TROISIÈME PARTIE. — Âlydroxynitrure de phosphore
L'hydrolyse du phosphure m'a conduit à un produit cristallisé, présentant de grandes analogies avec le phosphatemonoammonique, mais qu'il m’a été impossible d'identifier avec lui, l’analyse me conduisant à des nombres systématiquement trop élevés pour le phosphore et l’azote. La seule formule en accord avec l’ensemble des expériences est PNO'H°
Les spectres de rayons X m'ont indiqué une maille composée de (6)PNO?H?, Les spectres de poudre sont identiques à
ceux du phosphate ce qui donne pour la maille de ce dernier (4)PNOHS.
ÉTUDE DES CHLORONITRURES 73
J'ai alors constaté une remarquable analogie entre ces deux mailles. Le nombre d'électrons est le même dans les deux et, au point de vue diffusion des rayons X, on peut passer de l’une à l’autre en substituant, sur douze atomes diffusants, un atome d'oxygène à un de phosphore, la différence pouvant être partiellement compensée par les hydrogènes.
Toutes réserves faites, on a affaire à une isostérie relative à la maille et non à la molécule.
Les expériences décrites dans ce mémoire font partie d’un ensemble plus vaste de recherches. Leur rôle était de me guider dans un examen attentif des définitions expérimentales. C’est pourquoi la plupart d’entre elles ont été abondamment renouvelées et les résultats établis par des recoupements aussi nombreux que possible. Quelques conclusions théoriques en ont été déduites. Elles m'ont semblé ne pas faire partie d'une thèse purement expérimentale. Elles ont été publiées par les soins de MM. Hermann et Cie sous le titre
« Structure de la pensée et définitions expérimentales » sous la direction de M. Louis de Broglie.