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i N Me, d’une artériole dont la lumière «est oblitérée complètement par un throm- 4 , RL Lau
bus formé uniquement de myélocytes avec fibrine. 1e ne Les ganglions lymphatiques ont conservé leur structure normale ; seuls D
| les vaisseaux sanguins afférents, efférents, les capillaires folliculaires,
contiennent les éléments myéloïdes révélés par l'examen hématologique. ‘4
{ Sur les coupes de moelle osseuse, le tissu adipeux a complètement dis- F ÿ \ paru. La veine centrale apparaît bourrée de myélocytes, et entre les vel
mailles du tissu réticulé sont englobées des cellules indifférenciées, des d &
myélocytes baso et éosinophiles, des normoblastes, et des mégacaryocytes
| assez nombreux, à protoplasma fortement éosinophile. M,
Les Reins ne présentent aucune lésion conjonctivo-vasculaire, par con- ÿ tre au niveau des tubuli contorti et des anses ascendantes de Henle, les cellules sont complètement nécrosées (nécrose fibrinoïde), leur noyau | n’existe plus ou ne se colore plus par les réactifs. Le rein gauche, en Ko
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plus présente une congestion vasculaire accentuée et quelques cylindres hyalins. Y
Au niveau du poumon on relève uniquement et en certains points de l’æœdème alvéolaire avec une dilatation considérable des capillaires de l’hématose et des vaisseaux péribronchiques, remplis de myélocytes. Le foie est normal, il n’y a aucune trace de sclérose ou de dégénérescence cellulaire : les travées hépatiques sont très nettement dessinées et séparées par les capillaires sanguins lobulaires dilatés à contenu myélocytaire typique.
Les caillots blancs prélevés au niveau du cœur sont formés de fibrine à filaments épais, englobant les variétés de myélocytes signalées dans le sang.
OBS. III. — Vigla. — Soc. Md. des Hôp. 12 décembre 1855. in thèse Rollin (résumé).
Homme âgé de 30 ans, marchand de vins, entre à l'hôpital le 29 septembre 1855. Pas d'antécédents héréditaires ai personnels. Malade depuis 9 mois; au début toux «et oppression, douleur dans le côté gauche, céphalalgie frontale, amaigrissement.
Mars. — Fièvre avec frissons, sueurs nocturnes.
Pendant le mois de mai il remarque une tumeur dure dans le côté gauche. Constipation, amaigrissement de 52 livres de janvier à août En septembre, vomissements bilieux, épisfaxis, étourdisserments, bourdonnements d'oreilles, palpitations, léger œdème des pieds. À l'entrée le malade présente outre une anémie extrême une tumeur splénique énorme donnant une matité de 32 em de hauteur sur 17 em de largeur. Foie volumineux. Fièvre.
/ A l'examen du sang le nombre des globules blancs est presque égal à celui des globules rouges.
À noter dans l'évolution ultérieure des épistaxis répétées.
Le 17 octobre l'oppression est énorme. Il existe une douleur continue dans l’aisselle; une tumeur sanguine énorme s'étend sous le pectoral et l'omoplate; ponctionnée deux fois elle se reproduit immédiatement.
Le 21 octobre le malade meurt dans une syncope.
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OBS. IV: — Widal. Soc. Méd. des Hôp. 22 juin 1000, in thèse Rollin.
Depuis quinze mois j’observe un malade atteint de leucémie myélogène. Son sang a été examiné très fréquemment et sa formule leucocytaire reste presque toujours identique à elle-même. Le nombre des globules blancs reste oscillant entre 600.000 et 900.000. On constate en grand nombre des polynucléaires neutrophiles, des éosinophiles et surtout des mononucléaires neutrophiles et éosinophiles. On voit encore un certain nombre de globules rouges à noyaux et quelques mastzellen. Mon malade actuel porte une rate grosse, dure qui remplit la moitié de l’abdomen. Chez lui on ne note pas de ganglions tuméfiés. Le fois s’est hypertrophié secondairement à la splénomégalie.
