OBSERVATION XX VIII
M... L. Antécédents héréditaires extrêmement chargés et particulièrement bien précisés par la mère du malade.
Du côté paternel, une bisaïeule était épileptique. La grand’mère paternelle était épilepiique. Le grand-père paternel était alcoolique. Le père était épileptique, mort de tuberculose pulmonaire. Un oncle est mort tuberculeux. Deux tantes, religieuses, avaient eu des convulsions infantiles. Un autre oncle était épileptique ; il est mort de cystite bacillaireret était le père d’un enfant lui-même épileptique. Trois sœurs du père du malade sont mortes en bas âge de convulsions infantiles.
Du côté maternel, le grand-père est mort aliéné à Maréville (démence sénile). Une grande tante du malade avait des absences comitiales. La mère du malade, hystérique avérée, a été traitée à l’âge de 16 ans à Maréville pour excitation maniaque à forme mystique. Une tante du malade, qui avait eu des convulsions de l'enfance, était sujette à de fréquentes absences comitiales. Une autre tante, qui avait eu elle aussi des convulsions infantiles, est morte tfuberculeuse.
Le malade, fils unique, a eu lui-même des convulsions dans l’enfance. A fait une fièvre scarlatine à l’âge de 7 ans. Le début des crises épileptiques remonte à l’âge de 13 ans.
Elles auraient été, d'après lui, amenées par l’onanisme effréné auquel il se livrait.
Il se maria à l’âge de 26 ans avec une femme bien portante, dont le père serait cependant alcoolique Il en eut cinq enfants. La première, une fillette, mourut à 2 ans de méningite. Le second, un garcon, n’a pas eu de convulsions; il a 13 ans et est bien portant. La troisième, une fillette, a fait de l’éclampsie infantile et est épileptique La suivante a fait également des convulsions, elle est rachilique et très « nerveuse ». Le dernier, un garcon, n’a pas eu de convulsions ; il est tuberculeux.