BACILLE VIOLET PATHOGÈNE DE GAUDUCHEAU
Ce germe a été isolé d’un puits à Hanoï et étudié en 1907 par GAUDU- CHEAU. Il se rapprocherait, d’après l’auteur de B. janthinus et de B. vio-
laceus Laurentius.
MORPHOLOGIE
C’est un Bacille de 1 w à 3 w de long présentant souvent une forme incurvée.
Il est mobile, ne prend pas le Gram.
CARACTÈRES DE CULTURE
Se développant très bien sur gélose, pomme de terre, bouillon au-dessus de 20° C., il pousse plus difficilement sur la gélatine qu’il liquéfie.
Il coagule le lait, puis redissout le coagulum. :
Le Bacille violet décrit par GAUDUCHFAU donne un pigment violet intense, presque noir sur gélose et pomme de terre.
Ensemencé en bouillon, il donne une teinte violette en surface, tandis que le reste du liquide est trouble et présente une coloration bleue.
Les cultures fourniraient encore, entre autres particularités, la propriété de dégager une odeur rappelant un peu celle d'amandes amères. Les cultures sont tuées si elles sont soumises à la température de 56°-57° C. pendant quinze minutes.
GAUDUCHEAU aurait constaté chez ce germe l’existence d’une très grande variabilité de la fonction chromogène. C’est ainsi que ses premières cultures effectuées en bouillon lui auraient donné un voile très épais violet foncé, dont il aurait vu diminuer d’une façon considérable l’épaisseur et l'intensité de la teinte, au cours des passages successifs sur ce milieu. Ceci est un fait banal qui s’observe avec tous les germes du groupe des violaceus.
PIGMENT
Le pigment sécrété par le Bacille violet pathogène est insoluble dans l’eau. l’éther et le chloroforme. Il est soluble dans l'alcool et vire au vert sous l’action de la soude.
POUVOIR PATHOGÈNE
Le Bacille violet pathogène de GAUDUCHEAU présenterait un pouvoir hypothermisant considérable pour le cobaye, dont la température serait abaissée de plus de 10° C., peu de: temps après l’inoculation.
CHAPIRRE NV
Parmi les germes chromogènes produisant des pigments bleus solubles, il est deux espcèses sur lesquelles nous allons maintenant nous arrêter.
Nous les classerons dans un chapitre à part, du fait de leur faculté de sécréter en dehors du pigment bleu, un pigment fluorescent et deux pig-. ments rouge et noir.
Dans ce chapitre, nous envisagerons donc tout d’abord le Bacille pyocyanique et le Bacille du lait bleu puis quelques germes se rapprochant de ceux-Ci.
B. PYOCYANEUS Gessard 1882
La Bactérie du pus bleu n’est guère connue que sous le nom de Bacillus. pvocyaneus GESsARD 1882.
Elle à néanmoins été décrite par SCHRÔTTER (1872), sous le nom de Bacterium aeruginosum et en 1886 sous le nom de Bacillus aeruginosus.
MiGuLa (1900) l’a rangée dans son genre Pseudomonas et la désigne sous le nom de Pseudomonas aeruginosa.
Le Bacille pyocyanique peut exister dans les eaux, dans l’air, dans le -sol. On le rencontre à l’état pathologique dans le pus bleu et les lésions qu'il provoque.
Grâce aux travaux de GESsARD (1882) qui l’a découvert, RADAIS (1897), MAMELLE (1919), on connaît aujourd’hui trois types dans l'espèce B. pyocyaneus. Ce sont les variétés pyocyanogène, mélanogène et érythrogène. La variété mélanogène, qui a été décrite par RADpars (1807), se détache nettement des deux autres. La variété érythrogène a été isolée à peu près en même temps par GESSARD (1917) et MAMELLE sous la direction de M. le Professeur LASSEUR en 1910.
Les variétés mélanogène et érythrogène se distinguent facilement les unes des autres. En effet, en dehors du pigment fluorescent et du pigment bleu vert que sécrètent toutes les variétés, les souches érythrogènes possèdent la propriété de sécréter sur eau peptonée un pigment rouge et les souches mélanogènes un pigment noir.
Les recherches effectuées depuis de très nombreuses années ont amené GESSARD à donner un tableau systématique permettant la classification des germes pyocyaniques.
C’est ainsi que se basant sur la chromogénèse des cultures en bouillon, le savant avait admis pour chaque type l'existence de races A.F.S. selon la nature des pigments obtenus.
MARCHAL (1932) a eu l’occasion de montrer qu’en utilisant des milieux de composition chimiquement définie les dénominations de GESsARD n'étaient pas toujours justifiées. Malgré cela nous reproduisons ci-contre le tableau d'identification des germes pyocyaniques proposé par GESsARD n'y attachant qu’une valeur toute relative et purement documentaire,
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