Nous avons relevé chez notre malade de fréquentes hémorragies de l'estomac, des lèvres, des muscles. Des hématomes sous-cutanés et intra-musculaires surviennent parfois au moment d’un effort.
OBS. V: (résumée). — Estor. Gazette des Soc. méd. de Montpellier 1888, in thèse Rollin. s
V... Paul, 44 ans, boulanger. En juin 1888 le malade s'aperçoit d’une diminution de forces et de la présence d’une tumeur dans son flanc gauche. Il entre le rs juillet à l’hôpital où l’on constate une grosse rate, une leucocytose accentuée (r globule blanc pour 5 globules rouges), et on porte le diagnostic de leucocythémie splénique. Le 8 septembre au soir, sans raison connue, sans fraumatisme il éprouve une douleur d’abord sourde puis de plus en plus vive dans le bras gauche qui ne tarde pas à se tuméfier en prenant une teinte ecchymotique.
Le ro au soir on constate une tumeur fluctuante à la face antérieure du bras gauche, on pratique une incision qui donne issue à 1/4 1. de sang, à des caillots et permet d’apercevoir les fibres du biceps qui semblent dilacérées. Les jours suivants le bras reste tuméfié, ecchymotique de l'épaule au poignet. L’hémorragie persiste par le drain. La fièvre est élevée.
La mort survient le 14 septembre.
OBS. VI (résumée). — Frugoni. Revue de clinique médicale. Florence 1908, in thèse Rollin. ;
Bocchi Maria, 49 ans, domestique.
Il y a environ 4 ans apparurent des troubles généraux, faiblesse lypothymies, pâleur de la peau et des muqueuses, œdème périmalléolaire. En même temps on observait une grosse tuméfaction dure et indolore dans l’hypocondre droit.
Pendant l’hiver 1903 épistaxis fréquentes et une hémorragie gingivaie à la suite d’une avulsion dentaire.
Entre à la clinique le o juillet 1008 ; on note de l’œdème des membres inférieurs et de la paroi abdominale. La rate est grosse, dure, lisse, indolore.
Examen du sang: globules rouges 2.725.000 ; globules blancs 200.000. 28 %de myélocytes.
Fièvre à type rémittent allant jusqu’à 38°3.
Dans la nuit du 1% juillet, sans cause appréciable la malade ressent une vive douleur pulsatile dans la région brachiale du côté droit. Il existe à ce niveau une tuméfaction, la peau est normale, il n’y a pas de retentissement ganglionnaire. Les jours suivants la doùleur persiste, le membre s’œdématie, la tuméfaction devient fluctuante et deux ponctions exploratrices donnent issue à du sang noirâtre, épais.
Dans la suite la douleur s’atténue, mais les phénomènes locaux s'accentuent, œdème de tout le membre jusqu’à la région du pectoral, coloration rouge noirâtre de la peau.
Le 16 la malade meurt.
À l’autopsie outre les lésions classiques de la leucémie, on trouve les muscles des régions brachiale, axillaire et pectorale, désagrégés et infiltrés par un liquide séro-hématique.
OBS. VII (résumée).
1908, ir thèse Rollin.
Frugoni. Revue de clinique médicale. Florence
Papini Albert, âgé de 38 ans. À partir de mars 1906 aurait présenté une faibiesse générale qui serait allée en s’accroissant, de l’amaigrissement, de la pâleur de la peau et des muqueuses ; œdème malléolaire ;
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tuméfaction splénique. Reçu à l'hôpital de St-Maria Nuova. Diagnostic leucémie myéloïde. Examen de sang: globules rouges 3-500.0c0 ; globules blancs 242.000; myélocytes 24,8 %.
Légère amélioration par les rayons X.
En 1907, les mêmes troubles reparaissent avec en plus des vomis-
sements et de la diarrhée.
Le malade entre à la clinique le 21 janvier 1008.
Rate de 42 cm sur 24; foie augmenté de volume.
