INFLUENCE D'UN EÉCROUISSAGE PAR TRACTION
Pour compléter les résultats obtenus dans le cas d’un écrouissage superficiel grossier, tel que celui réalisé sur les échantillons polis mécaniquement, nous avons étudié l’influence d’un écrouissage en profondeur des échantillons sur la vitesse d’oxydation.
Un barreau de fer Armco de 8 mm de diamètre était laminé en plaques minces de 1 mm d'épaisseur dans lesquelles des éprouvettes de la forme habituelle (1 em de large et environ 5 cm de long) étaient taillées. Ces éprouvettes étaient ensuite recuites pendant 1 heure à 8500 dans de l'hydrogène pur et sec. Après avoir tracé, à la machine de traction Amsler la courbe allongement — effort d’une de ces éprouvettes, on faisait subir aux éprouvettes les tractions suivantes :
— à) Correspondant à une charge légèrement supérieure à la limite élastique E.
—. b)iCorrespondant dla fractions Per où R est la charge de rupture.
— c) Correspondant à la traction E + —=— (R —E).
Tous les essais étaient faits en double et on obtenait ainsi deux séries d'éprouvettes ayant été soumises aux mêmes efforts. Après polissage anodique et examen d’une de ces séries aux rayons X, les éprouvettes étaient découpées en plaquettes d'environ 1 em X 1 cm, puis oxydées à une température de 850, durant des temps croissants, soient :
o minutes, 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes, 1 heure.
La vitesse d’oxydation était repérée par la méthode pondérale.
Pour juger de l'influence éventuelle de l’un des facteurs de l’écrouissage, à savoir la désorganisation du réseau cristallin, la 2e série d'éprouvettes était soumise à un recuit à 600° pendant 2 heures, dans de l'hydrogène pur et sec. Ensuite, après polissage anodique et examen aux rayons X, elles étaient préparées et oxydées exactement de la même manière que celles de la 1re série.
Les résultats obtenus ont été les suivants :
role
$ 1. — EXAMEN AUX RAYONS X Les éprouvettes étudiées étaient examinées au moyen de la méthode de DEBYE-SCHERRER en retour, avec le rayonnement K>: du cobalt.
— Etat initial. — Le diagramme correspondant à un échantillon de fer pur recuit et parfaitement cristallisé montre des anneaux DEBYE-SCHER- RER finement ponctués sur tout leur pourtour, sans aucune trace de continuité (diagramme n° 1). Le doublet 4x, est nettement résolu.
4 Diagramme 3 Diagramme 4 Diagramme 2 RE o Charge appliquée = E + : Charge appliquée E + ES Charge appliquée = E cn (R-E)
— 1 — Avant recutt. — On observe, pour la traction a), un rassemble-
ment des taches en certains points, peu nombreux, des anneaux DEBYE- SCHERRER, la résolution du doublet 42, restant très nette (diagramme n°2).
Pour la traction b), les taches précédentes se sont allongées le long des anneaux DEBYE-SCHERRER ; elles sont toujours renforcées et le doublet 2» reste nettement résolu (diagramme n° 3).
Pour la traction c) enfin, les anneaux DEBYE-SCHERRER sont presque continus; 1l subsiste néanmoins des renforcements dans les anneaux indiquant des orientations préférentielles; le doublet z,:, est toujours net (diagramme n°4).
— 2 — Après recuit. — On observe, en gros, pour chacune des tractions a), b), c), les mêmes résultats que dans le cas où les éprouvettes n'avaient pas subi de recuit. D’une façon générale, les taches ou renforcements observés pour les tractions a) ou b) et c) sont plus nombreux, et les anneaux DEBYE- SCHERRER plus continus, indiquant un commencement de destruction de l’orientation observée avant le recuit (diagrammes n° 5, 6, 7). Le doublet 3,3, est toujours nettement résolu.
OS
Diagramme 5 Diagramme 6
FR 2 © Charge appliquée = E + Charge appliquée = E + — ® *Charge appliquée = E + 3 (R=E)
Diagramme 7