usage du brayer que lui avait prescrit M. Réveil, de Nimes, et sous l'influence duquel la tumeur, alors moins volumineuse qu'aujourd'hui, avait sensiblement diminué de grosseur.

Le professeur Bouisson fait construire pour ce malade un bandage particulier, des mieux appropriés à ce cas clinique, et qui maintient très bien la hernie réduite.

Muni de ce bandage, Dufayet sort de l’hôpital le 4 décembre 1865, complètement guéri de ces contusions.

OBseRvATION X VIII

(Sistach, Recueil des Mémoires de médecine militaire, t. XIX de la 3° série, 1867.)

Ouvrier mineur, de l’armée d'Afrique, quarante-six ans, est renversé le 13 mai 1866 par l'éboulement d’un monceau de terre schisteuse, tombé sur lui d’une hauteur de 6 à 7 mètres. Ilen a tout le côté gauche couvert, depuis le cou jusqu'aux pieds, et demeure comme euseveli sous cette masse, dont il est retiré quelques minutes après, Une vaste contusion et quelques excoriations ou plaies superficielles se montrent sur toute l'étendue du côté correspondant de la poitrine et de l'abdomen, avec un vaste épanchement sanguin dans la région du flanc. Le blessé reçoit les soins nécessaires à l'hôpital civil où il est transporté, mais à

l’épanchement de sang succède un foyer purulent dont l'ouverture ne se cicatrise que deux mois après la sortie de l'hôpital. C’est alors que se manifeste au même niveau une tumeur du volume du poing, saillante, dans la station debout et dépressible ou spontanément réductible dans le décubitus horizontal. Le médecin consulté prescrit l’application d'une ceinture qui maintient la tumeur réduite et permet à l’ouvrier mineur de reprendre son.travail.

Examiné depuis par le D' Sistach à l’hôpital militaire de Constantine, où l’ouvrier est rent: pour douleurs rhumatismales.

Le diagnostic de hernie lombaire est clairement établi, confirmé entièrement par la réduction facile de la tumeur et son maintien à l'aide d'un bandage circulaire qui prévient tout accident.

OBSERVATION XIX

(Hardy, Bulletin de l'Académie impériale de médecine, + XXXIV, p. 124 et 156, 10 février 1869).

Jeanne B..., trente ans, modiste, entre le 14 janvier 1869 à l'hôpital Saint-Louis, pour une paraplégie syphilitique incomplète, dont la cause est attribuée à une compression partielle de la moelle par une exostose.

D'une assez bonne constitution, cette malade a toujours été bien portante jusqu’à ce qu’elle eut contracté la syphilis. Elle a eu un enfant à dix-huit ans. Ses parents n’avaient pas de hernie,

Quelques temps après son entrée à l'hôpital, elle fit de violents efforts pour vaincre une constipation opiniâtre qui se rattachait à la paraplégie et c’est alors seulement qu’elle éprouva instantanément une douleur dans le flanc gauche avec sensation de craquement, et qu’en y portant la main elle y trouva une tumeur.

Cette tumeur de 8 centimètres de diamètre siège au-dessus de la crète iliaque, dans la région lombaire à trois travers de doigt de l’épine iliaque antéro- supérieure. Elle est sous-cutanée, à large base, hémisphérique, à peu près de la grosseur du poing ; elle est molle, indolente, sans fluctuation, très sonore à la percussion, dépressible sous la main, facilement et complètement réductible, avec un bruit de gargouillement caractéristique, reparaissant par

la toux ou un effort quelconque, même dans le repos au lit. Après réduction on constate un intervalle triangulaire dont la base, en forme de gouttière est formée par le bord échancré en cet endroit de l'os iliaque, les deux autres côtés par deux bords rigides et épais, surtout le postérieur.

La malade se plaint seulement de quelques coliques. Elle ne présente pas d'autre hernie cependant on constate le même intervalle triangulaire dans la région correspondante du côté droit.

