‹ Contribution à l'Étude des Complications Vertébrales de la MélitococcieChapitre 15 sur 35 · POTT TUBERCULEUX · texte numérisé non relu

POTT TUBERCULEUX

Le diagnostic différentiel du pseudo Pott mélitococcique étant donné les ressemblances que présente cette maladie avec le Pott tuberculeux revêt une particulière importance.

Nous baserons notre diagnostic sur deux sortes de faits: — Des faits cliniques;

— Des faits radiologiques.

1° Des faits cliniques.

Le malade atteint de pseudo Pott souffre, comme nou: lPavons dit tout à l’heure, par poussées ÉRÉERCUR ES de périodes de calme. |

Dans le Pott proprement dit, ces périodes de rémission n'existent pas. De plus, alors que dans le premier cas les lésions sont d’emblées vives et irradiées, dans le deuxième cas, au contraire, le début est relativement calme, les douleurs étant primitivement faibles et bien localisées.

Cliniquement, le pottique vrai est calmé par le repos. par l’immobilisation. Ses douleurs sont évidemment plus

LA

vives s’il se fatigue, elles ne sont pas immuables mais leur intensité ne varie guère dans le temps et, du jour où le repos et l’immobilisation ont commencé à le calmer, l'amélioration demeure continue jusqu’à la guérison qui sera toujours très longue à obtenir. De plus, s’il n’y a pas de localisation pulmonaire, le tuberculeux osseux est peu fébrile.

Le brucellien, au contraire, souffre; il souffre au repos et dans l’immobilisation (Obs. 8) ; il souffre par poussées et aucun analgésique, même les plus puissants, ne peuvent atténuer cette souffrance.

Par contre, les douleurs se calmeront spontanément au bout d’une poussée douloureuse pour reprendre de plus belle au cours d’une autre poussée.

Durant les périodes de calme, la capacité fonctionnelle est à peu près totalement récupérée. Puis, un beau jour, un jour qu’il sera imprévisible de fixer par avance, la guérison apparaîtra, guérison rapide avec presque constamment restitutio ad integrum.

2° Des faits radiologiques.

La radio, épaulée par la clinique, doit nous aider à faire le diagnostic. Les deux maladies se différencient sur la pellicule de la manière suivante :

— Dans le Pott proprement dit (Pott tuberculeux), nous nottons un pincement occupant tout l’espace inter: vertébral malade;

— Dans le pseudo Pott, au contraïre, le pincement peut être partiel;

ego

— Dans la tuberculose, nous pouvons noter des traces de décollement du cartilage d’encroûtement ;

— Nous ne verrons pas cela dans la localisation mélitococcique ;

— Dans le mal de Pott, nous n’apercevons pas de productions ostéophytiques, de « coulées » périostiques. Comme le dit MÉNARD, « la tuberculose détruit l’os, elle n’en fabrique pas »;

— Dans le pseudo Pott, au contraire, nous pouvons nous trouver en présence de productions osseuse: (Obs. 8);

— Enfin, si nous suivons radiographiquement les cicatrisations vertébrales tuberculeuses, nous serons frappés par la lenteur de cette cicatrisation;

— La mélitococcie, elle, voit ses lésions guéries rapidement.

OSTÉO-ARTHROPATHIE VERTÉBRALE SYPHILITIQUE

Le pseudo mal de Pott mélitococeique doit aussi être différencié de l’ostéo-arthropathie vertébrale syphilitique.

Chez cette dernière, nous sommes frappés par l’importance des lésions et la bénignité du tableau clinique. C’est donc exactement le contraire de ce qui se passe dan: le cas où nous avons à faire au mélitocoque. Done, dans la syhphilis, lésions osseuses énormes, ostéophytes considérables, le tout étant quasiment ou totalement indolers.

LPS ISERE

Page 1