LES CYCLES COURTS ET LA GROSSESSE
Lorsque les cycles courts conservent leurs caractéristiques les rendant « physiologiquement adaptés » avec ovulation probable, ils sont toujours compatibles avec une fécondation. Naturellement, les lois d'OGINO-KNAUSS sur la fertilité se trouvent modifiées par l'avancement de celle-ci.
Nous n'avons trouvé dans nos statistiques coñcernant les stérilités d'origine « ovarienne » qu’un seul cas de cycle court où, malgré un hormocytogramme normal et une biopsie de l’endomètre confirmant un état folliculo-lutéinique secrétoire, la femme était stérile depuis six ans (observation 4).
Par contre, dans les avortements endocriniens à répétitions, comme dans les menaces d’avortement au cours des trois premiers mois de grossesse, nous retrouvons la présence de cycle court antérieur même à caractères normaux, dans cinq cas sur huit, ce qui paraît très élevé. Nous avons alors à rechercher dans les dossiers de certains sujets ayant accouché en maternité, ainsi que dans des observations de clientèle. et nous avons retrouvé une proportion de 35 % de cycles courts dans les avortements endocriniens ou menaces d’avortements, mais il nous a été impossible de précser malheureusement s'ils possédaient un caractère normohormonal (observations 5, 6, 7, 8).
En gros, il semble donc que les grossesses survenant chez des femmes habituellement réglées sur un rythme court doivent être suivies cytologiquement au cours de leurs trois Premiers mois de gestation.