‹ Contribution à l'étude des Connexions Végétatives du Nerf phrénique: L’anastomose phreno-sympathique de la base du couChapitre 24 sur 27 · INCIDENCES THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

INCIDENCES THÉRAPEUTIQUES

Nous pensons que, telle que nous lavons décrite, l’anastomose phréno-sympathique de la base : du cou permet peut-être d'expliquer quelques faits de clinique pneumonologique, de justifier certaines tentatives. / -

Il est certain que le rôle du système nerveux dans les affections pulmonaires est à l'ordre du jour. Nous ne pouvons évidemment plus considérer le poumon comme un organe passif dont la physiologie se confond avec celle de la cage thoracique. De multiples observations, au contraire, font envisager le poumon comme un organe ayant ses réactions propres, réglées par un système nerveux compliqué.

Il est non moins certain cependant que l'empirisme le plus complet règne quant aux mécanismes nerveux de ces réactions. Le substralum analomique des réflexes. pulmonaires est encore plein d’obscurité.

Notre contribution au problème de linnerva-

tion du poumon se borne, en : fin de compte, à prouver l'existence soupçonnée depuis longtemps, d’une voie sympathique en quelque sorte aberrante, empruntant le trajet du nerf phrénique et paraissant s'adresser plus spécialement à l'appareil bronchosécrétoire.

Le domatie de la tuberculose pulmonaire est l'un de ceux où le rôle des phénomènes nerveux s’est imposé aux observateurs avec le plus d’évidence. Les observations de SerGenr sont bien connues [51-52]. Les résultats étonnants, voir para- ‘doxaux de la phrénicectomie ont été interprétés de façons diverses, nous l'avons vu. Nous pensons qu'il est possible, qu’à la faveur d’un terrain particulier, le cours de certaines tuberculoses pulmonaires soit modifié par un effet bronchotrope de la phrénicectomie. C’est une hypothèse en faveur de laquelle il existe des présomptions, né serait-ce que le rôle des phénomènes bronchiques dans l’évolution de certaines formes de tuberculose pulmonaire. Mais

la preuve reste à faire.

Dans la dilatation des bronches, l'intervention de facteurs nerveux paraît s'imposer avec plus d’évidence encore quand on connaît les travaux récents de DELARUE [15]. Pour DELARUE, la dilatation

es bronches est liée, dans sa constitution, à la fixation d’une distension fonctionnelle momentanée ou de l'incitation nerveuse qui la produit ; et dans le déroulement des poussées d'hyper-sécrétion bron-

chique, à la réitération du reflexe. Il semble que

dans une pneumopathie où le facteur nerveux apparaît d’une telle importance, il soit légitime de faire appel à une intervention sur les centres où les conducteurs neuro-végétatifs de l'appareil broncho-pulmonaire. Des essais ont en effet été tentés. AMEUILLE et Dos Guazr [25] ont proposé les infiltrations stellaires. SERGENT et ses élèves ont préconisé la phrénicectomie [53]. Les résultats de ces deux modes d'intervention ont été aussi décevants.

Les constatations que nous avons faites au cours de ce travail nous paraissent justifier, dans la thérapeutique « fonctionnelle » de certaines formes de la dilatation des bronches, l’association de l'interruption phrénique et des infiltrations stellaires. Elle a été tentée (1) avec- des résultats encou-

rageants.

(1) Travail de DELARUE, SAUVAGE, MEUNIER, à paraître prochainement.

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