‹ Contribution à l'étude des ClionidesChapitre 17 sur 28 · RENIERA FIBULATA Schmidt · texte numérisé non relu

RENIERA FIBULATA Schmidt

Il existe dans les eaux de Luc une Reniera qui n’a pas été signalée sur les côtes anglaises, la Reniera fibulata, rencontrée pour la première fois par Schmidt dans l’Adriatique. Je n’en ai malheureusement va qu’un fragment sur une valve de Cardium norvegicum, mais je l’ai vite reconnue à sa spiculation.

Le squelette est constitué par des spicules fusiformes acérés,

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courbés graduellement vers le centre et atteignant en moyenne 140 » de longueur et 3 # 112 à4# de largeur.

La présence de spicules courbes à deux crochets simples dans les parties membraneuses est tout à fait caractéristique. Ces organites y sont abondants et de taille assez belle, puisque leur grand axe mesure 25 # en moyenne et que l’épaisseur de leur tige au centre égale 2 #.

Couleur : gris clair à l'état de vie.

Habitat : Luc, dragages.

52. SUBERITES SUBEREA. Gray, 1. c., p. 523 (Hymeniacidon suberea Bow. 1. c., pl. XX XVI ; Suberites domuncula Schmidt I. e., p. 76). — Le Quihoc et dragages. Elle ne paraît jamais acquérir un beau développement dans nos parages où je l'ai toujours trouvée revêtante, assez mince. Couleur : orangé foncé à la surface, jaune dans la profondeur.

53. SuBeriTes rious. Schmidt 1. c., p. 76 (Hymeniacidon ficus Bow. 1. c., pl. XXXVI ; Ficulina ficus, Gray, I. c., p. 5238). — Peu commune. Même habitat que l’espèce précédente. Sa couche corticale, rouge orangé d’ordinaire, est sujette à des décolorations partielles, et S. ficus se montre souvent simplement jaune ou même grisâtre. La surface est fréquemment perforée de petites logettes ovalaires dont chacune sert d'habitation à un Amphipode de l’espèce Tritaeta gibbosa. |

54. SUBERITES SULPHUREA. Gray, 1. c., p. 523 (Hymeniacidon sulphureus Bow. 1. c., pl. XXXVIT). — Les recherches de Bowerbank ont porté sur une trop grande étendue de côtes pour qu’on doive s'attendre à trouver dans sa Monographie des indications sur la distribution géographique et bathymétrique des espèces qu’il a décriteset sur l’abondance ou la rareté relatives de leurs représentants. La plupart du temps, c'était par hasard et par l'entremise de naturalistes que Bowerbank prenait connaissance d'éponges nouvelles. Aussi ne doit-on pas s'étonner qu'il ne soit

parlé dans son ouvrage que de quatre échantillons de son Hymenia-

cidon sulphureus provenant de localités différentes, et que cette simple mention ait été écrite en ce qui concerne leur couleur : € Dried, sulphur-yellow ».

S. sulphurea est très commune à Luc, sur les pierres du Quihoc et des rochers voisins, et, au large, sur les pierres et les coquilles. Elle est le plus souvent revêtante, mais parfois aussi devient massive. Sa consistance, ferme d'ordinaire, est remarquablement dure dans ce dernier cas. La surface est hérissée de bouquets de spicules capités à pointes dirigées vers l'extérieur et divergentes. La taille des spicules du squelette est extrêmement variable dans un même individu. La couleur, à l’état de vie, peut être jaune très pâle, jaune d’or, jaune orangé presque rouge, enfin jaune brun foncé.

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