Une particularité remarquable fixe l'attention, c’est l'échancrure manifeste, palpable du rebord de la crête iliaque du côté gauche où existe la hernie, |

C'est sans doute, suivant l'opinion de M. Huguier, cetteéchancrure iliaque, soit congénitale, soit syphilitique qui a favorisé la production de la hernie. M. Huguier, à c2 propos, conteste la justesse du terme admis de hernie lombaire et propose de lui substituer celui de hernie sus-iliaque.

OBSERVATION XX

Hernie lombaire au niveau de la cicatrice d’un ancien abcès. — Observée par Duplay, (publiée par Rigodin, thèse de Paris, 1872).

Femme soixante-huit ans, entre le 22 mars 1872 à l'hôpital de la Pitié. Cette femme avait eu à l’âge de huit ans, consécutivement à un violent coup de pied reçu dans la région lombaire gauche, un abcès qui s’ouvrit et resta près de six mois fistuleux. A trente ans elle se maria et eut cinq enfants. On ne constate aucune tumeur. Ce n’est qu'en 1870, pendant le siège, qu'elle devint veuve, souffrit toutes sortes de privations et eut une bronchite qui la tint plusieurs mois au lit. Cinq semaines après le début de la bronchite, la malade remarqua la présence d’une tumeur dans ja région lombaire ganche. On constate cette tumeur qui est située en dedans de la cicatrice ancienne, elle mesure 14 centimètres et demi de diamètre vertical, et 13 centimètres de large.

Lisse, élastique,sonore à la percussion, cette tumeur est rédue-

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tible sous la moindre pression et fait entendre, en se réduisant, un bruit de gargouillement. La réduction s'opère, du reste, spontanément dans le décubitus, sur le ventre, on constate qu’il ne reste aucun sac, aucun appendice graisseux. Que les doigts arrivent directement au-dessus de la crête iliaque et qu’il existe au-dessus du bord supérieur de cet os une dépression profonde dans laquelle s'enfonce l'extrémité des doigts. On peut également sentir avec facilité le bord inférieur de la dernière côte limitant en haut cette dépression, La tumeur se reproduit sous l'influence du plus léger mouvement.

La malade n’éprouve aucun trouble du côté des fonctions digestives, mais seulement de la sensibilité et de la gêne en rapport avec le volume de la tumeur.

Un bandage approprié maintient la hernie. Elle serait morte une quinzaine de jours plus tard, après avoir été prise, d’après les renseignements fournis par une voisine, de malaises et de vomissements alimentaires.

En raison des dimensions énormes de l'orifice de sortie, M. Duplay ne pensa pas que la mort devait être attribuée à un étranglement de la hernie.

OBSERVATION XXI

Hernie lombaire recueillie par M. Rigodin, dans le service de M. le professeur Broca, à l’hôpital des cliniques (thèse de Paris, 1872).

Breton, âgé de soixante-dix ans, imprimeur en taille-douce, porteur de deux hernies inguinales, fait une chute le 2 juin 1872, en descendant un escalier et la région lombaire gauche porta sur l’angle d’une marche. Pas de trace de contusion, mais douleur vive qui empêche le malade de marcher. Le lendemain il coustate une petite tumeur à l'endroit qui avait porté dans la chute,

Examinéle 9 juin, dans le service de M. Broca, le malade présente au niveau de la région lombaire gauche une petite tumeur ovuide du volume de la moitié d’un œuf de poule et à grand diamètre transversal.

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Cette tumeur siège à 4 centimètres et demi des apophyses épineuses, à peu près au milieu de l’espace iléo--costal qui mesure ici 8 centimètres, mais plus près des côtes au niveau de l’apophyse épineuse de la deux ème vertèbre lombaire, à 14 centimètres et demi de l’épine iliaque antéro-supérieure, Le grand diamètre de la tumeur est de 7 centimètres, le petit de 4.

La tumeur est mate à la percussion, nolle, élastique au toucher, faitsaillie par l'effort, ne se réduit qu’incomplètement par la pression, La tumeur n’est pas douloureuse à la pression, peu de troubles intestinaux.

