‹ Contribution à l'étude des Apocynacées toxiquesChapitre 33 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Dans cette étude, nous avons exposé l'état actuel de nos connaissances sur les Apocynacées toxiques et montré que les principes organiques définis, qu'on a pu en extraire, appartiennent plus particulièrement au groupe des glucosides.

Nos recherches ont été limitées à une drogue connue depuis longtemps déjà et utilisée dans son pays d'origine par les indigènes, soit comme poison de flèches, soit comme Stupéfiant des poissons, soit même dans des buts criminels.

[La été nécessaire de faire tout d’abord un exposé critique de l'origine botanique de la drogue et de la spécification de l'espèce végétale qui la produit. En ce qui concerne cette partie du sujet, nous avons confirmé que la plante devait être rapportée au Thevetia nerüfolia Juss. qui, pendant longtemps, fut confondue avec les Cerbera.

Nous avons également étudié Ja répartition de cette espèce originaire du Brésil et aujourd'hui répandue dans un certain nombre de pays tropicaux, notamment en Malaisie, où la plante est utilisée encore aujourd’hui comme poison de flèches.

Nous avons complété les recherches anatomiques antérieures grâce aux matériaux frais que nous avons pu récolter nous-même en À. O. F. où l’arbre est aujourd’hüi abondamment répandu comme plante d'ornement. C’est ainsi que l’histologie de la racine et du péricarpe du fruit n'avait pas encore été décrite, à notre connaissance,

L'étude chimique des divers organes végétatifs a retenu plus particulièrement notre attention et il convient de dire de suite qu’en ce qui concerne la toxicité, qui est liée à la

présence du glucoside vénéneux, les écorces de racine et de tige, et l'amande du fruit, présentent seules cette propriété. Les autres organes, feuille, péricarpe du fruit, sont privés de glucoside et ne présentent donc aucun intérêt dans le sens qui nous occupe.

Dans l’amande, nous avons pratiqué, entre autres dosages, ceux de l'huile et du glucoside, et pour ce dernier, nous avons confirmé le chiffre trouvé par pe Vry.Pour les écorces, nous avons également dosé ce produit, ce qui n'avait pas encore été pratiqué auparavant.

Ayant à notre disposition une certaine quanlité d'huile, nous avons établi ses caractères chimiques, qui n'avaient été jusqu'ici déterminés qu'incomplètement, Nous avons également étudié sa composition ; on peut y affirmer la présence des acides stéarique, palmitique et oléique, déjà signalés par OupEMANs, et nous croyons pouvoir y ajouter les acides myristique et linoléique et des traces d'acide arachidique.

En ce qui concerne le glucoside, nous avons dû modifier la mé.hode d'extraction à l'alcool de pe Vry, en lui substituant un procédé à l’acétone qui permet d'obtenir facilement le glucoside cristallisé. Nous avons étudié les caractères de ce glucoside, en partieulier la nature du sucre qu'il fournit par hydrolyse, et nous avons donné quelques propriétés d'un corps toxique signalé par WARDEN, et que les dissolvants du glucoside entraînent également au cours de l'extraction,

Enfin, nous avons étudié l'action physiologique de ces deux corps, convulsivante pour le corps de WARDEN : tonicardiaque à pelite dose, inhibitrice du cœur et de la respiration à dose mortelle pour le glucoside ; assez semblable en bien des points, à l’action de la strophantine qui est fournie, d'ailleurs, par la même famille botanique.

Vu, bon à imprimer : VU:

Le Président de la Thèse, Le Doyen de la Faculté, Em. PERROT; M4 RADAIS.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Paris, 2 "APPEL:

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