CONCLUSIONS
I. — Les caractères fondamentaux de l’adénopathie cancéreuse secondaire du cou sont au nombre de trois :
a) La dureté ligneuse, précoce, permanente et tenace ; 3
b) L'adhérence rapide aux organes profonds conduisant à la fixité et à l’enclavement ;
c) La tendance à envahir les ganglions voisins.
I. — Suivant le stade d’évolution,on peut distin-
guer quatre périodes :
a) Un ganglion isolé peu ou pas adhérent, quelque-
- fois une adénopathie en « chevrotine » ;
b) Une périadénite adhésive englobant le sternomastoïdien, les aponévroses, les vaisseaux et les nerfs, et, enfin,le périoste des vertèbres et du maxillaire inférieur.
c) Une infiltration des plans superficiels. |
Les téguments sont épaissis, durcis, rouges : la peau est « prise ». Dans certains endroits la ne ÿ D
bourgeonne, dans d’autres elle se rétracte ; elle est. |
Alenée de oedés. A Éa périphérie, Sie cha | griné » de la peau.
d)Un ramollissement caséeux ou séreux aboutis= sant à l’ulcération.
II. — Les ganglions atteints le plus fréquemment sont les ganglions de la chaïne jugulaire principale recevant les lymphatiques de Ja langue, du pha= 3 rynx et du larynx. 6 | de Bts D'autres sont atteints moins souvent, ce sont les __ ganglions sous-maxillaires recevant les lymphaà tiques des bords de la langue, des fosses nasales, __ de la joue et des lèvres. Enfin les ganglions sousee mentaux recevant les lymphatiques de la pointe de fa langue, du plancher de la bouche et de la lèvre inférieure.
LV. — Le diagnostic des ganglions cancéreux est à faire avec :
a) Les tumeurs non ganglionnaires telles que : le cancer primitif de la glande sous-maxillaire, la sous-
maxillite chronique, les branchiomes ;
b) Les adénopathies non cancéreuses ; 1° les adénopathies tuberculeuses ; 2° les adénopathies syphilitiques ; 3° les actinomycoses.
c)les cancers gangüonnaires primitifs :
Les lyÿmphadénomes.
Les lymphosarcomes.
V,. — L'apparition d’une tumeur ganglionnaire au
= 51 — cours d’un cancer du carrefour aéro-digestif est des plus grave car elle indique l'extension de ce cancer.
VI. — Les agents physiques (rayons X et radium) et la chirurgie sont à la base du traitement des adénopathies cancéreuses du cou.
Mentionnons également la diathermo-coagulation
ui, dans certains cas, a donné d'excellents résul- ?
tats.
Vu : le Président de la thèse,
SÉBILEAU.
Vu:le Doyen.