LES TUMEURS OSSEUSES SECONDAIRES
Que faut-il entendre par tumeurs osseuses secondaires ?
Ce sont : ? Les tumeurs propagées par métastases.
Les tumeurs propagées par contiguité.
a) Les tumeurs propagées par métastases.
Il s’agit d’une métastase, dont le point de départ est le plus souvent une tumeur du sein ou de la thyroïde. Comme le montre MaucLaire dans le Nouveau Traité de Chirurgie de Le Dexru et Dereer : «sur 32 cas de cancers osseux secondaires colligés par Gurzr, 26 fois, le néoplasme primitif siégeait dans la mamelle.»
Mais il faut reconnaître que l’on possède bien peu d’observations de tumeurs métastatiques localisées au maxillaire supérieur.
b) Les tumeurs propagées par contiguité.
Les tumeurs, comme l’ont montré Tixrer et Parez dans le Précis ‘de Pathologie Chirurgicale, se propagent par contiguité selon deux modes différents :
ou bien un os malade, atteint depuis longtemps d’ostéo-myélite fistulisée à la peau, subit une dégénérescence maligne,
ou bien un os sain, est situé au contact d’une néoplasie voisine et
est envahi par elle.
Ce dernier mode de propagation est celui que l’on peut observer pour les épithéliomas du maxillaire supérieur qui doivent leur origine à un épithélioma primitif de la muqueuse de l’antre d'Hicumore, du rebord alvéolaire, de la muqueuse ethmoïdo-nasale, et l’on ne saurait trop insister sur le rôle que jouent les épithéliomas du sinus maxillaire, dans la propagation par contiguité des épithéliomas de l’apophyse montante du maxillaire supérieur, qui sont à l’origine, soit de tuméfactions, soit de destructions du sillon naso-génien. Les statistiques ont en effet montré que 50 % des épithéliomas du maxillaire supérieur, viennent de la muqueuse du sinus, 25 % de celle du rebord alvéolaire et 25 % de la muqueuse nasale ou de la muqueuse ethmoïdale. 6
Personnellement sur les 60 observations de tumeurs du maxillaire supérieur que nous avons pu consulter, grâce à l’obligeance de M. le Dr Huer, Laryngologiste de l’Institut du Cancer, plus d’une cinquantaine de ces observations relataient l’historique de malades atteints d’épithéliomas du maxillaire supérieur, à point de départ au niveau de l’antre d’Highmore.
Les épithéliomas du maxillaire supérieur déforment le sillon nasogénien selon deux processus différents : s
ou bien ils le tuméfient. C’est ce qui fait écrire à OmBREDANNE dans le Nouveau Traité de Chirurgie de Le Denrvu et Dezger : « bientôt la tumeur augmente de volume ; l’aile du nez du côté malade est d’abordsoulevée, puis le nez tout entier est déjeté vers le côté sain » ;
ou bien ils le détruisent en produisant des délabrements faciaux importants.
Nous avions pensé reproduire ici quelques photographies, qui auraient illustré le chapitre des épithéliomas du maxillaire supérieur, mais il en existe un nombre si important, notamment dans l’ouvrage sur le Cancer du nez, des fosses nasales, des cavités accessoires et-du naso-pharynx de Porrmanx et Rerrouvev, que les illustrations que nous aurions pu faire paraître ici, n’auraient présenté qu’un intérêt relatif.
Aussi nous contenterons-nous de rapporter deux observations d’épithéliomas à évolution naso-génien.