PATHOGÉNIE
La pathogénie des tumeurs des cornes utérines n’est pas encore nettement déterminée.
Diverses théories ont été successivement données :
1° Origine inflammatoire. — II est à remarquer que l'inflammation simple, ainsi que l’inflammation d’origine tuberculeuse peuvent plus spécialement se localiser au niveau de la portion interstitielle de la trompe.
L'explication de ce phénomène n'a pas pu encore être expliqué d’une façon bien nette.
Un fait à considérer, c'est que la blennorragie frappe encore assez souvent les cornes utérines.
Par l'observation suivante, Franqué élimine l’origine congénitale et soutient la cause inflammatoire : « Femme laparatomisée deux fois dans l’espace d'un an, alors qu’à la première intervention les annexes ne présentaient rien d’anormal ; dix-neuf mois après, on
trouvait au niveau des deux cornes de l'utérus des nogosités. |
L'examen histologique de ces tumeurs a révélé un caractère adénomyomateux. » DR
Kosman (Zeit. fut. Geb. n. Gyn. XXVIT, L'ISUT fournit un cas analogue.
Il prétend que la’ coexistence des lésions inflammatoires, soit en période d'évolution (par exemple comme dans l'observation IIT) soit éteintes, n’est pas sans valeur pour l'hypothèse. |
Franqué ayant observé des nombreux cas chez des prostituées atteintes de blennorragie, admet comme nature de cette inflammation, le gonocoque. Bulin attribue l'origine de ces tumeurs à la tuberculose et Hega signale la fréquence des nodosités dans la tuberculose des organes génitaux.
0 Origine congénitale. — Les différents auteurs ne sont pas d'accord. Les uns; avec Ricklinghausen et Pik, pensent que les nodosités des cornes utérines naissent aux dépens des canalieules aberrants du rein primitif, ou du corps Wolffien. Les autres, avec Kosman, rejettent cette théorie. Ils attribuent aux inelusions de l’épithéliome du éanal de Müller, la naissance de ces petits corps.
Tout récemment, Féroni a admis l’origine, également Müllerienne, de certains adénomyomes, et celà, par la présence de la réaction déciduale. Pour Beigel, Dohrn, Voigt, ete., les adénomyomes auraient pour origine des débris des canaux de Gärtner.
Ces auteurs considèrent l’inflammation comme une cause occasionnelle.
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Les tumeurs des cornes utérines-et des trompes reconnaïîtraient comme origine le parovaire,: alors que les tumeurs volumineuses du corps utérin se développeraient aux dépens du paroophoron.
Lockstadt prétend que deux éléments concourent à former les nodosités adénofibromateuses des cornes utérines : « L'élément glandulaire et le fibro-muscle ». Lequel se développe le premier ? Ricklinghausen, Kosman, Ribbert, etc., croient que le tissu musculaire se développe secondairement, sous l'influence de la prolifération glandulaire.
Schottlander, ést d'avis que le myome précède le développement de l’adénome. Ce myome provoqué, par irritation, une endométrite hyperplasique, les glandes pénètrent dans les fibres musculaires et forment ainsi un adénomyome. “
De tous ces faits, il faut conclure que tous les adénomyomes n'ont pas une pathogénie univoque. Les uns, ceux qui siègent dans les couches sous-séreuses, onf : probablement une origine congénitale ; d’autres, ceux qui sont voisins de la muqueuse, ont souvent une origine inflammatoire et dérivent d'un bourgeonnement actif des glandes de la muqueuse.
Ces diverses théories sont exposées dans les travaux ‘de Chrysopathes (1901), et, plus récemment (1910), dans les œuvres de Wakasagi, qui admet aussi bien, comme origine de ces tumeürs, les canaux de Gärtner.
Parmi les causes prédisposantes, on peut citer les vices de constitution, l’hérédité, l’endométrite glandulaire hyperplasique (Veit), l'accouchement, l’avortement (?),les métrites. Bref, toute cause qui a pour but
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de produire et provoquer une affluence sanguine dans les organes génitaux. Il faut également citer parmi les causes prédisposantes, la tuberculose.