‹ Contribution à l'étude des convulsions infantiles considérées dans leurs rapports avec l'épilepsieChapitre 42 sur 48 · TABLEAU STATISTIQUE · texte numérisé non relu

TABLEAU STATISTIQUE

Alcoolisme des parents — grands-parents. . . .

— malades .

Tuberculose des parents —- frères et sœurs.

Syphilis des parents — acquise des malades Epilepsie des parents .

— (RÉTES LOL SŒUTS ANT. .

collatéraux.

Psychoses, névroses, nervosisme des parents

Hs Le collatéraux .

Maladies nerveuses des malades

— frères et sœurs Maladies liées à l'arthristisme .

Frères ou sœurs ayant eu des convulsions .

Enfants ayant eu des convulsions.

Polymortalité des frères ex sœurs en bas âge. Accidents de la grossesse ou de l'accouchement Traumatisme des malades . . . .

Maladies infectieuses des malades.

Masturbation et surmenage .

Frayeurs et émotions occasionnelles . .

Débutides/erisessailaipuberté., y. te

Stigmates physiques grossiers de dégénérescence .

Il résulte de la lecture de nos observations et de

l'examen de notre tableau statistique que les princi-

Et De

paux facteurs incriminés dans notre étude étiologique sont représentés dans nos observations, mais dans des proportions bien différentes, il est vrai.

L'hérédilé alcoolique arrive en tête. Nous avons noté 18 fois l'alcoolisme des parents dans les antécédents de nos malades, soit 36 °/,. Son influence seule est manifeste dans de nombreux cas (l’obs. V en est le plus bel exemple). Mais il agit quelquefois de concert avec la tuberculose (obs. VII, XIV) et cette double action nocive engendre une puissante tare dégénérative.

Nous avons relevé 6 fois l'alcoolisme des grands parents. Sur ces 6 cas, il s'agissait 5 fois de l’alcoolisme chez le grand-père maternel. Ce fait mérite d’être signalé, à notre avis, car il tiendrait à prouver l’influence prépondérante de la mère dans la détermination de la tare prédisposante originelle.

Le rôle de l’hérédo-alcoolisme est universellement reconnu aujourd'hui. Si les auteurs ont tardé à le découvrir, actuellement, après l'apparition des travaux nombreux, des statistiques consciencieuses, son importance lui a été restituée.

L'hérédité tuberculeuse est en cause dans 6 cas. 1 cas est particulièrement net (obs. Il), où elle semble être le seul facteur de la tare dégénérative. Dans d’autres cas, elle ajoute son action à celles d’autres causes prédisposantes (alcoolisme, arthritisme, épilepsie des parents).

Son rôle, encore discuté, a été affirmé par de nombreux auteurs. Moreau de Tours fut un des premiers qui signala la tuberculose et insista particulièrement

sur son action nocive. Après lui, ECHEVERRIA, GOWERS, BÉCHET, MauPATÉ, Durour, Rossi ont à nouveau proclamé son importance que LHOTE, dans sa thèse inaugurale, n'hésite pas à mettre au premier rang.

Nous n'avons trouvé l’hérédo-syphilis que dans deux cas; encore sont-ils hypothétiques. Ce chiffre parait bien faible, mais il n’a rien qui doive nous étonner : la vérole passe souvent inaperçue et surtout est difficilement avouée.

L'hérédité arthrilique a été en cause dans 4 cas, seule ou associée à d’autres facteurs prédisposants.

Le rôle de l’hérédité névropathique dissemblable s’est manifesté dans 15 cas, dont 6 chez les ascendants directs. Ce chiffre considérable prouve une fois de plus les liens étroits qui unissent entre elles les manifestations de la dégénérescence, groupées par FÉRÉ sous le nom de famille névropathique. Nous retrouvons dans nos observations le nervosime, l’hystérie, les psychoses, etc.

Nous avons constaté une hérédité épileptique, léguée par les ascendants directs, dans 5 cas, soit 10 °/,; nous avons trouvé 4 cas d’épilepsie chez les collatéraux (aïieux, oncles, cousins). Dans 2 cas, les frères et sœurs du malade étaient également frappés de névrose comitiale.

L’hérédité convulsive est encore affirmée par les atteintes d’éclamssie infantile des frères et sœurs de nos malades, dont noùs relevons le chiffre important de 12 cas sur 51, soit 24 ‘/, et par la polymortalité élevée des frères et sœurs en bas âge (8 cas, soit 16 °/;).

Enfin, nous avons constaté dans 7 cas des stigmales

physiques grossiers de dégénérescence (asymétrie cranio-faciale en particulier), signature de la tare dégénérative.

Notre observation XXVILest particulièrement intéressante. Elle est un des plus beaux cas d’hérédité homologue directe, puisque nous avons pu retrouver des manifestations comitiales (épilepsie dite idiopathique, convulsions de l’enfance) dans cinq générations. Nous trouvons encore signalées les autres formes principales de l’hérédité dissemblable (tuberculose en premier lieu, psychoses, hystérie) dans cette observation où iül semble que toutes les tares soient venues s’accumuler comme pour mieux prouver leur liens de parenté.

Les accidents de la grossesse et de l'accouchement semblent avoir été les facteurs d’une prédisposition acquise dans 3 cas.

Parmi les causes de réveil ou d’aggravation de la tare originelle, nous relevons des maladies infectieuses dans 4 cas, le traumatisme dans 1 cas, les frayeurs ou mauvais traitements dans 3 cas, l’onanisme dans 1 cas.

Enfin, fait important, l’épilepsie a fait dans 15 cas, soit 30 °/,, son apparition à la puberté.

De l'examen de nos observations, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

L'hérédité, sous toutes ses formes, a une importance prédisposante de premier ordre dans la genèse de l'aptitude convulsive, substratum des accès convulsifs (éclampsie de l'enfance et épilepsie).

Chez nos malades, l’éclampsie infantile a été la première manifestation du mal sacré et l'association chez eux des antécédents héréditaires et des convul-

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