EXPÉRIENCE VI
15 avril. — Injection sous la peau d’une souris blanche de 1/2 centimètre cube d'une culture en bouillon de quarante-
huit heures. L'animal survit.
Produits solubles. — Pour étudier les toxines sécrétées par le bacille, on pratiquait des cultures dans du bouillon.
Au bout de huit jours, ces cultures ont été filtrées sur une bougie de Chamberland au moyen de l'appareil de Kitasato.
Le 14 avril, on injecte dans le péritoine d’un lapin de 2.50 grammes 10 centimètres cubes de liquide filtré.
Aucun effet sur l'animal le premier jour. L’animal survit et présente seulement un léger amaigrissement
de 30 grammes, Un cobaye de 3£0 grammes, injecté
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le même jour avec 6 centimètres cübes du même liquide dans le péritoine/survécut.
L'action pathogène est donc très faible; nous, n’avons pas pu déterminer de septicémie et la mort que nous avons obtenue, paraît due à des produits toxiques contenus dans les cultures ou dans le corps
-des microbes.
ILestbon;, toutefois, de remarquer que nous n'avons cherché l’action,pathogène qu'avec des cultures provenant de réensemencements successifs sur milieux artificiels et l’on sait que, pour beaucoup d'espèces ét en particulier pour le bacillus septicus putidus, la virulence diminue à mesure qu'on s'éloigne de la culture primitive.
Les accidents provoqués chez les animaux semblent dus bien platôt à une intoxication qu’à une infection.
Les ensemencements étant toujours-restés négatifs, on ne peut invoquer une pullulation du microbe. IL est possible que le poison soit contenu, au moins pour la plus grande part, dans le corps bacillaire. Nous avons constaté que le liquide qui traverse la bougie de Chamberland est dépourvu de toxicité. Nous nous proposons de rechercher, dans des expériences ultérieures, quelle est l’action des corps bactériens stérilisés, |
Nous ferons remarquer encore qu'une première injection, loin d’immuniser contre une deuxième semble créer un état anaphylactique.
Le résultat est particulièrement net chez les
cobayes qui ont constamment résisté à la prenière
RE Nas
injection et ont constamment succombé à la seconde. Il sera intéressant de faire une expérience semblable, c'est-à-dire une double injection,avec le liquide de culture stérilisée,
Si notre microbe ne peut être considéré comme un agent infectieux, il peut être rangé avec les agents toxiques. À ce titre, il mérite de fixer l'attention. Il serait utile de le rechercher et de le trouver dans l'intestin de l’homme et de savoir s’il peut y élaborer des substances nocives.