Qand on soulève le bras gauche du malade, le grand diamètre de la tumeur cesse d'être transversal, son bord extrême se relève, ce qui fait penser que la tumeur est engagée à travers les fibres du grand dorsal, qui auraient été déchirées dans la chute. Ce qui paraît d'autant plus admissible que le grand dorsal est peu développé, comme tout le système musculaire de cet homme.

Si on enfonçait une aiguille au niveau du maximum de saillie de la tumeur, elle perforerait le grand dorsal à 8 centimètres en dehors des apophyses épineuses, c’est-à-dire à 4 ou 5 centimètres de son bord externe et pénétrerait entre le bord postérieur des deux obliques en dehors et le bord antérieur du carré des lombes en dedans, c’est-à-dire dans un espace triangulaire où le péritoine n’est séparé du grand dorsal que par le muscle transverse,

Grâce à une ceinture en cuir ordinaire bouclée, la hernie fut maintenue, et le malade, sorti de l'hôpital le 18 juin et revu le

14 juillet, a pu reprendre son travail à peu près comme autrefois.

OBSERVATION XXII

(Macready, The Lancet, 8 novembre, 1890.)

H..., cinquante-quatre ans, présentant, du côté gauche, une hernie de la grosseur d’un marron d'Inde, sortant par le triangle

de Petit. Irréductible, Guérison, (Observé par Macready en 1884.) ;

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OBsERvVATI :N XXIII (Macready, The Lancet, 8 novembre 1890.)

H..., trente ans, porteur, du côté droit, d’une hernie de la grosseur d'une tête d’enfant, au niveau du triangle de Petit. Hernie survenue « après une longue journée de travail » réduite incomplètement. Mort.

OBSERVATION XXIV

(Mastin, Annales of surgery, July 1890.)

Garçon six ans, hernie à gauche entre crête iliaque et dernière côte». Grosseur 9 pouces à 9 pouces et demi. Réductible Mort. Hernie due apparemment à une absence congénitale des muscles entre la dernière côte et la crête iliaque.

OBSERVATION XXV

(Macready, The Lancet, 8 novembre 1890.)

Garçon de seize ans, observé par Macready en 1882, portant du côté droit une hernie, grosse comme la moitié d’une orange, située «immédiatement au-dessous et en avant de la douzième côte. Cette hernie réductible est maintenue par un bandage spécial. Deux ans après, en 1884, la guérison est complète. Le sujet est revu six ans plus tard, en 1890. On ne trouvait même plus le trajet de la hernie, mais on notait que les insertions de. l’oblique à la douzième côte semblaient manquer sur une longueur de 1 pouce à 1 pouce et demi, et quela région présentait un contraste remarquable avec celle correspondante du côté gauche, Cette hernie congénitale avait été observée dès la naissance du sujet, puis avait disparu pour reparaître lorsque le jeune homme commença son apprentissage de ferblantier,

OBsERVATION XX VI (M. Edmond Owen, Brit. med. journal, mai 1888.)

Fillette, six ans. Hernie du côté droit, du volume d’une petite

orange, développée à la région lombaire, à la suite d’un abcès. Hernie contenant le côlon. Guérie à la suite d'opération de cure radicale, dans laquelle le sac fut rentré sans avoir été ouvert, les muscles suturés.

OBSERVATION XX VII (Campbell, New-York med. Journ., 1874.)

Garçon quatre ans. Hernie lombaire à la suite de la guérison d'un abcès spinal. Hernie du volume d'un œuf d’oie facilement réductible.

OBsERVATION XX VIII (D°H. Braun, Langenbecks Archiv.)

H...,trente-trois ans, avait souffert de carie spinale et d’un double abcès lombaire. La hernie apparait à la suite de la fermeture de l’abces gauche. À l'autopsie, l'ouverture fut trouvée à travers le grand dorsal, le triangle de Petit n’existait pas.

OBSERVATION XXXIX (D' H, Braun, L’angenbeck's Archiv.)

