ISOLEMENT DU MICROBE
Notre microbe provient des matières de l'intestin grêle du chien.
Nous l’avons isolé de la façon suivante : le chien était à jeun, et, sous anesthésie chloroformique, on a isolé une anse de l'intestin grêle à la partie moyenne, au niveau de l’iléon, et on en a prélevé le contenu avec une pipette stérilisée.
Après avoir dilué ces matières dans de l’eau stérilisée, nous en avons semé quelques gouttes dans un premier tube de gélatine préalablement liquéfiée par la chaleur. De ce premier tube nous prélevions quelques gouttes qui servaient à ensemencer un second tube de gélatine. Un troisième tube était ensemencé avec quelques gouttes prélevées du deuxième tube, et enfin un quatrième tube, avec quelques goultes du troisième tube ; puis on coulait ces tubes de gélatine dans les plaques de Petri stérilisées.
La première et la seconde plaques étaient très
æriches en colonies. La troisième et la quatrième
plaques présentaient des colonies séparées, faciles à isoler. Certaines liquéfiaient la gélatine. Ce sont celles là que nous avons examinées.
De ces colonies nous avons isolé un bacille que nous avons pris au premier abord pour le Bacillus septicus putidus décrit par M. Roger (1).
En effet, il lui ressemblait parfaitement par sa morphologie et ses caractères de culture sur gélatine. |
Ce bacille fut repiqué sur gélose et bouillon, puis mis à l’étuve à 37 degrés. Le développement des cultures était nul.
C'est alors que nous nous sommes aperçue qu'ilne s'agissait pas d’un bacille déjà décrit, mais d'un bacille qui présente quelques particularités intéressantes el, chose essentielle, quine supporte pas la chaleur, quoique provenant -de l'intestin du chien où la température est à 3, degrés.
$ 1. Roger, Revue de Médecine, 10 octobre 1893.