‹ Contribution à l'étude des cancers Multiples du colonChapitre 41 sur 43 · C) LES RESULTATS · texte numérisé non relu

C) LES RESULTATS

Pour les cancers multiples, les résultats sont éminemment difficiles à juger, du fait de la publication des cas de multiplicité qui sont, sinon isolés, du moins très limités.

Il est normal de penser que la multiplicité est un facteur de gravité, difficile à juger entre cancers synchrones et asynchrones.

A l’extrême, il pourra s’agir d’un cancer multiple synchrone localisé sur le même segment du côlon et exigeant la même thérapeutique qu’un cancer unique, mais il pourra aussi s’agir d’un cancer synchrone localisé sur deux segments coliques, nécessitant une colectomie en deux temps. De même, le cancer asynchrone réclamant deux interventions successives, le risque opératôire se trouve accru du fait de sa répétition.

1° -La mortalité opératoire.

Elle varie, pour les cancers uniques du côlon gauche entre 10 %, et 11 % à 36,5 % selon que l'intervention est faite en un ou deux temps. Pour le côlon droit, les chiffres sont de l’ordre de 8 % ou de 5 %:i selon que l'intervention est faite en 1 ou 2 temps.

Miller, en 1924, publie trois cas de cancers multiples, tant synchrones qu’asynchrones, avec un décès.

2° La mortalité post-opératoire.

C’est le cancer lui-même qui en est responsable. Pour le côlon gauche : en gros, 2/3 des malades sont encore en vie trois ans après, la moitié 5 ans après. Pour le côlon droit : suites opératoires meilleures après colectomie en un temps, la survie étant de l’ordre de 69,5 % après trois ans, 644 % après 5.ans, 60 % après 10 ans.

Dans une statistique française, Dujardin et Nicol, colligent 5 cas de cancers asynchrones ; 3 sont opérés depuis moins de 5 ans, 2 depuis 6 et 7 ans, tous semblent bien aller.

Jusqu'ici, on ne peut guère juger des résultats de la thérapa des cancers multiples, et sans doute, peut-6n s’en faire qu’une « idée » imprécise basée sur les résultats de la thérapeutique des cancers uniques du côlon.

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