C) DESCRIPTION DE L’A.P.S
Nombre : Nous n'avons jamais trouvé qu'une seule branche du nerf phrénique anastomotique avec le ganglion stellaire.
Longueur : En moyenne, 3 à 4 cm.
Calibre : En movenne, » à 4 mm. Ce calibre est en général supérieur à celui de l’anse de Vieussens, inférieur à celui du récurrent.
Origine et trajet : Classiquement on décrit l'A. P.S. comme une anse à contavité supérieure détachée du nerf phrénique en avant du scalène ou en avant de l'artère sous-clavière, et cravatant celle-ci d'avant en arrière par sa face inférieure. (x)
Nous n'avons relevé qu'une seule fois cette disposition.
Dans les autres cas (fig. 2), l’A.P.S. se détache
(Ga) Nous n'avons trouvé aucune description détaillée de l'A.P.S: Cette disposition est celle figurée (et non décrite) par Hovelacque [36].
du phrénique derrière la veine sous-clavière et selon un angle droit ou aigu ouvert en haut. Elle se
porte d'avant en arrière appliquée contre le fascia
endo-thoracique tapissant le dôme pleural dont elle épouse la convexité. Elle est recouverte par l'artère sous-clavière à laquelle elle n’adhère pas.
La dilacération du nerf phrénique montre que.
les filets constituant l'A.P.S. proviennent en majeure partie de l'extrémité proximale, en minorité de l'extrémité distale. Nous avons demandé à l’histologie des précisions sur ce point.
Terminaison : La terminaison de l'A. P.S. se
fait à un niveau variable du ganglion stellaire. Le
plus souvent au pôle inférieur de la masse inférieure du ganglion. Jamais dans le ganglion intermédiaire. Parfois dans le deuxième, voire le troisième ganglion thoracique incomplètement fusionnés. Souvent dans plusieurs ganglions à la fois. On sait en effet la tendance des ganglions thoraciques supérieurs à se rapprocher et même à s’agglutiner. (Masse sympathique latéro-vertébrale de Botar du fœtus.) [8]
Variations :
— d'origine : Nous avons vu chez un fœtus que A.P.S. naître directement des racines du nerf phrénique, et longer le nerf à quelques mm. dans tout son trajet cervical (fig. 3). Ce véritable para-phrénique était formé exclusivement de fibres végétatives. C’est peut-être un tel cordon que sectionna
; VARIATIONS DE L'ANASTOMOSE PHRENO-SYMPATHIQUE
Fi. 5. Fic. 4.
Anastomose prenant son origine Anastomose sus-artérielle reliant le nerf directement des racines du phrérique au ganglion intermédiaire.
nerf phrénique,
Lies
le hrurtes dans l'observation relatée par Boua- GE [9]. Il obtint chez un tuberculeux pulmonaire tous les effets de la phrénicectomie, sauf la paralysie du diaphragme, par l’exérèse d’un nerf du cou particulièrement volumineux pris pour le phrénique. Une phrénicectomie effective ultérieure entraîna une paralysie du diaphragme mais n’amena du côté du poumon aucune modification nouvelle.
— de situation : On décrit aussi une anastomose phréno-sympathique sus-artérielle allant au ganglion intermédiaire. Nous avons trouvé une fois chez un fœtus de 20 cm. une anastomose entre le phrénique et un ganglion cervical moyen, qui reposait sur la face supérieure de l'artère sousclavière (fig. 4). Dans ro cas de phrénique préveineux rassemblés par HoveLacquE [36], l’anastomose avec le ganglion stellaire est tantôt sous-veineuse, puis sous-artérielle, tantôt uniquement sous- artérielle.
Rapports : Sous sa forme habituelle, l’A.P.S$. entre en rapport :
— en dehors : avec des branches des vaisseaux sous-claviers :
L’artère et la veine mammaire internes sont toujours en contact avec l’A.P.S. Celleci se détache en effet immédiatement après que le nerf phrénique a croisé ces vaisseaux et s’est accolé à leurs rameaux diaphragmatiques supérieurs,
L’artère vertébrale, la veine jugulaire postérieure restent à distance de PA.P.S.
— en dedans : avec des nerfs qui sous-croisent. l'artère sous-clavière :
L'anse de Vieussens, :
Le pneumo-gastrique et le nerf récurrent sont adhérents à la gaine péri-artérielle, et déjà à distance,
Les nerfs cardiaques du sympathique et du pneumo-gastrique droits sont au contraire, comme l’A.P.S., appliqués contre le dôme pleural.
— Quant au nerf du sous-clavier, son anastomose ne rejoint le nerf phrénique qu'en dessous de l’origine de l'A.P.S.
Branches :. Par de fins rameaux, l'A.P.S. entre
dans la constitution du plexus supra-pleuralis de Wizzy Féux (fig. 1). Il s’agit d'un réseau de filets nerveux et de petits nodules ganglionnaires recouvrant le dôme pleural. Les mailles sont fournies
par
des rameaux :
— de l’A.P.S.
— du 8° nerf cervical et des deux premiers nerfs intercostaux,
— et surtout des 5 premiers ganglions de la chaîne thoracique, de leurs rameaux communicants et efférents, Les premiers ganglions de la chaîne thoracique ont souvent
tendance, chez le fœtus et l'adulte, à se fusionner en deux masses, l’une supérieure formée par les deux premiers, l’autre inférieure formant chez le fœtus une masse en chapelet ou en gousse de haricot (masse latéro-vertébrale de Borar). [8]
Par l'intermédiaire de ce plexus ganglionné, il est vraisemblable que des neurones de l'A.P.S. font synapse avec les branches -des 2°, 3°, 4° et 5° ganglions thoraciques. $
Ainsi macroscopiquement l’'A.P.S. apparaît unie aux ganglions de la chaîne thoracique supérieure ; au premier ganglion par sa terminaison, aux ganglions suivants par ses branches destinées au plexus supra-pleuralis.
Nous pouvons conclure qu’en fait l’anastomose classiquement phréno-stellaire est une anastomose phréno-sympathique thoracique supérieure,
Nous verrons plus loin l'importance systéma-
tique de ce fait.