‹ Contribution à l'étude des composés du bismuth inscrits au supplément du CodexChapitre 10 sur 11 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

En résumé, de l’ensemble de nos recherches il résulte que Ë

1° Les oxydes de bismuth obtenus par Îles différents procédés décrits jusqu’à ce jour ne présentent pas une composition constante. Ils renferment toujours des impuretés en proportions variables, soit de l'acide azotique, soit de l’acide chlorhydrique.

L'oxyde de bismuth hydraté obtenu par le procédé que nous indiquons est, au contraire, de composition constante et exempt de loute impureté; c’est donc cet oxyde hydraté pur qui devra servir à la préparation des sels et des composés bismuthiques.

2° L'oxyde hydraté pur et l’oxyde anhydre peuvent servir selon les cas à la préparation des composés du bismuth et nous avons montré que la combinaison se fait yantôt avec les deux oxydes, tantôt avec un seul.

3° Le benzoate de bismuth officinal n’est pas un composé défini. Il retient toujours de l’acide azotique et les proportions d’acide et d’oxyde varient sous la moindre influence. Il sera donc bon de substituer notre oxyde à Poxyde impur et nécessaire de fixer le mode de préparation dans ses moindres détails, en opérant, par exemple, comme nous l’indiquons.

4° Les salicylates de bismath obtenus par les différents chimistes dont nous avons résumé les Mémoires ne présentent pas une composition constante; en outre, ils retiennent de l'acide azotique ou chlorhydrique provenant de la précipitation de loxyde où du salicylate lui-

même. L’oxyde anhydre, substitué à l’oxyde hydraté et employé comme nous l'avons indiqué, nous a donné un produit défini, cristallisé en prismes, agissant sur la lumière polarisée. Ce corps se conduit vis-à-vis des alcalis comme un sel vrai de bismuth.

5° La combinaison d'acide gallique et d'oxyde de bismuth a été préparée par un procédé nouveau, en faisant agir directement l'acide sur notre oxyde pur. On obtient ainsi ce corps absolument exempt d’acide azotique, impureté qu'il peut quelquefois retenir quand il est préparé par les méthodes proposées jusqu'ier.

L'action des alcalis et des carbonates alcalins, en nous fournissant le corps C'HTO'BiK?+ 2H20, de composiuon définie, nous a montré des différences de réaction telles, entre le gallate de bismuith et les autres sels de ce métal, qu'il nous est impossible de le considérer comme un sel vrai et encore moins comme un sel basique.

M. Prunier avait du reste attiré déjà l’attention sur ce point.

6° Enfin nous avons fait voir que dans la préparation du lactate de bismuth, corps très bien cristallisé, on peut se servir indifféremment d'oxyde anhydre ou d'oxyde hydraté; tandis qu’au contraire, dans Ja préparation du salicylate de bismuth ou dans celle de l’acide bismuthogallique, il faut se servir exclusivement pour la première d'oxyde anhydre et pour la seconde d'oxyde hydraté pur.

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