partie de l’étendue du bassin de Paris
39 Caractères lithologiques : Calcaires, gypse, grès, marnes, argile et sables représentent les éléments lithologiques du sous-sol au voisinage de la station du Pare Saint-Maur. La résistivité électrique spécifique des roches est fort mal connue. Les rares renseignements numériques publiés se rapportent à des mesures effectuées, soit au laboratoire sur des échantillons déterminés (*), soit sur le terrain sur de grandes masses rocheuses (*), (*), (7). La diversité des méthodes expérimentales employées ne conduit d’ailleurs pas à des résultats numériques concordants. La résistivité spécifique d’une roche dépend d’un grand nombre de facteurs généraux ou locaux, en particulier de la quantité d’eau qui l’imprègne, ce qui rend les déterminations précises assez délicates. D’après C. Schlumberver, en terrain moyennement humide, les valeurs moyennes s’échelonnent pratiquement entre 50.000 et 200.000 ohms em/em°. W. J. Rooney indique comme valeurs moyennes extrêmes 1.000 et 500.000
ohms-cm° et donne la répartition suivante :
Areiles allions ete cer re eecpreeee- et. 100 à 3.000 ohms-cmÿ Roches séedimentaires récentes... eee essesscle eee 1.000 à 30.000 « Roches sedimentaires anciennes... eee. 30.000 à 200.000 « Roches GAUDAVES re. ee ce oemasmchretheresseeotesps 50.000 500.000 «
à Gravier grossier, sable ........ ru demie ire 00-0001 1),00D, 000 «
Cette classification sommaire souligne le manque de résultats moyens suffisamment précis mais permet cependant de remarquer un accroissement probable de la résistivité spécifique avec l’augmentation de leur teneur en silice. D’après ce tableau et en tenant compte de la constance des niveaux d’eau (marnes vertes et argile plastique) conférant une humidité assez stable aux formations lithologiques du bassin parisien, il y a lieu de considérer les environs du Parce Saint-Maur comme assimilables à une région de bonne conductibilité électrique.
En résumé, ce rapide examen critique des diverses conditions locales ne laisse prévoir aucune anomalie systématique pouvant affecter les enregistrements telluriques de la station française. Cependant, comme nous le constaterons plus loin, la composante Est-Ouest du courant présente un régime diurne différent de celui observé dans les stations européennes de moyenne latitude (Berlin, Tortosa). Or, une pareille divergence paraît nécessairement imputable à des effets perturbateurs
provenant du conducteur terrestre.