‹ Contribution à l'étude des accidents consécutifs aux interventions sur la plèvre chez l'enfantChapitre 23 sur 25 · RIDE · texte numérisé non relu

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la face interne du cœur. Un morceau de la paroi du ventricule gauche est prélevé pour l'examen histologique.

Foie : 565 grammes, ferme, résistant à la coupe, marbré avec l'aspect muscade dans le bord inférieur du lobe droit. Cet aspect existe aussi, mais atténué, dans le reste de l’organe; veines sus-hépatiques, dilatées.

Rate : 90 grammes, dure, scléreuse, crie sous le couteau, vraie rate cardiaque, corpuscules de Malpighi bien visibles.

Reins cyanotiques et durs, résistant au couteau. La substance corticale à la coupe a un aspect granuleux et montre des vaisseaux bien visibles. Poids 60 et 65 grammes.

La capsule fibreuse du rein est graisseuse et contient un peu de substance corticale.

Un morceau est prélevé pour l'examen histologique.

Rien à l’estomae, ni à l'intestin, ni aux autres organes.

Examen histologique

Cœur. Avec le faible grossissement (n. 3) on remarque disséminés parmi les fibres cardiaques normales de larges espaces clairs : ce sont des zones ayant subi la transformation fibreuse complète. Elles apparaissent sous forme d’ilots fournissant des prolongements qui pénètrent entre les faisceaux musculaire amincies alternant avec des faisceaux fibreux. Dans d’autres, on voit des faisceaux musculaires encore bien conservés, mais dissociés par une infiltration de cellules embryonnaires.

Au fort grossissement (n. 7), on remarque par endroits des faisceaux musculaires ayant encore leur groupement et leur volume normaux, mais leur striation a perdu son aspect normal; les noyaux sont plus abondants. Dans les endroits les plus atteints, on voit les faisceaux musculaires tout à fait amincis, et on peut suivre la transformation d’une fibre musculaire en tissu fibreux.

Dans les îlots de sclérose, il y a de larges placards tenant plusieurs champs microscopiques dans lesquels on ne recon-

pa

naît aucune trace de tissu musculaire, mais du tissu fibreux avec des cellules embryonnaires les unes distribuées irrégulièrement, les autres groupes en petits îlots. De telles lésions du myocarde font de suite penser à la myocardite diphtérique; la diphtérie est chez le jeune enfant la maladie qui frappe le plus volontiers, le myocarde. Toutefois, la concentration des lésions en plages et en bandes bien limitées peut aussi faire penser à la myocardite hérédo-syphilitique. L’organisation, assez avancée des lésions de sclérose serait assez d'accord avec ce diagnostic.

Toutefois, il n'existe aucune lésion vasculaire, ni aucune lésion des autres organes, en sorte que la syphilis reste douteuse et l’origine diphtérique la plus probable.

Rein. Congestionné par places, vaisseaux dilatés et gorgés de globules rouges, pas de lésions rénales.

Bien que notre sujet soit limité aux accidents survenus chez l'enfant, nous ajoutons ici une observation inédite sur la plèvre chez l'adulte, qui pourra servir de document pour les recherches ultérieures auxquelles le sujet donnera lieu.

OBs. XIX (personnelle). Service du Docteur Mauelaire.

La Charité, salle Berger, juin 1920. X..., homme, 70 ans, myocardite chronique.Gangrène pulmonaire, ouverture secondaire du foyer dans la plèvre, ou propagation de l'infection : pleurésie purulente consécutive.

Très mauvais état général, bruits du cœur, sourds et rapides.

Du côté opposé à la lésion, un peu de matité, jointe à la diminution du murmure vésiculaire, fait suspecter un épanchement pleural. Un ponction exploratrice est décidée. Le malade est amené dans une salle d'opérations.

La ponction pratiquée ne ramène pas de liquide;:il s’agit d'un bloc de congestion pulmonaire. :

Après l'intervention, le malade n’accuse aucun malaise

Re.

particulier, son pouls est relativement bon. On le ramène à son lit sur un charriot, il s’assied lui-même pour passer de la table d'opérations à celui-ci.

Le malade est couché sur son lit, rien d’insolite ne se manifeste.

Au bout de quelques instants, il tente de s'asseoir. À ce moment il pousse un cri, pàlit, perd connaissance. Le facies est livide, le pouls fuyant. Malgré les soins prodigués en quatre minutes environ le pouls devient impereceptible, le malade succombe.

Autopsie :

Poumons et plèvres. Du côté du foyer de gangrène, à gauche, on vérifie la pleurésie purulente,

Du côté de la ponction exploratice, à droite, on constate que la base du poumon est congestionnée, la pièvre saine, et que l’aiguille, en pratiquant son exploration, a piqué le parenchyme pulmonaire; une petite tache ecchymotique punctiforme montre le siège de la piqûre.

On recherche avec soin la présence d’une embolie, à laquelle il était cliniquement vraisemblable de penser; le résultat est négatif.

La myocardite constatée cliniquement n’a pas donné lieu à une vérification histologique.

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