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F6. 6.— Tige de Thevetia neriifolia.
s., suber ; coll., collenchyme ; calcium ; la., laticifères ;
L'épiderme, quand il existe dans les jeunes tiges, ne porte pas de poils, et presque toutes les cellules de cette région contiennent des cristaux d’oxalate de calcium.
Le parenchyme cortical est formé de deux zones : une externe, composée d'éléments de petite taille, polyédriques. au milieu desquels on trouve, de place en place, des îlots de collenchyme : etune interne, constituée par des cellules de grande taille, un peu aplaties dans le sens tangentiel, à contours arrondis et contenant des cristaux rhomboédriques d'oxalate de chaux et d’assez nombreux grains d’amidon.
Le tissu péricychique est formé d’amas de fibres de tailles diverses, d'aspect nacré, réfringentes, difficilement colorables. Leur seclion, arrondie, montre une lumière étroite et une paroi épaisse parcourue par de nombreuses stries concentriques. Chaque îlot de fibres est entouré d'un certain nombre de cellules de petite taille.
Vues en coupe longitudinale, ces fibres ont de 300 à 400 » de longueur sur 30 x de diamètre en moyenne. C'est à leur présence que l'écorce de Thepelia doit sa cassure irrégulière.
Dans le parenchÿme cortical ct dans le tissu péricyclique, on remarque un certain nombre de laticifères, facilement colorables par le soudan-chloral et assez difficilement par l’orcanette acétique.
La zone libérienne est formée d'éléments aplatis, superposés en longues files. Ils constituent des amas allongés, coniques, séparés les uns des autres par des rayons médullaires et des invaginations de tissu parenchymateux et contenant un certain nombre de laticifères, L’extrémité de chaque amas libérien vient se terminer sous un amas de fibres, qui semble, en quelque sorte, le coiffer.
Le bois, qui fait suite au liber, se compose d'un grand nombre de fibres, de petite taille, disposées en files parallèles, à parois épaisses, se colorant facilement par le vert d'iode. Leur section est plutôt quadrangulaire que ronde. Au milieu de ces fibres, on remarque un certain nombre de vaisseaux ligneux, soit isolés, soit réunis en groupes de 3 ou k éléments.
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T'1G. 7. — Racine de Thevelia neriifolia.
s., suber ; p. c., parenchyme cortical ; la., lalicifères ; Gb, liber ; r. m.,
rayon médullaire ; b., bois. G — 160 D.
De taille très supérieure à celle des fibres, ils sont, généralement, un peu aplatis, à lumière large et à paroi peu. épaisse. De distance en' distance, de minces rayons médullaires, formés de cellules allongées radialement, traversent les amas de fibres ligneuses pour venir s'épanouir à la hauteur des cônes libériens.
Au-dessous de ce tissu ligneux, se trouve un anneau de tissu criblé périmédullaire, ayant sensiblement la même épaisseur que le liber normal, et, à la partie centrale de Ia tige, une moelle assez abondante, formée de grandes cellules ovales ou arrondies, peu serrées, à parois minces,au milieu desquelles on rencontre quelques laticifères.
La racine présente une structure assez analogue. Le suber est formé d'éléments empilés les uns sur les autres, brunàtres, très. fortement aplatis, sauf la couche la plus externe dont les éléments présentent une cuticule assez épaisse.
Sous le suber, se trouve un parenchyme lâche, formé de grandes cellules arrondies ou hexagonales, à parois minces, au milieu desquelles on remarque un grand nombre de laticifères. Ces cellules sont bourrées de grains d’amidon, de taille variable mais toujours faible, en forme de capuchon, assez semblables à ceux du Sagou, mais plus petits et à hile central. Le liber, moins développé que celui de la tige, est disposé en amas coniques de petites cellules aplaties.
Le bois possède la même structure ici que dans la tige : amas de petites fibres à parois épaisses, séparés les uns des autres par des rayons médullaires peu épais ; au milieu de ces fibres, vaisseaux ligneux isolés ou réunis par trois ou quatre, à large lumière et à parois mintes. Ces faisceaux ligneux pénètrent jusqu'au centre de la coupe.
La feuille de Thevetia neriifolia présente une section à extrémités recourbées vers la face inférieure. L’épiderme est constitué par une assise de cellules rectangulaires, à parois fortement épaissies, Celles qui correspondent à la
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nervure médiane sont allongées perpendiculairement à la surface. Au-dessous de cette zone, se trouvent deux rangées de cellules palissadiques, à parois minces. Au niveau de la
nervure médiane, ce tissu est remplacé par un amas arrondi de collenchyme,
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F16, 8. — Nervure médiane de la feuille de Thevetia neriifoliu.
coll, coilenchyme ; ép., épiderme supérieur , £. €., Liseu criblé surnuméraire ; p., parenchyme ; b., bois; lib.,liber normal ; ox., cristaux mâclés d’oxalate de cal:ium ; la., laticifères. G = 160 D.
L'intérieur de la feuille est occupé par un parenchyme assez lâche, formé de cellules ovales ou arrondies, d'assez grande taille. Un certain nombre d'entre elles contiennent des mâcles d'oxalate de calcium. Au milieu de ce tissu, sont disséminés des laticifères qui paraissent plus nombreux autour du faisceau libéro-ligneux médian,
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La nervure médiane affecte, en coupe transversale, la forme d’un croissant à pointes peu aiguës tournées vers la face supérieure de la feuille. Elle est constituée par deux lames de liber, liber normal en bas, tissu criblé surnuméraire en haut, interrompues de distance en distance par des files de grosses cellules ; au centre, on voit un amas de vaisseaux ligneux discontinu et allongé également en croissant.
La face inférieure de la feuille est assez semblable à ja face supérieure, sauf l’absence de cellules en palissade. L’épiderme y est constitué par des cellules à parois épaisses sous lesquelles on trouve, à la hauteur de la nervure médiane, un amas collenchymateux, très développé.
Sur l’une et l’autre face de la feuille, l’épiderme est totalement dépourvu de poils.
Le fruit de T’hevetia présente à étudier trois parties :
Le péricarpe montre d’abord une rangée de ceilules un peu allongées, à épiderme épais chargé d’une matière cireuse verdâtre. Cet épicarpe recouvre un parenchyme lâche formé de larges cellules à parois minces, pentagonales ou hexagonales, et gorgées de suc à l’état frais. Au milieu de ces cellules, on trouve des laticifères d'assez gros diamètre (70 à 110 y), anastomosés, non cloisonnés et remplis de grosses granulations jaunâtres. Ça el là, on remarque quelques faisceaux libéro ligneux dont le bois est constitué par des vaisseaux scalariformes.
Le noyau est constitué par deux ou trois rangées de cellules brunâtres, légèrement allongées. Au-dessous, s'étendent deux zones de fibres ; la plus externe est formée le cinq ou six rangs de fibres disposées parallèlement à la surface ; la coupe radiale les montre par conséquent suivant leur diamètre. Les plus superficielles sont arrondies et ont une épaisseur moyenne de 50 à 60 v. Elles sont pourvues d'une lumière étroite et de parois épaisses, canaliculées. Les plus profondes sont de plus forte taille (300 & >< 50 u),
aplaties tangentiellement, avec une lumière plus large, également allongée (V. fig. 10).
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