H..., vingt-quatre ans, présentait du côté droit une hernie sortant par une ouverture formée par la nécrose d'une portion de la crête iliaque. Aisément réduite, contenait le côlon ascendant,

OBSERvVATION XXX

(Hutchinson, The British med. Journ., p.72 July 1889.)

H..., soixante- cinq ans, porteur, du cûté gauche, d’une hernie

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graineuse contenant de l'intestin sortant à la partie la plus supérieure du triangle de Petit, Aisément réduite.

OBSERVATION XXXI (Hume G.-H , Brit. med. Journ., p. 73, July 1889.)

H..., soixante huit ans, porteur d’une tumeur du volume d’une tête d'enfant, occupant la région lombaire gauche, entre la crête iliaque et la dernière côte. Présentait depuis deux jours des symptômes d’étranglement, l'opération était urgente; le sujet n’y consentit que le lendemain. Incision du tégument et du grand dorsal de la dernière côte à la crête iliaque. Le sac contenait une petite partie d'intestin presque gangrenée. Résection de la portion gangrené, soit une longueur de 13 lignes.

Parties réunies par points de suture de Lambert à la soie, intes tin rentré, sac attiré au dehors, coupé près du colet après ligature au catgut. Mort vingt-deux heures après l'opération. La hernie avait commencé au niveau du carré des lombes et avait refoulé mais non traversé le grand dorsal. La rupture ne semblait pas s'être faite à travers le triangle de Petit, comme c'est la règle dans les hernies lumbaires. L’autopsie ne put être faite.

OBSERVATION XX XII (J. Apperson, publiée par Martin C.-H., in Annales of SP July 1890, cas 26.)

F..., soixante-trois ans, portant à la région lombaire droite une hernie de la grosseur d'une tasse à thé. Réductible. Guérison.

OBSERVATION XXXIII

(J.-W. Curier, publiée par Martin C.-H., in Annales of Surgery, July 1890, cas 25.)

F..., soixante-dix ans. Hernie d’une largeur de 10 pouces siégeant à droite entre la crête iliaque et les fausses côtes, Réductible. Guérison.

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OBSERVATION XXXIV

(Kingdon, publiée par Macready, The Lancet, page 964, 8 novembre 1890.)

H., soixante-quatre ans, observé, en 1862. par Kingdon, porteur d’une hernie lombairedu côté gauche au niveau du triangle de Petit, survenue à la suite d'un efort. Réductible.

OBSERVATION XXX V

(Dolbeau, publié par Larrey, Recherches et Observations sur la Hernie lombaire, page 24, 1869.)

Femme adulte, présentant une hernie lombaire du volume d’un pving (côté pas indiqué). Hernie incisée. Il se forma une fistule fœcale, La malade guérit.

OBsSERVATION XXX VI

(D' Marquez, observation présentée à la Société médicale du Haut- Rhin, séance du 17 octobre 1859; Gazette médicale de Strasbourg, page 274, 1859.)

Marianne K..., pensionnaire à l’Asile des vieillards. À la suite d’un effurt, présente point de côté, malaises, coliques, nausées, anxiété. On trouve du côté gauche, entre l'os des îles et le rebord des fausses côtes, une tumeur molasse plus grosse que le poing. Par le taxis, l'intestin se réduit. On constate la présence d'un vieux sac épiploïque qui s'était heruié cinq ans auparavant et v’avait produit qu’un malaise de quelques jours. Hernie attribuée à l'influence des grossesses. |

OBSERVATION XXX VII (Triponel, Gazette méd. de Strasbourg, 1869.)

Fille, servante de campagne. Point de côté douloureux avec

coliques et vomissements. Hernie lombaire étranglée du côté droit, put être réduite, mais nouvel étranglement un an après et de nou-

veau réduction. Récidive depuis fut évitée en portant une ceinture et en évitant les efforts.

OBSERVATION XXX VIII (Levy, Gazette méd. de Strasbourg, 1869.)

Vieille fille de la campagne portant depuis longtemps dans la région lombaire gauche, au niveau du triangle de Petit, une hernie de la grosseur d’une pomme. Molle, très facilement réductible, jamais eu d’accidents sérieux. Gêne et douleurs attribuées à un vieux lombago.

