‹ Contribution à l'Étude des Culicidés de MarrakechChapitre 29 sur 42 · LARVES · texte numérisé non relu

LARVES

Ne possédant, comme plus petit objectif de microscope qu'un n° 3, J'ai été obligé, afin d’avoir la larve en entier dans le champ microscopique, de n’en monter que de très jeunes entre lame et lamelle.

Mes élevages ayant été détruits, je n’ai pu faire une étude de ces larves, mes exemplaires étant trop jeunes. Toutefois après Vialatte et Lamborn j'arrive aux conclusions suivantes relatives à la conformation et à la fonction des soies caudales chez cet anophéliné.

Après avoir fait pondre une femelle dans un verre d’eau, j'ai pu observer que :

4° La forme en crochet des soies caudales existe aussi chez Pyretophorus myzomyifacies;

2° Cette conformation ne traduit pas une adaptation individuelle et particulière à la vie en eau courante; il s’agit d’un caractère fixé; l

3° Néanmoins, ces crochets remplissent bien, dans certains cas, une fonction de fixation.

Fic. 27. — Je.nes larves de Pyretophorus myzomyifacies (Microphotographie). (C0)

Fic. 28. — Partie terminale d’une jeune larve de Pyretophorus myzomyifacies pour montrer les soies crochues (Microphotographie),

y ose

BIOLOGIE

Cet insecte est entré dans une proportion de 35 p. 100 des autres anophèles capturés dans le mois de septembre 1928.

Je l’ai trouvé aussi bien dans mon habitation que sous le pont de l’oued Tensift.

Il fréquentait les mêmes gîtes, souvent en compagnie d'Anopheles maculipennis. C’est le plus grand des moustiques que j'ai rencontrés au Maroc; sa taille atteignait 11 millimètres.

Je n’ai capturé qu’une femelle dont l'abdomen était bourré d'œufs. Mon travail fut interrompu au stade larvaire. C’est pourquoi je n’ai pas décrit la nymphe. Je n’ai pas effectué sur ce moustique de dissection, et ne peux dire son rôle, certainement important dans la transmission du paludisme dans

la ville.

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