PELLICULES FORMÉES A DES TEMPÉRATURES INFÉRIEURES A
Les pellicules formées à des températures inférieures à 7000 sont peu épaisses, même après une oxydation de 5 h. (254 à 6500); elles se détachent spontanément du métal après refroidissement, et leur faible épaisseur les rend difficiles à manipuler avant l’enrobage dans l’alliage de Wood. Elles ont un aspect velouté et leur surface est rougeâtre, fait caractérisant la présence d’une mince couche superficielle de Fe,0, pulvérulent.
A cette température, on ne distingue plus, dans la pellicule, que deux couches superposées (fig. 5), à savoir :
= He 0:
mile O + Fe, 0‘ précipité
Fig. 5. — Pellicule oxydée 5 h. à 6500
io
19 Une couche de Fe,0, compacte, assez épaisse et dont la limite inférieure est très irrégulière.
20 Une couche mixte dont le fond est formé de cristaux de FeO allongés depuis la surface de contact métal-pellicule jusqu’à la limite inférieure de la couche de Fe,0,, et parsemés sur toute leur étendue de petits cristaux de Fe;0, disposés irrégulièrement.
L'aspect des pellicules obtenues dans cette zone de température diffère donc profondément de ceux observés jusqu'ici, et cela en deux points :
— La couche de Fe,;O, prend une importance considérable (36 % de l'épaisseur de la pellicule contre 7 à 8 % dans les autres zones de températures) et sa limite inférieure est très irrégulière alors que précédemment elle était régulière et presque rectiligne.
— On ne peut plus faire de distinction entre la couche mixte (FeO + Fe:0, précipité) et la couche de FeO proprement dite, les petits cristaux de Fe,0, se trouvant dispersés irrégulièrement dans la couche de FeO.
Nous observons donc, pour des températures un peu inférieures à 7000, un aspect encore différent des deux autres aspects observés. Nous donnerons ultérieurement les raisons de ces changements d’aspect pour une même durée d'oxydation avec la température.
Aux températures inférieures à 5709, on n'obtient plus de protoxyde
FeO en raison de l'instabilité de cet oxyde qui se décompose suivant la réaction : 4 FeO —— Fe,0, + Fe
résultat acquis dès 1923 à la suite des travaux de CHAUDRON (28). En outre, à
des températures relativement peu élevées les possibilités de la méthode micro-
graphique se trouvent très restreintes, les pellicules obtenues au bout de quelques
heures d’oxydation ayant une épaisseur très faible, par suite du ralentissement
considérable des vitesses de réaction et de diffusion quand la température s’abaisse.