OBSERVATION XXXIX

(D' Coze, professeur, Faculté de médecine de Naney, Revue médicale de l'Est, t. I, page 40, 1874.)

Pierre R..., militaire, présentait dans la région lombaire droite une hernie, survenue sans cause connue, de la grosseur de la moitié d’un œuf de poule, a grand axe vertical réductible. Malgré un bandage contentif, augmente, arrive à former tumeur réductible occupant tout l’espace compris entre les fausses cotes et la crête iliaque.

OBSERVATION XL

(D' Coze, Revue médicale de l'Est, page 409.)

D. Justin, cavalier, entré à l'hôpital militaire de Perpignan, le 29 juillet 1871, porteur. d'une petite tumeur de la région lombaire droite, tumeur qui, à son dire, date d’une quinzaine de jours et s’est produite sans cause appréciable, située vers le sommet du triangle de Petit. Cette tumeur oblongue dans le sens vertical mesure 6 centimètres sur 4.

La tumeur qui n’augmente pas pendant l'effort est réductible par le décubitus latéral gauche, mais la réduction neï'se maintient pas. Diagnostic est porté de hernie musculaire, appareil contentif. Trois

mois après la tumeur avait augmenté, se réduisait par la pression où l'on sentait le rebord aponévrotique de l’anneau. Il s'agissait d’une hernie lombaire.

OBSERVATION XLI

(Gosselin, Gazette médicale de Paris, page 124, 5 mars 1881.)

Homme, cinquante-cinq ans, cocher, a une scoliose droite ayant apparu vers l’âge de quinze ans.

Depuis cinq ou six mois, le malade est tourmenté par un gonflement douloureux situé dans la région lombaire gauche entre crête iliaque et fausses côtes en dehors de la masse sacro-lombaire. De la grosseur d’une pelite mandarine, cette tumeur, qui augmente pendant l'effort la toux, se réduit par la compression digitale, le malade étant assis et au repos.

Il s’agit d’un lipome herniaire formé probablement par la sortie de pelotons adipeux de l’atmosphère graisseuse du rein et qui a entraîné un peu de péritoine,dans ce sac vient se loger une certaine quantité d'intestin, donnant lieu aux phéuomènes observés.

L'apparition de cette hernie est favorisée par la disposition anatomique du triangle de Petit au niveau duquel la paroi n’est constituée que par une toile musculo-aponévrotique assez mince, par les fibres quelquefois un peu éraillées du carré lombaire unies à l'aponévrose du transverse.

OBsERvVATION XLII

(Larrey, Bulletin de l’Académie impériale de médecine t. XXXIV, page 157,9 mars 1869.)

M. B..., sous-lieutenant au 3° régiment d'infanterie de marine, avait trente ans, en 1851, lorsqu'il fut observé par Larrey. La hernie lombaire qu’il présentait reconnaissait pour cause un coup de feu reçu le 21 juillet 1849, au Sénégal. La balle avait pénétré au niveau de l'épigastre et s'était arrêtée dans les téguments au niveau du bord externe de la région lombaire(d’où elle fut extraite) après avoir traversé l’abdomen dans la cavité ou dans ses parois.

Un an après, en faisant un effort de rein, le malade vit apparaître une tumeur de la grosseur d’un œuf de poule dont la production fut accompagnée de tous les symptômes d’étranglement.A l'examen de M. Larrey, au Val de-Grâce, en 1851, la tumeur avait une consisiance molle, se réduisait facilement et laissait au doigt la sensation d’une ouverture profonde. Au palper, elle ne donne pas tout à fait la consistance pâteuse d’une épiplocèle, et ce n’est pas non plus la consistance élastique d’une poche ou d’une anse intestinale. La percussion donne la matité. M. Larrey conclut à une hernie épiploïque avec adhérence ou pénétration partielle d’une anse intestinale. L’autopsie de cet officier, mort en 1859, fit reconnaître une surabondance extraordinaire de tissu adipeux dans l'épiploon dont une partie formait la hernie lombaire, Quant au trajet de l’ancienne blessure, il paraissait n'avoir existé que dans la paroi hypertrophiée par la graisse,

OBSERvVATION XLIII

(P. Berger, 9° Congrès français de Chirurgie, Paris, page 328, 23 octobre 1895.)

