‹ Contribution à l'étude des adénopathies cancéreuses secondaires du couChapitre 23 sur 23 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les caractères fondamentaux de l’adénopathie cancéreuse secondaire du cou sont au nombre de trois :

a) La dureté ligneuse, précoce, permanente et tenace ; 3

b) L'adhérence rapide aux organes profonds conduisant à la fixité et à l’enclavement ;

c) La tendance à envahir les ganglions voisins.

I. — Suivant le stade d’évolution,on peut distin-

guer quatre périodes :

a) Un ganglion isolé peu ou pas adhérent, quelque-

- fois une adénopathie en « chevrotine » ;

b) Une périadénite adhésive englobant le sternomastoïdien, les aponévroses, les vaisseaux et les nerfs, et, enfin,le périoste des vertèbres et du maxillaire inférieur.

c) Une infiltration des plans superficiels. |

Les téguments sont épaissis, durcis, rouges : la peau est « prise ». Dans certains endroits la ne ÿ D

bourgeonne, dans d’autres elle se rétracte ; elle est. |

Alenée de oedés. A Éa périphérie, Sie cha | griné » de la peau.

d)Un ramollissement caséeux ou séreux aboutis= sant à l’ulcération.

II. — Les ganglions atteints le plus fréquemment sont les ganglions de la chaïne jugulaire principale recevant les lymphatiques de Ja langue, du pha= 3 rynx et du larynx. 6 | de Bts D'autres sont atteints moins souvent, ce sont les __ ganglions sous-maxillaires recevant les lymphaà tiques des bords de la langue, des fosses nasales, __ de la joue et des lèvres. Enfin les ganglions sousee mentaux recevant les lymphatiques de la pointe de fa langue, du plancher de la bouche et de la lèvre inférieure.

LV. — Le diagnostic des ganglions cancéreux est à faire avec :

a) Les tumeurs non ganglionnaires telles que : le cancer primitif de la glande sous-maxillaire, la sous-

maxillite chronique, les branchiomes ;

b) Les adénopathies non cancéreuses ; 1° les adénopathies tuberculeuses ; 2° les adénopathies syphilitiques ; 3° les actinomycoses.

c)les cancers gangüonnaires primitifs :

Les lyÿmphadénomes.

Les lymphosarcomes.

V,. — L'apparition d’une tumeur ganglionnaire au

= 51 — cours d’un cancer du carrefour aéro-digestif est des plus grave car elle indique l'extension de ce cancer.

VI. — Les agents physiques (rayons X et radium) et la chirurgie sont à la base du traitement des adénopathies cancéreuses du cou.

Mentionnons également la diathermo-coagulation

ui, dans certains cas, a donné d'excellents résul- ?

tats.

Vu : le Président de la thèse,

SÉBILEAU.

Vu:le Doyen.

Page 1