Examen de sang: 24,5 % de myélocytes. \
Les 26, 20 et 31 rayons X sur la région splénique. Dans la nuit du 1° au 2 février apparaît brusquement une vive douleur dans la région fessière gauche avec exacerbation au moindre mouvement. La région est tuméfiée, globuleuse ; la peau n’est ni rouge, ni chaude. La température atteint 38°. La tuméfaction augmente rapidement de volume ; elle s'étend jusqu’au sacrum, à l’épine iliaque et la région du flanc gauche. La fluctuation apparaît. Le 6, teinte ecchymotique sur toute la région sacrée. Le 6 au soir incision dans la région fessière. Le malade est d’abord soulagé; puis les douleurs reprennent, l’état général s'aggrave, la température remonte. La rate diminue rapidement de volume, en même temps que la plaie se met à suppurer. Le 17 le malade meurt.
OBS. VIII (résumée). — Lesieur et Froment. Soc. Méd. des Hôp. 1900, in thèse Rollin. Fi
B. À. âgé de 50 ans, ouvrier d’usine entre pour la première fois le 22 décembre 1906 dans le service du D’ Lépine. Il vient à l’hôpital parce qu’il a les jambes enflées, que son ventre a grossi, qu’il est faible et essoufflé. APE
En avril 1906 il a présenté des troubles gastriques d'origine éthylique
régurgitations acides, vomissements.
En septembre alors que les vomissements ont diminué, apparaît de l'’œdème vespéral des jambes disparaissant par le repos, la dyspnée d’effort. L’abdomen est déjà volumineux.
A l'entrée il apparaît amaigri/ un peu pâle avec un abdomen saillant dans lequel on sent au niveau de l’hypocondre gauche une masse
volumineuse, duré qui descend un peu au-dessous de l’épine iliaque anté rieure et supérieure, atteignant par ailleurs la ligne médiane. Le foie dépasse les fausses côtes d’un travers de main. Petits ganglions durs dans les aines et les aisselles.
Pas d’albumine dans les urines.
Examen du sang: globules rouges 2.750.000 ; globules blancs 410.750 ; 30 % de myélocytes.
Examen du fond d'œil : papillo rétinite avec veines volumineuses et tortueuses, faches hémorragiques en dehors «et en bas de la macula et au-dessus de la papille.
Traitement : liqueur de Fowler et radiothérapie.
Le malade sorti en avril 1907 rentre en février 1908.
Le 6 février apparaît assez brusquement une douleur dans la cuisse gauche qui est le siège d’un œdème dur.
Le 13, on note au niveau de la fosse sus-épineuse droite une voussure étalée et fluctuante du volume des deux poings, douloureuse à la palpation. La peau à ce niveau n’est ni rouge, ni ecchymotique, ni œdémateuse. Une ponction exploratrice fait sortir un liquide rose qui est du sang. Le 16 février le malade meurt. L'’autopsie montre un foie de 4 Kgr. 400, une rate de 2 Kg. 200. À la cuisse gauche vaste hématome intramusculaire et intermusculaire. Seconde collection faisant saillie sous l’aisselle droite et autour de l’omoplate. Le sang contenu est semicoagulé, d'aspect boueux, rouge sale. |
Suivent des détails histologiques sur la structure de l’hématome.
OBS. IX. — (résumée) Roblot. Thèse Paris 1901-1902.
HUE dyspeptiques (mars 1900). En août la rate occupe tout l’hypocondre et
41 ans. Début insidieux, fatigue, amaigrissement, troubles
le flanc gauche, atteignant la ligne blanche et la corde iliaque.
Le 28 juillet 1901, apparaît à la fesse un hématome qui prend bientôt de vastes proportions et une allure inquiétante. On incise, la plaie suppure abondamment et guérit néanmoins.
En août 1901, émission de nombreux et volumineux calculs d'acide urique, provoquant des accès subintrants des coliques néphrétiques.
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Examen du Sang: 1 globule blanc pour 2 globules rouges, myélémie. : Le malade ne semble pas avoir été suivi jusqu’au bout.
OBS. X. — (résumée). Vulpian. Clinique Médicale de la Charité 1877, in thèse Dupont.
