AVANT-PROPOS
Au cours de nos quatre années d’internat à l’Asile de Maréville, nous avons eu chaque jour l’occasion de voir de malheureux épileptiques, que leurs troubles mentaux ou quelquefois un acte délictueux ont mis l'autorité publique dans l’obligation de séquestrer.
A la lecture de leurs observations, nous avons été frappé de la fréquence dans leurs antécédents d’une tare héréditaire et de convulsions de l’enfance.
Notre maître, M. le Professeur Paris, chargé du Cours de psychiâtrie à la Faculté de Médecine de Nancy, et médecin en chef à l’Asile de Maréville, nous a conseillé, pour en faire le sujet de notre thèse inaugurale, de préciser les rapports étroits qui unissent l’'éclampsie de l’enfance à l’épilepsie, de dégager la signification des convulsions infantiles relative à la détermination d’une tare originelle et, comme conclusion pratique, de montrer les avantages d’un traitement prophylactique, hygiénique, diététique et médicamenteux, qui pourra détourner de la tête du prédisposé, pour le plus grand bien de lui-même, des collatéraux qui suivront, de sa famille, de sa descendance et de la société, les terribles effets de l'héritage qu'il a reçu
en partage.