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était 40 ans approximativement et à années en moyenne séparaient les trois interventions.
Quant à l’âge moyen d’apparition de la 3° lésion, il était pratiquement le même que celui de la première lésion en cas de tumeur double, soit inférieur aussi à celui d’une lésion uniqué.
Ces résultats sont en accord avec l'hypothèse suivante : la tendance au développement d’un cancer se manifeste d'autant plus tôt que le sujet est candidat aux lésions multiples.
D. — Les localisations.
Il est bon de comparer piusieurs statistiques qui mettent en valeur la prépondérance des lésions rectales et sigmoïdiennes.
Il ne manque pas d’intérêt de mettre en parallèle les localisations des lésions uniques et multiples.
Dans une statistique de J.-D. Stenstrom, en 1954, intéressant 1000 cas de cancers rectocoliques, les lésions uniques se répartissent ainsi
70 % rectum, sigmoïde, 17,5 % côlon droit,
6,5 % côlon gauche,
5 % côlon transverse, 2 % appendice.
Les lésions multiples étaient au nombre de 48, (45 cancers simultanés, 3 successifs).
20 sur 45, soit 44 %, siégeaient dans le rectum et le sigmoïde. 7 cas intéressaient des lésions doubles du sigmoïde contre 4 au rectum.
Thomas (1948). concrétise ses résultats dans un tableau :
Rect, Sig: Desc. Trans. Asc. En pourcentage
Lésions uniques 473 pi 24,7 9,3 3,8 2 Lésions synchrones 91 42,3 25,3 9,6 5,6 17,23 Lésions asynchrones ST MO APE PRES MATOS 50
a) Ce tableau montre effectivement que 51 % des lésions uniques, soit la moitié, siègent dans le rectum, sigmoïde venant en seconde position avec 247 %. Les 3/4 des
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lésions siègent donc dans le rectum et le sigmoïde, le 1/4 restant se Jocalisant dans le reste du côlon.
b) La répartition de 81 carcinomes dans le groupe synchrone suit pratiquement la même proportion avec, pourtant, une légère diminution des lésions recto-sigmoïdiennes, surtout au bénéfice de l’ascendant.
c) Dans le groupe asynchrone, le rectum et le sigmoïde ne représente plus que 1/3 des localisations pas plus que l’ascendant seul.
CARCINOMES MULTIPLES ASYNCHRONES
| ; Second Carcinome
ASC Trans: Desc: Sig. Rect.
ASC. Ï 5 (fi 3 3 1* 18,9 % Transv. : il 1er carcinome Desc, 1 9 3 Sigm. 2 3 5.413,59 %
Rectum 3 1 3 AR: D490
Cette dernière constatation pourrait faire penser que si les lésions rectales perdent de leur importance en cas de tumeurs asynchrones, ce fait tient à la surveillance qu’on exerce facilement sur le rectum après une première localisation tumorale dans le côlon. Un nouveau tableau confirme cette hypothèse et prouve en effet la prépondérance des lésions dans le côlon droit en cas de tumeurs multiples asynchrones puisque 48,7 %, soit près de la moitié des lésions primaires siègent dans le coecum, l’ascendant, l’angle hépatique. (Ce fait n’a pas recu d'explication).
Dans les cas de malades atteints de lésions uniques ou multiples synchrones, on constate que la moitié environ des lésions siègent dans le rectum et le recto-sigmoïde.
E. — La multiplicité des carcinomes.
Les cancers multiples ne sont pas seulement doubles ; ils peuvent être triples, quadruples, et même beaucoup plus nombreux, si l’on s’en réfère à certaines dégénérescences de colite
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chronique ulcéreuse par exemple, mais alors, il faut parier de carcinomatose diffuse.
C’est vraisemblablement A. Chalier qui, en 1909, a publié le premier cas de cancer triple du côlon ; en fait, il s'agissait même d’un cancer quadruple puisqu'il notait les localisations suivantes : transverse, ascendant, coecum et iléon.…
En 1945, Berson et Berger groupent dans la littérature 66 cas de cancers doubles, 6 cas de cancers triples. Ils ajoutent alors 13 cas de cancers doubles, 3 cas de cancers triples.
En 1948, Thomas, dans sa statistique, 124 cas de cancers doubles, 4 cas de cancers triples.
En 1952, Bacon, Michael, sur 94 cas de tumeurs multiples, 73 intéressant le tube digestif, 9 cancers triples des côlons dont 3 cancers triples du sigmoïde.
En 1954, Kaplan publie un cancer métachrone ayant eu, comme localisations successives sigmoïde, transverse, l’ascendant avec des intervalles de 9 à 2 ans entre les localisations.
La fréquence de ces lésions triples est difficile à préciser (de 3,5 %, (Thomas), à 10 % (Berson et Berger.
Les lésions quadruples sont encore plus rares.
Cancers asynchrones
Edwards en 1948 (sigm. transv., recto-sigm. transverse avec des intervalles de 8, 6, 5 ans).
Ransom en 1952 (4 localisations dont une rectale). Cancers synchrones
Bargen et Rankin en 1930 (sigmoïde, angle gauche, transverse, COeCUmM).
Des faits apportés précédemment, nous pouvons déduire que :
a) 3 affections (polypose acquise, familiale, et colite ulcéreuse chronique) sont des lésions précancéreuses à plus ou moins longue échéance, la dégénérescence étant inéluctable pour les deux dernières.
b) Il existe des différences certaines entre cancers multiples synchrones et asynchrones,
Le sexe, volontiers masculin, l’âge moyen plus jeune au moment de l'atteinte cancéreuse, la localisation préférentielie
au côlon ascendant, sont des arguments en faveur d’un cancer multinle asynchrone.