‹ Contribution à l'étude des affections susceptibles de modifier l'aspect du sillon naso-génienChapitre 127 sur 147 · DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

Quand un malade, porteur d’une affection du sillon naso-génien, vient trouver le chirurgien, celui-ci doit faire la discrimination entre les différentes affections qui peuvent envahir la région naso-génienne et que nous avons envisagées dans le précédent chapitre. Cette discrimination et l’examen dont elle découle doivent être faits, plus méthodiquement peut-être pour la région naso-génienne que pour n’importe quelle autre région ; d’autant plus méthodiquement que les affections y sont plus nombreuses et plus variées comme nous l’avons vu.

Ce qui frappe a priori, lorsqu'on examine un tel malade c’est que, parmi les affections dont il peut être atteint, les unes sont à tendance tuméfiante, les autrés à tendance ulcérante, destructive ou nécrosante. Mais il convient de remarquer qu’une classification dans ce sens est beaucoup plus difficile à réaliser que celle que nous avons envisagée dans le chapitre précédent et qui, se basant sur des données anatomo-pathologiques, réalisait le type même de la classification logique et méthodique. Au point de vue diagnostic différentiel il en est tout autrement ; car, ici, telle affection qui, à son début, se montre à tendance tuméfiante peut, par la suite, se révéler à tendance ulcérante. D’autre part quelques affections se montrent difficiles à classer, qui ne peuvent être considérées ni comme une tuméfaction pure ni comme une ulcération pure. C’est pourquoi nous avons préféré le terme d’affection à tendance tuméfiante ou à tendance ulcérante, destructive ou nécrosante à celui moins judicieux, d’affection tuméfiante ou ulcérante, destructive ou nécrosante.

Enfin nous n’envisagerons dans ce chapitre que certaines affections : celles dont l’existence nous paraît certaine au niveau du sillon nasogénien : soit que les auteurs d’ouvrages didactiques en äient prouvé l'existence à ce niveau, soit que nos Maîtres nous aient enseigné leur symptomatologie, soit que nos aînés en aient relaté des exemples dans leur thèse, soit que nous les ayions observées personnellement, soit

que nous en ayions trouvé des exemples tant au cours de nos isites au Musée des Moulages de l'Hôpital Saint-Louis que durant les nombreuses heures que nous avons passées à étudier la très belle ‘collection de Photographies de l'Hôpital Saint-Louis. »

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