INTRODUCTION
Les tun:eurs multiples du côlon ne sont connues que depuis Czerny qui, en 1880, publia le premier cas. |
Les publications ultérieures mirent en évidence deux catégories de cancers multiples : les uns synchromes, se présentant simultanément, les autres asvnchrones ou métachrones, se révélant successivement.
En même temps, l’accent fut mis sur le caractère primaire de certaines tumeurs multiples, l'éventualité de tumeurs secondaires étant possible dans un organe aussi étendu que le côlon.
L'intérêt des cancers multiples du côlon tient à la fréquence des cancers du côlon puisque Kratzer en 1944, sur 171.171 morts par cancers, aux Etats-Unis, relève 29.000 morts part cancers du côlon. La fréquence de la multiplicité est évaluée entre 2,5 % (Stenstrom), à 7,5 , (Mider). Berson et Berger donnent le chiffre de 5 %.. Les cancers multiples du côlon sont les plus fréquents
après ceux de la peau.
De nombreux auteurs admettent que si la multiplicité a pu paraître, en un temps, comme une rareté, des statistiques nouvelles prouvent que les cancers multiples deviennent beaucoup plus fréquents qu’on ne le pense généralement.
Comme pour toute affection, c’est la recherche systématique s’appuyant sur les moyens de diagnostic plus précis qui en augmente la fréquence.
Cette fréquence relative, telle qu’elle ressort de statistiques américaines, n’est pas du tout évidente en France, puisque lon compte, jusqu’à ce jour, une dizaine de cas de cancers multiples publiés.
C’est la raison pour laquelle il nous a semblé intéressant de rapporter les 2 cas observés dans le Service de Monsieur le Professeur Bertrand.
LR Pet
Que les malades prennent l'habitude de consulter le mên:e chirurgien, que lon recherche systématiquement la multiplicité quand on diagnostique un cancer du côlon, et nul doute qu’alors, la liste des cancers multiples s’allongera. k
Dans cette étude, nous avons tenté de présenter quelques particularités tenant aux cancers multiples du côlon, en excluant les cancers multiples intéressant le rectuir ; si nous en venons à les introduire par moment dans cette étude, c’ést seulement pour faire quelques différences, ne serait-ce que pour mettre ‘en évidence la fréquence beaucoup plus grande de ces tumeurs multiples lorsqu'il y a participation rectale.
Dans l’exposé suivant, nous envisagerons — Jhistorique, ‘ se les observations, — lPanatomo-pathologie, — la pathôgénie, — l’étiologie, — Je diagnostic.
— Îe traitement.