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OBsERVATION I
Dilatation de l’estomac causée probablement par un ulcère du pylore: Attaques spasmodiques. Guérison.
Küssmaul. Deuts. Archiv. für. Klin. med., 1809.
Marie Weiner a commencé à souffrir de l'estomac à onze ans : douleurs violentes de la région stomacale après le repas, puis vomissements acides.
La menstruation apparut à 20 ans, resta régulière jusqu’à la vingt-troisième année, puis cessa; pendant cette époque elle ne souffrit pas de l'estomac.
Dans le courant de l'hiver 1864, les douleurs et les vomissements reparurent, d’abord une fois par jour, puis plusieurs fois dans la même journée, ce qui procura à la malade du soulagement. Ces vomissements étaient gris-brunâtres, d’une odeur et d’un goût aigres, jamais sanglants.
Son ventre, distendu, donnait au palper un bruit de gargouillement ; l'inspection et la palpation démontrèrent la dilatation de l'estomac jusque vers l’hypogastre. On sentait entre l’ombilic et l’hypogasire droit, dans la région correspondant au pylore, une tumeur arrondie, du volume d'une noix, à surface lisse, assez dure et mobile.
Vers le carnaval 1867, elle fut atteinte d’un accès spasmodique qui dura une heure environ ; le spasme prit son origine à l'estomac et la dyspnée vint s’y joindre. La malade perdit la faculté de parler, ses extrémités se contracièrent sous l’influence de crampes qui avaient principalement leur siége aux mollets et aux avant-bras.
Des attaques du même genre se renouvelèrent neuf fois
encore : leur durée était tantôt de quelques minutes, tantôt
Le ee d’un quart, voire même d’une demi-heure. Les accès se déclaraient le plus souvent les jours où à la suite de vomissements réitérés la malade était considérablement affaiblie.
Sous l'influence du régime et du lavage de l'estomac, elle sortit de l’hôpital en décembre 1867 en parfaite santé et très
vigoureuse.
OBsERVATION II
Dilatation énorme de l’estomac par rétrécissement cicatriciel du pylore. — Accès spasmodiques. — Mort dans le coma. — Kussmaul (7bid). -
Constantin A.., 27 ans, souffrait depuis 14 ans de l’estomac ; douleurs de la région épigastrique, renvois, vomissements abondants et acides, mais jamais sanglants, digestions pénibles.
Entre à l'hôpital le 16 février 1869. Son estomac est dilaté jusqu’à la symphyse pubienne.
Sous l'influence des lavages de l’estomac son état s'améliore d’une facon sensible, mais la constipation persiste, opiniâtre.
Le 13 mars. — Le malade, qui n’avait pas eu de selles depuis plusieurs jours, se sent très affaibli, a des vomissements abondants et se mel au lit. Il est bientôt pris de sensation d’engourdissements dans les mains et les avant-bras, plus tard dans les pieds ; puis, après, de contractures toniques des fléchisseurs des deux mains des avant-bras et des muscles du mollet. Les pupilles rétrécies n'offrent aucune réaction à la umière ; le malade, interrogé, ne répond pas. Après un court accès d’emprosthotonos les crampes disparaissent d'abord dans les extrémités inférieures puis, dans les supérieures. Après la crise, le malade se sent très fatigué.