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orifice de vidange. Quand l’eau s'écoule, il faut renouveler la glace. Ce dispositif est installé de trois à cinq heures avant le moment prévu de lintervention. Le malade est ensuite installé en salle d'opération où l’on pratique une anesthésie locale du membre à amputer, cette anesthésie devant être particulièrement soigneuse en arrière, au niveau du tronc du nerf sciatique. Nous n'avons jamais hésité, en cours d'intervention, en cas de phénomènes douloureux absolument insupportahbles malgré les effets combinés de la glace et de Panesthésie locale, à pratiquer une anesthésie générale, avec quelques bouffées de protoxyde ou d’éther. Mais la narcose ainsi obtenue «a été dans tous les cas extrêmement superficielle. I ne nous a pas semblé que l’adjonction de quelques centimètres cubes de novocaine ait aggravé les phénomènes de choc. Bien au contraire, il nous a semblé qu’elle les amendait en contribuant à supprimer la douleur. Quant à l’anesthésie générale, à condition qu’elle soit très superficielle, elle ne peut en aucun cas aggraver le choc, d'autant qu’elle aura une durée très courte, administrée seulement aux périodes critiques de l’intervention. j
B) L'acte opératoire.
L’amputation sera circulaire, rapide ; on prendra soin d’infiltrer le sciatique de novocaïne et de pratiquer la section du nerf le plus haut possible, après ligature au lin.
Alors qu’autrefois, on laissait la plaie largement ouverte, après toute amputation pour gangrène, aujourd’hui, grâce aux soins pré-opératoires, grâce à la réfrigération, on peut se permettre de mettre quelques points sur les muscles et sur la peau. Parfois même, ferme-t-on complètement sur un petit drain. Mais, il ne faudrait pas être systématique ; il est bien évident que les gangrènes humides ne peuvent être suturées.
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C) Les soins post-opératoires.
Autrefois, ils consistaient en pansements quotidiens, extrêmement fétides souvent, chez des malades condamnés au lit.
Actuellement, les suites sont parfois extrêmement simples, la plaie pouvant cicatriser par première intention. La préparation du malade, ies antibiotiques, la glace (qui autorise la fermeture partielle du moignen), les soins postopératoires sont responsables de la transformation des suites. Les injections intra et péri-artérielles seront poursuivies. On ne manquera pas d’administrer des tonicardiaques, de l'insuline au besoin. Le drain que lon aura eu le soin de mettre, même dans les cas ies plus favorables, sera enlevé au cinquième jour. Dès que cela sera possible, le malade sera mis dans un fauteuil, aux côtés de son lit.