‹ Contribution à l'étude des BrûluresChapitre 7 sur 36 · IT. — GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

IT. — GÉNÉRALITÉS

La brûlure est un accident fréquent dont la gravité doit être envisagée lant au point de vue vital que du point de vue fonctionnel (récupération de la capacité de travail).

Du fait de sa fréquence croissante elle prend une place de plus en plus grande dans la pathologie.

La deuxième guerre mondiale avec ses nombreuses causes de brûlures (dans la marine, dans l'aviation, dans l'infanterie : chars et lance-flammes) a donné une nouvelle impulsion à l'étude de ces lésions et dans cet exposé nous utiliserons volontiers des résultats acquis dans les divers services sanitaires alliés. : HE

Aux U.S.A. en temps de paix ‘on compte annuellement 6.000 décès par brûlures cutanées dont 1/6 ie suite des accidents de la circulation.

Cela donne pour 1926 un pourcentage de 6, 2 morts RHÈU 100.000 habitants.

A noter qu'à la même époque il, y avait 45 décès Fee appendicite pour le même nombre d'habitants. s

En Angleterre, les. statistiques d’un service spécialisé comme celui de la Royal Infirmary of Glasgow, révélaient : a 4 ans 1.200 brûlés étaient admis avec une mortalité de

2,8 %. Ce nombre s’éleva considérablement avec la Buerrè, | . les Iles Britanniques.

Rien que pour la Royal Air Force, 6 grands HBDiAes furent spécialisés dans le traitement des brûlures.

En dehors des guerres, les causes de brûlures ne sauraient varier et on retrouve à peu près toujours les mêmes accidents dus le plus souvent à un manque de précautions élémentaires : réchauds à alcool, imprudences au contact’ de ‘réci- :

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pients pleins d’essence, pour les adultes; liquides bouillants pour les enfants.

MourGuEs-MOULINES devaient, en 1937, au Congrès de Chirurgie, rappeler qu’en Angleterre il y eut pendant longtemps une grande mortalité infantile. Il s'agissait d'enfants laissés sans surveillance auprès de cheminées ouvertes et qui tombaient dans le feu.

Le Parlement vota une loi punissant les Re laissant les enfants sans surveillance auprès du feu; dès lors les statistiques montrèrent que les brûlures « by burns » diminuaient de fréquence, tandis que s’élevaient d'autant le nombre de brûlures « by scalds » (liquides bouillants).

A Vienne, Ch. RIEHL Junior assignait en 1939 la 4* place aux brûlures parmi les accidents (après les accidents d’automobile, les chutes, l’alcoolisme). |

Chaque année, en France, les brûlures tuent 1. 000 per- sonnes et en estropient ou défigurent 10.000.

:\ BRowN, de l’ILR. de Glascow, publia, en 1945, cune : statistique intéressante qui montrait que :

Sur 1.803. brûlés entre janvier 1942 et août 1943, 16, 8 Z\ furent hospitalisés.

128 hommes pour 100 femmes étaient atteints.

25 % des accidentés avaient moins de 3 ans.

17 % des brûlures étaient dues à des accidents du travail et 83 % à des accidents familiaux.

Ces accidents sont plus fréquents entre 14 h. ët 20 h. 1/5 ont lieu entre 20 h. et minuit, parmi ces derniers 74 % concernent les enfants. |

Ceci d’ailleurs inspirait à BROWN la remarque suivante : «< Au moment où l’on pourrait penser que de jeunes enfants sont au lit, les 3/4 des brûlures qui surviennent à cette heure concernent des patients aussi jeunes ».

I y à un gros effort à faire en France dans le domaine de la prévention et des premiers soins en ce qui concerne les brûlures chimiques industrielles.

D'une façon générale, la France a encore beaucoup à faire pour rattrapper certains pays comme l’Angleterre.

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