‹ Contribution à l'Étude des Complications Vertébrales de la MélitococcieChapitre 35 sur 35 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Le pseudo mal de Pott mélitococcique est done, comme nous avons pu nous en rendre compte au cours de notre travail, une maladie bien déterminée tant au point de vue étiologique qu’au point de vue clinique et radiologique. - Lorsque nous nous trouverons désormais en présence d’une douleur rachidienne violente, à éclipses, survenant soit isolément, soit pendant ou après une fièvre de Malte chez un homme d’âge moyen, douleur rarement accompagnée de phénomènes nerveux et dont la traduction radiologique est constituée par des images où siègent simultanément des signes de destructions et de constructions osseuses, nous devrons penser à une localisation verté: brale du bacille de Bang et faire toutes les recherches nécessaires afin de confirmer notre diagnostic lé plus rapidement possible.

Bien que, en général, la localisation rachidienne du Micrococcus melitensis soit relativement bénigne et guérisse très souvent sans laisser de séquelles, nous nous garderons d’émettre trop tôt un pronostic favorable. * Ou si nous émettons notre pronostic, nous devrons avertir la famille de notre malade des éventuels dangers que court l’intéressé.

Nous ne devons pas oublier, en effet, qu’à tout moment risquent de se greffer, parallèlement au pseudo Pott, de: complications beaucoup plus graves, de par leur localisation que la localisation vertébrale mélitococcique.

pie

Je veux parler des atteintes par le bacille de Bang de I4 moelle et de son enveloppe, du cerveau, du nerf optique. Dans ce cas, la mélitococcie a de grandes chances de tourner à la catastrophe.

Nous penserons aussi à la possibilité d’une transfor. mation des lésions brucelliennes en lésions tuberculeuses.: les lésions brucelliennes pouvant servir, suivant le ter

rain antérieur, de point d'appel au bacille de Koch.

Toutes ces causes réunies font que nous devons sur veiller notre malade jusqu’à sa guérison totale car, taut que cette dernière n’est pas entièrement obtenue, notre mélitococcique doit êtreconsidéré comme étant en danger.

Nous nous rappelerons aussi, et ceci est essentiel, qu’il est très souvent inutile, dans le cas de pseudo mal de Pati mélitococcique, d’immobiliser durant de longs mois notre malade dans son lit, car ici le traitement est avant tout médical (novarsenobenzol intraveineux).

Le President :

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