‹ Contribution à l'étude des chondromes du bassinChapitre 28 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Le chondrome du bassin n’est pas une localisation des tumeurs cartilagineuses aussi rare qu’on le croyait autrefois.

2° Son maximum de fréquence, contrairement aux autres chondromes, se trouve vers l’âge adulte et même l’âge avancé de la vie. L'homme semblerait atteint plus fréquemment que la femme. L’hérédité peut être acceptée comme cause prédisposante. Enfin, l’évolution des chondromes du bassin, comprise normalement entre quatre et dix ans, se trouve hâtée considérablement par la grossesse, puisque nous trouvons là, des délais de mois et non plus d’années.

3° Les chondromes extra-pelviens ont tendance à siéger vers la symphise pubienne et les chondromes intrapelviens vers l’articulation sacro-iliaque. Néanmoins, toutes les parties osseuses du bassin peuvent leur donner naissance.

4 Les chondromes du bassin sont des tumeurs moins bénignes qu’on ne le pensait autrefois : sur les dix-neuf cas rapportés, on trouve huit morts et quatre malades repartis sans qu’on ait pu tenter aucun traitement. L’évolution de ces tumeurs est cependant lente, leur extension continue. — La généralisation est rare et la récidive exceptionnelle.

5° Le chondrome extra-pelvien est d’un pronostic bénin s’il est petit, plus grave s’il est de forte taille. Le chondrome intra-pelvien ne se révèle souvent qu’au bout de quatre à cinq ans, au moment où toute opération est devenue

# SAONE impossible; sa marche progressive en fait une tumeur d’un pronostic fatal, au bout de quelques années, en raison des compressions exercées sur des organes essentiels à la vie.

6° L’examen radiologique, tout au moins chez les adultes, nous aide efficacement pour dépister les chondromes. C’est à lui seul, le plus souvent, que l’on doit de faire le diagnostic de chondrome intra-pelvien sur le vivant.

7° Au point de vue thérapeutique, sur les huit cas de chondromes extra-pelviens du bassin rapportés ici, trois sont morts sans traitement, cinq cas ont été traités chirur- gicalement et guéris, un seul a récidivé deux fois. Parmi | les onze observations de chondromes intra-pelviens, il y a eu cinq morts; quatre malades sont partis sans traitement avec un pronostic fatal à brève échéance, un malade fut traité chirurgicalement et guéri, un autre médicale- . ment et amélioré. Le traitement chirurgical est donc, théo- ‘riquement, le meilleur, lorsqu'il est possible, c’est-à-dire lorsqu'on a affaire à un chondrome extra-pelvien, et avec le maximum de chances de succès opératoire, si ce chondrome est encore d’un volume moyen. La radiothérapie post-opératoire fut employée dans un cas et le malade est resté guéri quatre ans après. Enfin, le traitement médical nous a donné une amélioration pour un cas de chondrome intra-pelvien jugé désespéré.

Vu, BON A IMPRIMER :

Le Président,

P. BÉGOUIN.

Vu:

Le Doyen, C: SIGALAS.

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