SAT
résines, pentosanes et acides humiques, on constate qu'elle ne peut être employée à cause de la présence éventuelle d’humines et de cendres insolubles. L'acide sulfurique à cette concentration modifie aussi la lignine :
2.) à l'acide chlorhydrique (Koenig & Rump, Ztschr. f. d. Untersuchg. d. Nahrungs- u. Genussm. 28, 177, 1914). Ces auteurs recommandent le traitement de la substance avec de l'acide à 1 % sous pression de 6 atm. Becker (Diss. Münster 1918) est d'avis qu’il est préférable d'utiliser le gaz chlorhydrique. Willstaetter & Zechmeister (Ber. 46, 4201, 1913) hydrolysent la cellulose avec de l'acide à 40-42 %. Pour ces méthodes on peut faire une remarque semblable à celle de l'acide sulfurique. É :
Méthodes indirectes :
1.) de Bamberger & Benedikt (Monatshf. 15, 509, 1894). Le mode opératoire se rapproche de celui de l'identification des groupes méthoxyle. Il consiste à faire réagir l'acide iodhydrique et à recueillir l’iodure de méthyle dans une solution de sel d'argent. Ne connaissant pas exactement le poids moléculaire, on ne peut avoir un renseignement quantitatif, mais tout au plus on peut comparer différentes sortes de lignine entre elles ;
2.) de Fellenberg (Mitt. f. Lebensmittelunterschg. & Hygiene 8, 28, 1917). Le mode opératoire est basé sur la décomposition de la lignine par l'acide sulfurique à 72 % et le dosage de l'alcool méthylique formé. Le résultat est indiqué en indice de méthoxyle. Pour cette méthode nous pouvons faire une observation identique à celle concernant le procédé Bamberger & Benedikt.
3.) de Schorger (J. Ind. & Eng. Chem. 9, 556, 1917). La substance. est décomposée par l'acide sulfurique à 2,5 % à l'ébullition pendant 3 h. L’acide acétique formé est séparé par distillation. Comme les deux premières méthodes, ce mode opératoire ne convient pas aux tourbes ;
4.) de Waentig & Kerenyi (Zellst. Chem. Abhdlg. I, 65, 1920). Lorsqu'on fait réagir le chlore sur la substance une partie est absorbée. Par détermination de ce chlore, on aurait une indication sur la teneur en lignine qui, lorsqu'on a séparé les pentosanes, les cires, la résine, est le seul constituant réagissant avec l’halogène. Ce dosage ne représente qu’une approximation grossière à cause des pertes de chlore.
Aie
5.) de Cross, Bevan & Briggs (Ber. 40, 309, 319, 1917). Lorsqu'on fait réagir la phloroglucine en milieu chlorhydrique il y a 2 réactions : la première consiste dans la formation d’un corps coloré én rouge, la seconde dans l’adsorption et la combinaison de la lignine avec la phloroglucine et production d’un corps qui peut être lavé à l’eau sans décomposition. Sur ces constatations les auteurs ont élaboré un procédé de titrage. Le résultat est exprimé en % de phloroglucine absorbée. La tourbe ne donne pas de résultats, car la présence de cellulose pendant la réaction peut conduire à des produits de dégradation réagissant aussi avec la phloroglucine.
6.) Nous avons essayé encore plusieurs méthodes indirectes comme les méthodes au phénol en présence d’acide chlorhydrique, de brome, d'iode, au peroxyde d’hydrogène, au brome seul ou en. dissolution dans le tétrachlorure de carbone, à l'acide nitrique dilué. Dans aucun cas nous n'avons pu obtenir des résultats constants pour la teneur en lignine des tourbes. Nous attribuons les divergences observées à l’action des réactifs sur la cellulose.
L'élimination de la lignine a été satisfaisante avec les méthodes au chlore, et à l’hypochlorite de sodium que nous exposerons dans un chapitre ultérieur.
En dehors des observations faites pendant la description des méthodes, nous ferons plusieurs remarques supplémentaires à la suite des déterminations exécutées selon ces procédés.
En ce qui concerne les essais qualitatifs basés sur des réactions colorées, on peut dire qu’elles ne sont pas spécifiques. Même celle de Maeule est incertaine et ne peut être considéré comme réaction générale de la lignine. Selon son auteur on doit obtenir une coloration rouge. Lorsqu'on l’applique p. ex. à la lignine des bois résineux on obtient une couleur brune.
Les dosages peuvent se faire par des méthodes directes et indirectes. Parmi les procédés directs nous avons ceux à l'acide sulfurique à 72 % (Méthode de Koenig & Rump). La lignine obtenue n'existe plus sous sa forme primitive, lle. est modifiée, car elle perd des groupes acétyle et les groupes méthoxyle sont attaqués. Les traitements à l'acide chlorhydrique 2 à 1 % sous pression selon Koenig & Rump, à l'acide chlorhydrique gazeux selon Becker, à l'acide chlorhydrique à 40-42 % selon Wills-
Ad
taetter & Zechmeiïster nécessitent des contrôles fréquents pour se convaincre de l'élimination de la cellulose. Par des essais comparatifs selon Becker & Willstaetter on constate des différences pour la teneur en lignine. Les résultats d’après Becker sont toujours plus forts. Ces méthodes donnent des chiffres incertains que nous attribuons à l'attaque de la lignine.
Aux procédés directs appartiennent ceux de Bamberger & Benedikt, Fellenberg, Schorger, etc. Le premier n’est rien d'autre qu'une détermination de l'indice de méthoxyle. Il faut remarquer que les groupes méthoxyle des acides pectiques sont dosés en même temps, s'ils “n’ont pas été éliminés au préalable. Cette méthode est non seulement coûteuse mais aussi incertaine, car elle ne permet nullement un dosage quantitatif, tout au plus elle peut nous permettre une détermination des méthoxyles.
Fellenberg fait réagir de Lacide sulfurique à 72-% et détermine luicoel méthylique résultant de l’hydrolyse. Mais cet alcool peut aussi provenir des matières pectiques, de sorte qu'il faut contrôler leur absence. Pour le dosage de l'alcool nous ne procédons pas colorimétriquement comme l’auteur, mais nous transformons l’alcool méthylique en nitrite de méthyle, qui est déterminé iodométriquement. La détermination réussit bien pour des concentrations inférieures à 0,6 %. Ce mode opératoire nous permet de comparer les rendements en alcool méthylique des différentes lignines.
Schorger a proposé une hydrolyse par de l'acide sulfurique à 2,5 % et la détermination de l'acide acétique résultant de cette opération. Une telle méthode nous permet d'étudier les rendements en acide acétique, elle peut aussi présenter un intérêt par la différenciation de bois durs et résineux. (Exemple : le bois d’épicéa donne 3,5 %, le bois de hêtre 6,04% d'acide acétique).
La méthode au phénol a été proposée par plusieurs auteurs (p. ex. par Kalb & Schoeller, Cellulose-Chem. H= 37, 1923). Le principe est de dissoudre la lignine à la température du baïn marie dans du phénol en présence d'acides minéraux ou de sels acides. En essayant cette méthode, on constate qu'en présence d'acides minéraux la cellulose subit une hydrolyse. Celle-ci peut être atténuée en remplaçant l'acide ou les sels acides par des petites quantités de brome ou d'iode. La dissolution de la lignine dans le dioxane, l'éther acétyl-acétique en pré-