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veuse causale, de la multiplicité fréquente des lésions osseuses, de leur étendue, l’intervention, par la résection ou l’amputation, ne paraît guère recommandable » (Forgue).
Cependant il y a parfois intérêt, quand il s’agit de malades assez jeunes et de formes à lésions osseuses relativement peu étendues, à pratiquer l’arthrotomie.
Sabrazès, dans un récent article à ce sujet, cite deux cas opérés avec plein succès.
Il s'agissait dans les deux cas de deux femmes assez jeunes. La première fut opérée par Villar il y a quelques vingt ans. « Cette malade, grâce à l’égalisation des surfaces articulaires et malgré l’absence d’ankylose, peut à l’aide d’un appareil en cuir qui emboîte le genou, marcher et vaquer à ses occupations parfois pénibles. Le résultat est excellent ».
Il s’annonce, paraît-il, non moins bon chez l’autre malade, opérée il y a peu de temps par le docteur Lacouture.
Do Tue
VIIT. — CONCLUSIONS
L — En présence de toute arthropathie à début brusque, mais à évolution prolongée, avec volumineux gonflement indolore de l’articulation et des régions avoisinantes, il faut songer au tabes et rechercher les signes de la période pré-ataxique : abolition du réflexe rotulien, signe d’Argyll, troubles de la vision, douleurs fulgurantes.….
II. — Au point de vue pathogénique, l’arthropathie du tabes est due à un trouble trophique d’origine nerveuse probablement périphérique, dont le point de départ se trouverait dans une lésion des nerfs sensitifs. ;
III. — Le diagnostic, souvent délicat au début, doit être fait avec toutes les arthropathies à évolution lente : arthropathies blennorragiques, syphilitiques et tuberculeuses.. Il est d’ordinaire rapidement confirmé par l’apparition du Romberg et de l’incoordination motrice.
IV. — Le pronostic dépend surtout de l’état général. Il est le plus souvent grave comme le pronostic de l’affection causale elle-même, et aussi parce que dans les formes sérieuses l’évolution progressive aboutit à la perte fonctionnelle du membre lésé. Cependant il existe des formes bénignes, qui évoluent naturellement vers la guérison, mais elles sont rares. | #8
LE I0 0e
V. — Je traitement est général et local. Le traitement général est celui du tabes: traitement antisyphilitique, hydrothérapie, électrothérapie, ete.
Le traitement local consiste, suivant les cas, en l’immobilisation dans des appareils prothétiques ou, lorsque les lésions osseuses sont peu étendues et peu nombreuses, en arthrotomies précoces (Sabrazès).