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HISTORIQUE

Le carcinoïde de l’appendice a été considéré comme une affection très rare, presque exceptionnelle, mais à me-

sure qu'a été fait l'examen anatomo-pathologique systéma-

tique des organes enlevés, un tel genre d’affection est devenu plus fréquent.

C'est LETULLE qui, le premier, en 1887, étudie certaines tumeurs de l’appendice, caractérisées par leur bénignité tumeurs qu’à Ce moment déjà il différencie de l’adéno-carcinome à évolution maligne.

LUBARSCH, en 1888, les décrit sous le nom de petits carcinomes du tractus digestif. « Tumeurs épithéliales, nous dit-il, à point de départ muqueux en relation avec les glan-. des de LIEBERKUHN à cellules polygonales, groupées en cordons ou en alvéoles. »

De ce fait, un certain nombre d'observations nouvelles ont été signalées et quelques travaux originaux ont paru sur ce sujet.

En 1907, OBERNDORFER constate dans les cellules de ces

appendices la présence de granulations chromaffines et de lipoïdes.

En 1912, SALTYKkOW, frappé de leur groupement en COrdons, les croit des glandes endocriniennes.

Auparavant, en 1897, KULTSCHITZKY avait découvert dans l’appendice, les cellules entéro-chromaïfines et HUBS- CHMANN, en 1910, croit que les tumeurs carcinoïdes en dérivent. ASSCHOFF ensuite les compare aux nœvi cutanés, dont ils ont l'allure infiltrante et la bénignité habituelle.

En 1911, KEMADJIAN, dans sa thèse, nous parle de car-

cinomes de l’appendice à cellules moyennes et petites, mais. sans interpréter, il n’essaye que de grouper et de clas-.

ser les observations publiées jusqu’à lui.

En 1914, paraissent les études sur les lésions nerveuses de l’appendice et sur sa glande endocrine, études publiées par MASsON. |

En 1924, MassON, de nouveau dans un article magistral,

en entreprend la description et l'interprétation complètes. Nous aurons à citer souvent cet auteur dans le courant de notre ouvrage.

Et depuis, nombreuses sont les observations parues et discutées dans les sociétés scientifiques, surtout en Amérique du Sud.

Actuellement, ces tumeurs sont bien connues.

PR TIET DE ME à

ÉTIOLOGIE

FREQUENCE

Le carcinoïde de l’appendice, avons-nous dit plus haut, a été une affection très rare, presque exceptionnelle, mais depuis qu’on pratique l'examen systématique des organes enlevés, il est devenu plus fréquent. |

SMITH, durant la période.de 1902 à 1932, en découvre 22 cas sur 7.865 appendicectomies.

La fréquence de ces tumeurs est donc, pour lui, de 1 pour environ 375 appendicites, soit de 0,26 %. Nous sommes en présence d’une tumeur relativement rare. Quelques cas seulement sont cités dans la littérature médicale.

En Amérique surtout on en recherche et on en publie les cas. Je citerai JACKSON qui, en 1923, en étudie une statistique de 317 cas.

A l’appui de notre travail, nous appôortons une observation admirablement bien analysée de M. le Médecin principal SOLCARD.

LA

(D ee SEXE

La plus grande fréquence apparente du carcinoïde, chez la femme, semble, de l’avis de tous les auteurs, ne relever que du grand nombre de laparatomies entreprises chez elle et de l’ablation presque systématique de l’appendice en pareil cas.

Beaucoup d'observations sont d'ailleurs signalées par

des gynécologues.

Pour THIBEAUDEAU et BURKE, sur 19 cas de carcinoïdes observés au cours de 3.746 appendicectomies, il en a rencontré 12 chez la femme et 7 chez l’homme. Sur 7.000 appendices extirpés à Rochester, selon RIBEIRO, 18 % appartenaient à des femmes.

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