LES PROCÉDÉS MÉDICAUX
Les procédés médicaux sont les premiers employés. Ils suffisent souvent à guérir nos malades. Parmi eux. mous distinguons :
RU V1 ee La vaccinothérapie.
La vaccinothérapie crée une immunité active. Pour la réaliser, nous devons attendre une phase apyrétique. Lorsque la température de notre malade sera tombée. nous administrerons au patient, par voie sous-cutanée, tous les quatre jours, des injections croissantes de stocksvaccins ou d’auto-vaccins.
Nous commencerons par un quart de centimètre cube pour terminer par deux centimètres cubes.
L’école italienne préconise actuellement l’administration endoveineuse de stock-vaccins. D’après FERRATA D1 JUGLIELMO et VERRATI, les résultats obtenus seraient remarquables. Malheureusement, cette administration est très souvent suivie de chocs dramatiques.
La sérothérapie.
Utilisée par voie sous-cutanée, intraveineuse, buccale. La meilleure méthode consiste, comme le fait SAN Fr- LIPPO, à injecter par voie intrarachidienne le sérum antimélitococcique à la dose de 10 em° tous les deux jours. Dès la première injection, la céphalée et la rachialgie doivent céder.
La toxinothérapie.
Est réalisée en injectant par voie sous-cutanée de la mélitine. Cette dernière est capable d’une action thérapeutique parfois très rapide.
© A1 — La protéinothérapie.
. Nous provoquons en employant cette thérapeutique. un choc chez le malade par injection d’endoprotéines retirées des corps microbiens des brucellas.
Auparavant, nous pratiquons une intradermo-réaction afin de connaître l’état allergique du sujet et l’importance de cette allergie (elle est proportionnelle à l'intensité de la réaction cutanée).
Si l’intradermo-réaction est fortement positive, nous injecterons un tiers de centimètre cube d’antigène ; si elle est, au contraire, fortement positive, nous injecterons un centimètre cube et demi. Cette injection sera suivie d’une augmentation de la température, de frissons, etc. Puis. dans certains cas, la température diminuera et, peu à peu, les signes pottiques s’amenderont.
L’arsénothérapie.
Dans l’arsénothérapie nous utiliserons les sels d’arsenic (acétylarsan, novarsénobenzol).
En une semaine nous injecterons en intraveineuse les doses de : 0 gr. 15, 0 gr. 30, 0 gr. 45 puis, deux fois par semaine : O0 gr. 45. Nous continuerons le traitement durant vingt jours.
La chimiothérapie.
Mais la meilleure méthode à employer dans le cas de mal de Pott mélitococcique est celle qui use de la gonacrine ou de la trypañlavine. Les solutions d’acridine, en
RAD RSE
effet, possèdent un pouvoir bactéricide élevé et diffusent rapidement à travers l’organisime, rendant la vie très difficile au bacille de Bang. Pour nous rendre compte de, l'efficacité de cette thérapeutique, il nous suflit de consulter quelques publications.
PauzIER, en 1931, sur seize observations de malades traités par la gonacrine, apporte une proportion de 80 % de succès. Il souligne l’action très nette du médicament sur l’évolution fébrile sur létat général amélioré et sur les complications de la mélitococcie.
En 1933; Porcr expérimente assez longuement l’action de la gonacrine à l’hôpital d'Arles abondamment pourvu de malades, Il aboutit aux mêmes résultats que PAUZIER et obtient 80 % de succès.
Comment utiliser la gonacrine ?
Dans tous les cas de fièvre ondulante, on emploie la solution de gonacrine à 2 %. En vue de tâter la tolérance du malade on pratique une première injection de 0 gr. 10. Deux jours après l’injection d’épreuve, on pratiquera une deuxième injection de 0 gr. 20: trois jours plus tard on pratiquera une troisième injection de 0 gr. 30. On peut dans les cas résistants, faire une quatrième injection de 0 gr. 40 quatre jours après la troisième.
Robert et Georges LERY ont eu recours, avec des résultats également satisfaisants, à une thérapeutique mixte (vaccin et gonacrine), une injection intraveineuse de gonacrine étant pratiquée entre deux injections d’un stockvaccin spécifique.
Nous ne pouvons laisser passer ce chapitre de théra-
AS
peutique médicale sans parler des deux nouveaux médieaments derniers nés, c’est-à-dire :
— La streptomycine; — Le BQX.
Ces deux médicaments n’ont pas encore eu l’occasion d’être employés dans le traitement du pseudo Pott mélitococcique proprement dit, mais ils ont, en revanche, été utilisés dans certains cas de fièvre de Malte. C’est pour cela que nous croyons utile d’en dire quelques mots.
La Streptomycine.
La Streptomycine est actuellement expérimentée à Montpellier par M. le Professeur JAmBoN. M. JAMBON 2 eu l’occasion de traiter deux formes méningo-médullaires dûes au bacille de Bäng.
Le résultat a été négatif. Une forme viscérale mélitococcique aurait, en revanche, été très améliorée.
Jusqu'à présent aucune tentative n’a été réalisée sur les spondylites. Peut-être, plus tard, lorsque nous possederons des quantités illimitées de Streptomycine, cette expérience sera-t-elle réalisée ?
Le BQX.
Quant au BQX (Benzo-Quino-Xonal) il est, lui aussi, à l'essai. La Société de Médecine de Paris, dans son Bulletin de mai 1946, a publié un cas typique de fièvre méditerranéenne guérie au vingt et unième mois par une ‘cure buccale de BQX. Nous devons attendre encore avant de nous prononcer sur la valeur réelle de ce médicament,