RÉSULTAT
ESS Rae
Huguier rapporte dans son mémoire qu'il «pratiqua une double incision elliptique sur la face interne de la petite lèvre, circonscrivant l’orifice excréteur, de telle sorte que ce dernier correspondait au centre de l'ellipse : il attira la glande au dehors à l'aide d'une pince érigne, la détacha de ses adhérences avec des ciseaux courbes el l'enleva; sur une autre femme de son service qui souffrait d'une dilatation kystique et purulente, il se décida à disséquer lappareil vulvo-glandulaire, après avoir sectionné verticalement et parallèlement au sillon nympholabial, un pli horizontal, fait avec la muqueuse de la petite et de la grande lèvre. »
Depuis, Bois de: Laurv, Langlebert, Fauvel ont repris lablalion.de l'organé en variant leemanuel opératoire. eine
Michaux se loue de ce mode de traitement dans son traité de chirurgie.
Il ressort de ce qui a été dit que dans une bartholinite aiguë prise au début, peu fluctuante, on pourra procéder à l'extirpation immédiale sans ouvrir l'abeès. Si la poche est très tendue, le tissu voisin très enflammé, on pourra | procéder à l’incision d'emblée suivie d’un râclage à la curelte avec caulérisation; mais pour plus de sûreté mieux vaut encore praliquer lexürpation à froid si lon peut s'exprimer ainsi, c'est-à-dire quelques jours après. A ce prix seulement on pourra déclarer à la malade qu'elle est complètement guérre. |
Les désavantages d’une telle méthode ‘sont-ils assez importants pour être même dangereux ? L'intervention sanglante, pour êlre pratiquée commodément, nécessite l'anesthésie qui fait courir des risques sérieux à la ma-
lade. Si cependant on sé contentait d'une anesthésie
locale à la cocaïne on augmenterait les chances d'hémor-
one ragies par le fait de la vaso-dilalation consécutive à la vaso-constricüon iniliale produite par l'injection de lalcaloïde. Eu
Nous avons vu les ennuis occasionnés par ces hémorragies lenaces. Fauvel, dans sa thèse, rapporte lobservalion d'une malade dont la vie faillit être compromise par des hémorragies répélées. Le voisinage des veines vaginalés et la possibilité de les sectionner paraissent à Huguenin une raison suffisante pour rejeter lénucléation. | *
D'autres griéfs peuvent être encore formulés contre l'énucléation. On a dit que les points de suture s'infectent, lâchent, que les bords de la plaie se rétractent, d'où une guérison qui traîne, nécessitant un séjour prolongé à l'hôpital. Certains auteurs ont observé que la perte de substance laisse une cieatrice désagréable. Martin et Léger ont affirmé qu'il n'y a pas une déformation aussi notable qu'on le suppose.
L'antisepsie et l'asepsie mettent à l'abri des complicalions septiques, assurent une réunion rapide et quelques jours après la réanion des bords la cicatrice n’est guère apparente.
Fauvel a signalé après ces interventions la possibilité d'une phlébite.
Non moins important sera le traitement de la bartholnite chronique parce qu'elle n'a pas de tendance à la guérison. C'est surtout pour cette forme que lextirpaon de l'organe est de rigueur. En effet, le râclage, les causliques détruisent bien les trajets fistuleux, mais on laisse des foyers infectés pour ne délruire que les voies d'écoulement du pus.
Lei l'opération sera plus délicate parce que la glande se lrouve enfermée au milieu de couches conjonetives
et 1l faudra éviler de laisser les prolongements aberrants qui permettent à l'infection de se réveiller ensuite. Ces prolongements s'engagent quelquefois entre le rectum et le vagin, entre les aponévroses du périnée : il faut alors une dissection soigneuse.
Pour éviler ces opérations incomplèles, Terrillon avait proposé l’injeétion de substances solidifiables dans Ja glande. On comprend la difficulté qu'il y a à faire pénétrer ces substances dans tout l'organe : on n'arrive qu'à distendre certaines parties pendant que d’autres n'ont rien reçu.