R. F..., 39 ans, maçon entre le 2 octobre 1876, à la Charité.
Début par des malaises, fièvre le soir, diminution de l'appétit. À l’entrée il est pâle, un peu amaigri. La base du thorax est fortement élargie ; la rate énorme descend jusqu’au puübis et atteint l’ombilic. Le foie remonte jusqu’au 5° espace intercostal.
Le 18 octobre, examen de sang : 1 gl. bl. pour 6 gl. r. Pas d’albumine dans les urines. Les jours suivants le malade a des épistaxis répétées mais peu abondantes. [1 est toujours en sueurs, il a de la fièvre le soir.
Le 1° janvier 1877, à la suite de quintes de toux, on a reconnu l’existence d’une petite tumeur douloureuse en avant et à une faible distance des fausses côtes droites, tumeur superficielle et fluctuante. Une ponction exploratrice donne quelques gouttes de sang.
Le o mars examen du sang GI. R. 3.417.000 GI. BI. 400.537 jusqu’au 21 juin l’état reste stationnaire, puis il baisse rapidement.
Le 8 juillet, pleurésie gauche déplaçant le cœur.
Le 9 au soir attaque convulsive avec perte de connaissance, contracture des membres, puis une demi-heure après, Coma.
Mort le 10 à 9h. 1/2 du soir.
À l’autopsie, hémorragies sous-arachnoïdiennes.
OBS. XI. — Barié et Salmon. Soc. Méd. des Hôp., 20 février 1908, in thèse Dupont.
C... appareilleur, 35 ans, sans antécédents pathologiques est malade depuis six semaines environ; il est d'une pâleur extrême et se plaint de fatigue, de troubles de la vue, d’épitaxis, de diarrhée fréquente, d’oppression très marquée. Outre la pâleur de la peau et des muqueuses l’examen dénote de l’œdème des membres inférieurs, et un développement très marqué de l’abdomen, dû non à de l’ascite mais à la présence d’une
énormé rate et d’un gros foie. La première accuse 22 “1% sur son grand diamètre, le second dépasse de 8 © Je rebord costal.
Pas d’adénopathies axillaires ou inguinales.
Il existe un peu d’albumine dans les urines.
La numération montre une proportion de 1 globule blanc pour 2 hématies. Le diagnostic de leucémie aiguë est porté.
Quelques jours après son entrée on. note la présence d’ecchymoses sous-cutanées aux membres supérieurs, sur les jambes et sur la paroi abdominale antérieure. En même temps nous relevions un peu au-dessus de l'angle inférieur de l’omoplate, du.côté droit une tumeur du volume d’une grosse noix sans chaleur ni rougeur de la peau, indolore, non pulsatile mais fluctuante. Le soir le volume était celui d’une mandarine. Le lendemain la tumeur était plus grosse que le poing, le troisième jour elle égalait le volume de Ia tête d’un nouveau-né. La poche, ouverte par M. G. Marchant renfermait 1.300 gr. de sang pâle, très séreux, à peine coagulé. Il fut impossible de trouver le point de départ de l’hémorragie et la poche fut bourrée de gaze iodoformée. Dès le soir la tumeur reparaissait et le lendemain elle dépassait d’un bon tiers le volume primitif. De plus, malgré des sutures très serrées, un suintement sanguin se faisait constamment au niveau de la plaie. Le malade ne tarda pas à s’affaiblir et mourut le lendemain dans le coma.
À l’autopsie rate de 2 kgr. 280; foie de 3 krg. 7oo.
OBS. XII (résumée). — Dupont (service du Professeur Ollive). Thèse
Desm. Pierre, 62 ans, cultivateur, entre le S juillet 1907 à l'Hôtel- Dieu de Nantes.
Dans la nuit du 20 au 21 juin 1907, s'étant couché bien portant, brusquement en se retournant dans son lit, il ressent une douleur vive à la région antérieure de la cuisse gauche. Le lendemain il constate dans cette région un gonflement assez notable. Il se lève et malgré une douleur sourde continue son travail pendant quelques jours; mais le gonflement persiste, puis augmente et devient tel qu’il est obligé de s’aliter.