Hernie lombaire développée chez une scoliotique et occupant tout l’espace très resserré qui séparait la dernière côte de la crête iliaque.

OBSERVATION XLIV (Idem, P. Berger.) Double hernie lombaire observée développée chez une petite

fille; cette hernie procédait manifestement d'une insuffisance congénitaledes muscles de la région lombaire.

OBSERVATION XLV

(Tucker, American Journal of obstetrics, janvier-juin, page 380, 1893 )

Me D..., trente cinq ans, des États-Unis, femme de ménage,

mariée depuis douze ans, mère de quatre enfants, est observée une première fois en 1891. Sept ans avant, eile fut opérée pour une tumeur des parois abdominales. Peu de temps après sa guérison, elle fut enceinte, et pendant sa grossesse elle remarqua une tumeur dans son côté droit, entre les fausses côtes et la crête iliaque. Elle consulta alors, et on lui appliqua un bandage qui n’amena pas d'amélioration, Après avoir accouché à terme, la tumeur augmen tant, elle consulta une deuxième fois; un nouveau bandage appliqué ne fit pas disparaître la tumeur : on fit alors une application de teinture d’iode, Elle se résignait à n’y plus rien faire, mais la tumeur prenant un développement tel que la vie était devenue pour elle un fardeau, elle supplia qu’on la débarrasse, consentant pour cela à tout. Examinée seulement debout, on trouve une masse s'étendant en largeur de l'ombilic à une ligne abaissée du creux axillaire au milieu de la crête iliaque et descendant à trois pouces au-dessus du genou droit. Tumeur bosselée, non fluctuante et molle, pas de tympanisme. Cette tumeur, très mobile sous la peau, pouvait être remontée sur l'abdomen.

Cette femme fut perdue de vue quelque temps, puis elle présenta au dispensaire Nord Ouest, à M. Tucker, lui réclamant à tout prix une opération. Elle fut envoyée à Sainte-Elisabeth. Ce n’est que la veille de l'opération que la malade fut examinée dans le décubitus dorsal par le D' Pryor, W. M. et Tucker. Une partie de la tumeur pouvait être réduite et par la percussion on obtenait un tympanisme très net.

Opération le 25 février; Ethérisation. — Queiques masses d’'épiploon, constituant les bosselures de la tumeur, sont enlevées, l'intestin libéré peut rentrer en partie par l’anneau interne du canal inguinal. On arrive bientôt sur une masse plus large qui est l'estomac et on irouve la tête du côlon. Le tout peut rentrer par une ouverture de 6 à 7 pouces de longueur, allant des fausses côtes à la crête iliaque, et admettant aisément la main entière, Les organes sont remis dans leur situation normale. Pas de tumeur interne ayant pu causer un tel déplacement. Section du sac qui mesure 12 pouces sur 8. Reconstitution d’un fascia au moyen de l'épiploon. Suture à la soie et au fil d'argent, Guérison par pre-

ERA mière intention trois semaines après. Application d’un bandage approprié le long de la ligne d’incision, avec une pelote à l'anneau interne du canal inguinal.

L'intérêt de cette observation est :

1° Qu'il y a double hernie lombaire et inguinale ;

2° Le contenu du sac: tout l'intestin grêle, le cæcum, une portion du côlon ascendant et l'estomac ;

3° Le grand développement de l’estomac, de l’épigastre, jusqu'au dessous de la crête iliaque droite ; |

4° La grande élongation de l’œsophage, nécessitée par ce déplacement ;

5° L'absence complète de tout trouble des organes digestifs, avec un déplacement pareil ;

6° La méthode employée pour reconstituer un fascia transversalis et lui donner de la solidité.

C’est un cas unique dans la littérature médicale.

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