‹ Contribution à l'étude des Blastomycoses pulmonaires: Une nouvelle espèce de levure pathogène: Saccharomyces catarhallis n. spChapitre 21 sur 31 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Essais de séro-diagnostic.

Nous considérerons dans ce chapitre les méthodes utili- -sant l’agglutination et celles qui emploient la recherche de la déviation du complément.

Agglutination.

On a utilisé pour cette épreuve une culture de Rhinocladium Beurmanni suivant le procédé classique. La culture, âgée de 2 mois a servi pour la préparation aseptique d’une émulsion homogène. L’émulsion a été obtenue par trituration dans le sérum physiologique stérilisé en mortier stérile ; cette émulsion a été soumise à la filtration de manière à ce que les spores passent à travers le filtre qui retient les filaments, etc.

Nous avons compté le nombre de spores par champ microscopique et nous avons dilué l’'émulsion pour obtenir environ 150 spores en moyenne par champ. Cette dilution nous a servi dans nos différents essais.

Nous donnons ci-dessous le tableau des réactions effectuées :

Emulsion de spores d

e Dilution Quantité

Rhinocladium Beurmanni du sérum introduite Dilution (Nombre de gouttes) du malade : (en gouttes) définitive 1 NE 0 I 1/20 2, NI 1/10 IV 1/50 3. XVIII 1/10 IT 1/100 4. a be 1/10 I 1/200 Ô. XVII 1/40 Il 1/400 6. IX 1/40 I 1/800 fe XX (témoin)

NS <a

Chacun de ces tubes est agité avec précaution pour réaliser un mélange aussi homogène que possible : la totalité des tubes est alors introduite à l’étuve à + 37° où elle séjourne durant une heure.

Nous avons obtenu l’agglutination du Rhinocladium Beurmanni par le sérum du malade pour les tubes n° 1, n° 2 et n° 3 correspondant aux dilutions de 1/20, 1/50 et 1/100.

Par contre, les tubes n° 4,5, 6 et 7 ne nous l’ont pas fournie les trois premiers tubes de cette deuxième série correspondent aux dilutions de 1/200, 1/400 et 1/800 : à ces dilutions l'agglutination est donc négative. Le tube n° 7 était notre tube témoin dans lequel l’agglutination ne s’est pas produite, comme de juste.

Déviation du complément,

Au cours de ces expériences, on a fait appel à la technique donnée par CALMETTE [58] en ce qui concerne le séro-diagnostic de la syphilis. Nous ne la décrirons pas ici étant donné, qu'elle est trop connue ; nous nous permettrons seulement d’insister sur la préparation de notre antigène. On a utilisé la méthode indiquée par SÉVENET [59| : elle consiste à pratiquer une macération de la culture utilisée (il s’agit en l'espèce de notre Saccharomyces) dans un ballon contenant un mélange à parties égales d'alcool et d’acétone. On abandonne ainsi pendant 8 heures. On épuise alors au réfrigérant ascendant pendant 2 heures. On centrifuge et on décante ; on dispose le mélange alcool-acétone à la glacière durant 6 heures.

Le résidu est repris par de la pyridine et on épuise à nouveau un réfrigérant ascendant pendant 2 heures ; on distille pour enlever la pyridine.

On reprend le résidu au moyen d’eau distillée dans les proportions de 0 gr 2 % et on ajoute 0 gr. 2 de cholestérol. Cet extrait levurien purifié nous sert d’antigène.

Le complément est fourni par du sang frais de cobaye dilué au 1/20. Dans ces conditions,nous avons obtenu avec

A. Fabre 5

A LAOD IS

le sang de notre malade,une séro-réaction de déviation du complément positive.

Les deux épreuves d’agglutination et de déviation de l’alexine doivent donc être retenues et peuvent être utilisées dans le diagnostic de cette affection.

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