LES ANÉVRYSMES ARTÉRIELS
Derser a défini l’anévrysme artériel comme une poche formée par les parois altérées de l’artère et dont la cavité pleine de sang communique avec la lumière du vaisseau.
Nous pensons que cette affection est tout à fait exceptionnelle au niveau de l'artère faciale. C’est ainsi que Naveau dans sa Thèse, sur 39 observations, apporte deux exemples d’anévrysmes de la temporale superficielle mais n’en apporte aucun de la faciale.
Toutefois il ne faut pas considérer, pour cela, que l’anévrysme de la faciale, n’existe jamais puisque, dans le chapitre des anévrysmes de la face et de la tête du Nouveau Traité de Chirurgie de Le Denrtu et Dezger, Decser et Mocouor écrivent :
« Ces anévrysmes sont rares et n’ont pas grande importance. Ils” « siègent le plus souvent sur l’occipitale ou la temporale. Ceux de «la maxillaire interne sont habituellement d’origine traumatique. « Mais on en a rencontré sur toutes les autres artères de ces régions : « la faciale, la coronaire labiale, les diverses branches de la tem- « porale. »
Et, un peu plus loin :
«O. Weger signale la possibilité de confondre un ganglion sou- «levé par l’artère faciale avec un anévrysme. »