‹ Contribution à l'étude des abcès de l'ovaireChapitre 6 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'’abcès de l'ovaire est une collection purulente, résultant d’une inflammation aigue, limitée et circonscrite, développée aux dépens des tissus propres de cet organe.

Il constitue ainsi parmi les lésions infectieuses de l'ovaire une entitée morbide bien établie que d'emblée nous distinguerons de la suppuration de tissus néoformés sous l'influence d’une affection antérieure, kysstes dermoïdes ou mucoïdes notamment.

C’est une affection sur laquelle on attire peu l’attention dans les traités classiques et qui pourtant semble relativement fréquente. Notre Maître M. le Professeur agrégé MouLoncueT-DoLÉéRis, qui a bien voulu nous suggérer ce travail, s'y était attaché dans un des chapitres de son ouvrage « Les diagnostics anatomo-cliniques de LECÈNE recueillis par ses élèves ». Il en a recueilli de nombreuses observations qu'il a eu l’amabilité de nous communiquer.

Soit qu'il s'agisse d’abcès primitifs, constituant une affection pelvienne isolée, de diagnostic difficile, découverte d'intervention généralement, parfois même révélés par une brusque perforation en péritoine libre.

Soit qu'il s'agisse d’abcès secondaires à une infection pelvienne, génitale le plus souvent. La partici-

ri

pation de l'ovaire est en effet fréquente au cours de l'infection annexielle, elle aboutit assez fréquemment à l’abcès et nous insisterons particulièrement sur les cas où un abcès plus ou moins volumineux ne coexiste qu'avec des lésions salpingiennes minimes.

Mais quelque soit le cas envisagé, primitif ou secondaire, l’abcès de l'ovaire pose des indications opératoires catégoriques, car il n’a aucune tendance à se résorber spontanément.

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