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CONCLUSIONS

Parmi les calculs des voies biliaires, il convient de faire une place à part aux calculs du confluent qui méritent d’être individualisés, parce qu'ils réalisent un syndrome clinique qui leur est propre, et, surtout, parce qu'ils imposent des considérations spéciales, au point

de vue de la thérapeutique chirurgicale.

On peut donner le nom de calculs du confluent :

1° Aux calculs du confluent anatomique proprement dit. Ce sont des calculs situés dans le cholédoque au niveau même de l’abouchement du cystique. Parfois ils envoient des prolongements dans l’hépatique et dans le cystique et agissent surtout par obstruction.

Même en dehors des cas où il existe des prolongements dans les deux canaux, ces calculs du cholédoque,

situés au niveau du confluent, peuvent s'accompagner ; e)

d'une atrésie de l’hépatique de nature cicatricielle (Tixier) : rétrécissements intrinsèques.

2° À des calculs qui, sans être situés au niveau du confluent anatomique, réalisent cependant le même syndrome clinique et exposent aux mêmes accidents. Ce sont des calculs du cystique ou du bassinet qui compriment l’hépatique par leur volume ou l’enserrent dans une virole de sclérose inflammatoire : rétrécissements extrinsèques.

Is agissent par compression ou par inflammation de l’hépatique. Cliniquement, les calculs du confluent réalisent le syndrome d’obstruction des calculs du cholédoque. Ils s’accompagnent plus fréquemment que ces derniers de dilatation de la vésicule et, souvent aussi de dilatation des voies biliaires intra-hépatiques.

Au point de vue chirurgical, l'intérêt capital qui s’attache aux calculs du confluent est qu’ils exposent, plus que tous les autres, aux blessures de la voie biliaire prin-

cipale :

a) ils exposent le chirurgien à la sectionner, car ils modifient les rapports des différentes parties des voies biliaires entre elles ;

b) ils exposent aux blessures de la veine porte et de l'artère hépatique, car ils modifient les rapports des organes contenus dans le petit epiploon ;

c) ils exposent à la rupture du confluent par la grande friabilité du conduit altéré par l’inflammation.

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