‹ Contribution à l'étude des abcès péripharyngiensChapitre 14 sur 24 · SUCRE · texte numérisé non relu

SUCRE

Le 3 septembre, on constate, à l'examen du malade, une tuméfaction surtout marquée à droite dans le pharynx. Cette tumeur descend assez bas, jusqu’au voisinage du niveau de l’orifice supérieur du larynx. L'exploration au doigt ne permet de sentir en aucun point une fluctuation bien caractérisée, mais au centre de la tuméfaction, on perçoit avec netteté un point dépressible. A ce niveau, on pratique une incision verticale, longue au moins de trois à quatre centimètres; par cette ouverture, il s'échappe de petits grumeaux purulents, mais pas de pus liquide bien collecté.

Lavages répétés de la gorge à l’eau boriquée tiède.

Le 7 septembre. L'enfant, depuis son opération, a été revu tous les jours, et l'incision a été maintenue béante par l’introduction du doigt. La suppuration a été abondante, disent les parents.

Depuis l'opération, les accès de suffocation spontanée ont complètement cessé. mais il persiste quelquefois un peu de toux au moment des têtées.

10 septembre. L'enfant continue à venir chaque jour à la consultation se faire laver largement la gorge; il persiste un petit cul de-sac ouvert à la partie inférieure de l’abcès, et un peu de pus s’y accumule: ce cul-de-sac est situé très bas, derrière le larynx.

Peu à peu, l'état général s'améliore; de jour en jour l'enfant semble moins souffrir et avale mieux. Il n’y a plus de troubles locaux, et la guérison peut être considérée comme complète et on cesse de conduire le malade à l'hôpital.

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